# Playlist rock et calme

Je suis du genre à aimer la musique « énergique », mais de temps en temps j’ai aussi besoin, ou envie, d’écouter du son paisible et calme.

Pour cette playlist, j’ai choisi des groupes de pop, de rock, voire de métal. Du connu et du moins connu en fonction des goûts de chacun.

//01 placebo - pure morning : on commence pop rock, échauffement pour la suite. //02 depeche mode - enjoy the silence : spleen incroyable pour ce titre. Du grand, du depeche mode. //03 duran duran - ordinary world : par ses textes ce titre “kitchounet” a toute sa place ici //04 syd matters - black and white eyes : un bon groupe français produisant une pop folk très décontractante.  //05 radiohead  - karma police : retour au calme avec ce titre  //06 pixies - where is my mind : malgré la puissance émotionnelle, du grand n’importe quoi dans les textes //07 pearl jam - i am mine : plus conventionnel ce titre passe tout de même bien pour préparer tes oreilles à la suite //08 deftones - be quiet and drive : le chant de Chino Moreno et les guitares nous amènent au sommet de la tension dans cette playlist //09 system of a down - roulette : et voilà, encore un groupe de metal qui produit une bombe dès que la distorsion est enlevée de la gratte. //10 dream theatre - misunderstood :on termine avec du grand art avec ce morceau de progressif. Véritable générique de fin, les sensations sont les mêmes qu’au cinéma lorsque les lumières s’allument, et qu’on n’a pas tout à fait quitté le film.

# Mauvais vendeurs

Cette période festive m’a donné l’occasion de faire quelques sessions de shopping.

Ces moments peuvent vite se révéler très énervants. Je ne parle pas ici de cohue ou de stress lié à la dernière minute ( le 23 décembre en particulier), mais à une catégorie d’individus, qui peut transformer vos emplettes en cauchemar : les mauvais vendeurs.

 

Il n’y a pas une seule et unique catégorie de mauvais vendeur, une école, ou un style en particulier. Non, le mauvais vendeur est plus fourbe et polymorphe.   Ce n’est pas une femme ou un homme en particulier, aussi sans distinction, mon sujet sera nommé « le vendeur » ci-après.

1-       celui qui suit

« Celui qui suit » vous a repéré dès l’entrée du magasin. Il vous a accueilli d’un retentissant “Bonjour!” accompagné du sourire de rigueur. Dès que vous êtes passé devant lui, il se tient à 20cm de vous. Il propose alors aimablement son aide, et malgré le traditionnel :” je regarde, merci”, il tient sa position. Tous les prétextes sont bons pour donner un conseil, un avis, donner une taille etc…Si vous êtes accompagné, il choisira de s’interposer. Le but étant de ne pas laisser le temps au client de fournir une critique ou un quelconque vais négatif sur le produit.

2- celui qui discute avec ses collègues

En général, il fait semblant de ne pas voir les clients perdus ou désorientés. Il faut bien dire que la discussion qu’il a avec ses collègues est nettement plus intéressante : récupération du jour de Noël, planning du jour de l’an etc…Alors le pauvre client qui ne trouve pas la taille du pull (moche)….

3- Celui dont ce n’est pas le rayon

C’est en général le vendeur de grand magasin. Son territoire est situé entre l’allée 2A et l’allée 3B. En dehors de cet espace, rien n’existe. Ne lui demandez pas une taille, il appellera son collègue (qui mettra 20 bonnes minutes à venir). Pour le règlement, c’est toujours la caisse d’à côté (même si celle-ci est libre).

4- celui qui trouve que tout va bien

Ce vendeur vous vendrait le magasin entier s’il pouvait. Il vous fait tout essayer pour que vous vous fassiez une idée, car c’est différent une fois porté. Vêtement ou produit horrible, inadapté, trop petit, trop grand … tout nous va « formidablement bien », et « non, je ne trouve pas que c’est trop serré… ». On se demande toujours comment le pauvre a atterri là avec autant de mauvais goût et si peu de discernement…

5- celui dont le mauvais goût est évident

Il est habillé comme un sac et vous donne des conseils en chromatique et en style…

Bien sûr comme les mauvais vendeurs se reproduisent entre eux, on trouve toutes sortes de combinaisons différentes entre ces classes.

En général, la réaction commune devant un mauvais vendeur est de quitter le lieu de vente le plus rapidement possible. Certains, d’après mon expérience explosent littéralement au nez des commerçants, tellement ces comportements peuvent être irritants.

Je suis sûr que vous avez déjà partagé ce genre d’expériences ou que vous avez des anecdotes à ce sujet! Par ailleurs, je suis certain que l’on ne rencontre pas uniquement ces prototypes dans les magasins pour hommes.

# Zoom sur Pure FM

Au Programme d’aujourd’hui, un petit zoom sur deux émissions de radio.

Ces émissions sont diffusées sur la radio belge PURE FM. Mais grâce à la magie d’Internet, vous pouvez toutes et tous profiter de cette radio.

Résolument différente des radios nationales françaises (NRJ, FUN et consorts…), Pure FM se démarque par une liberté de ton, une certaine ouverture sur le monde et la culture. Tendance, la radio propose de nombreux bons plans (sorties, restaurants, expos…), des chroniques de notre temps, une musique rock/électro orientée vers les nouveaux talents.

Parmi les programmes, Zone Libre et Single.

 

Zone Libre, c’est l’émission de débat classique. Les sujets sont proposées par les auditeurs et sont traités au cours de deux émissions. Jacques de Pierpont, l’animateur à l’ancienne, interviewe les intervenants, lis courriers mails et sms en direct. L’intérêt de ces débats est l’éclectisme des sujets : Le renouveau des jeux de société, L’anarchisme est il encore d’actualité aujourd’hui? La sécurité à tout prix crée-t-elle l’insécurité? “Ponpon” anime admirablement bien les débats, oriente les discussions, amène les différents angles à considérer, les implications de chaque proposition… les débats sont également bien documentés, et les interventions des auditeurs généralement pertinentes. Des intermèdes sous forme de micro-trottoirs viennent également rythmer l’émission, de même que la pop rock ou l’électro de la programmation Pure FM.

 

Single est une émission originale destinée aux célibataires « dans le vent ». Sont abordés avec légèreté les sujets que tout bon célibataire (mais les autres aussi) se doit de maîtriser. Les lieux, les sorties, la littérature, les moeurs etc… D’amusants micro trottoirs (encore) permettent de connaître l’avis du quidam. La lecture d’une nouvelle consacrée à la séduction est un moment récurrent du programme, toujours poétique et plein d’émotion (Nouvelles de Valérie Nimal, je recommande le Dazibao). Enfin, des intervenants de tous bords viennent apporter leur expertise sur certains sujets (”L’art d’aimer”, d’Ovide commenté par un metteur en scène fut mon préféré).

Si vous êtes las des programmes français, je vous recommande ces deux émissions qui changeront votre air.

///Zone libre: du lundi au jeudi 19h-20h // Single : le vendredi de 19h à 20h.

# Corporate Attitude : vocabulaire de base

Dans la chronique Corporate Attitude, voici un article consacré au vocabulaire, destiné aux plus démunis :


ASAP
: anglicisme pour MTC ( Magne Ton Cul)
Ass Licking: accession à la reconnaissance par la dévotion plus que par la compétence. Trait de base du basic Manager (BM) qui compense un déficit de proactivité par un excès de réactivité orienté vers sa hiérarchie.

Basic manager (BM) : Manager pour qui le process est plus important que le résultat. Cela se traduit par des similarités de comportements entre tous les BM : utilisation de mots anglosaxons et barbarismes, application de méthodes spécifiques … comme finalité et non comme moyen.

Corporate :  divinité vénérée par les managers.
Corporate attitude : Voir Corporate Attitude
Corporate attitude manager : Manager qui subsitue le résultat au moyen. Ce qui signifie que tous les moyens sont bons pour atteindre le résultat.

Dress code : moyen de reconnaissance entre castes hiérarchiques et corps de métiers.
Draft : travail ni fait ni à faire
Forwarder : expression de BM. Le terme “forward” signifiant “en avant” montre la dynamique du BM qui se distingue de ses collègues qui ne font que “transmettre”

High Potential (HP): Fantasme ultime pour le BM. Le HP ne sait jamais qu’il est HP. Il l’apprend à postériori lorsqu’il devient TM et désigne avec ses homologues les HP.

Indicateur : division d’un chiffre par un autre sensé évaluer une performance ( d’une personne, d’un processus).
Indicateur pertinent :division d’un chiffre par un autre dont le résultat a un sens
ISO : baccalauréat pour entreprises
Key persons :voir Corporate Attitude
Manager : Abbréviation de BM, en opposition au cadre. Le “cadre encadre” et le “manager manage” c’est à dire réussit. Précision : le manager s’autoproclame manager.

Mail : outil de communication, de désinformation, de défense et d’attaque.
Objectif : Graal du BM. S’accompagne toujours des mots “partagé” ou “ambitieux”
Optimiser : faire mieux avec moins. Ex: ” J’ai optimisé l’organisation de mon service ” = ” J’ai viré un cadre de mon service”

Position paper (PP) : note sous Word.
PowerPoint : Dossier présenté sous forme d’images et de bouts de phrases dans le but de masquer les lacunes.
Proactif : capacité à évacuer la merde avant qu’elle n’arrive.
Procedure : journal de bord du BM
Reporting : compilation de divisions de chiffres par d’autres
Top management : caste supérieure hiérarchisée dévouée au service du Coporate.
Trend : chemin le plus court pour devenir TM
Valeur ajoutée : ce qui jusitifie la revalorisation salariale de fin d’année.

Ce petit lexique n’est pas exhaustif, je suis preneur de toutes vos propositions.

# Corporate attitude : outils de base

Dans la chronique Corporate Attitude, un article consacré aux outils :


Le 80/20
:
C’est une règle très simple applicable à la gestion du temps, à des actions réductions de coût, au développement d’un Chiffre d’affaire etc…

20% de ce que l’on fait produit 80% des résultats.
Inversement, 80% de ce que l’on fait ne produit que 20% de résultat. Eloquent.

Donc pour une semaine de 50h de bureau : 10h seulement sont consacrées à faire 80% de votre travail et  40h au reste !!

Mon conseil d’organisation :
En partant du postulat:
- que nous sommes plus productifs le matin,
- que la période de 8h à 10h est généralement consacrée à la lecture du courrier, des mails et au café,
arrangez vous pour produire votre travail tous les jours de 10h à midi. Vous aurez ainsi tout le loisir après le repas de digérer sereinement devant internet, de vous consacrer aux communications téléphoniques, au networking tout l’après midi et de traiter les 5% restant.

5%? Et oui car en bon manager avec la Corporate Attitude vous déléguez. Non par fainénatise mais parce que 15% de votre charge de travail a un caractère non urgent ou non important.

Concentrez-vous donc sur ces 5% qui relèvent de l’urgent, de l’imprévu ou du stratégique avant ou après votre pause café, à hauteur de deux heures et demi par semaine.

Application :
Voilà les bases posées, reprenons le calcul avec un exemple concret :
Commercial sur le terrain, en 2005, vous développiez 2500k€ de CA pour un volume horaire de 50h hebdomadaire. Votre indicateur d’efficacité hebdo était donc de 2500/52/50=0.96

En 2006, vous avez la corporate attitude et pour un même CA développé :
- 10h pour 80% de résultat
-  2,5h pour l’imprévu et le stratégique
- le reste par votre équipe

Votre indicateur passe à 2500/52/12.5 =3.85 soit une efficacité multipliée par 4. Au lieu d’être sur la route, vous rentrez chez vous. A vous le golf, la natation, les soirées et le surf sur okcowboy.

# Corporate Attitude : Manager de demain

Tous les jours, je croise des collègues qui se plaignent.
Trop de travail, trop de pression, trop de responsabilités, pas assez d’argent, pas assez de reconnaissance, pas assez de temps libre, pas de visibilité sur leur carrière. J’ai envie de leur dire “Mais putain !!! Ayez la Corporate Attitude !!!! “

Aussi fort de ma formidable expérience en management, de ma connaissance du monde de l’entreprise et de ma culture en sociologie, je me suis dit : “Aide les, enseigne leur la Coporate Attitude…”.

Car avant tout, la corporate attitude est une philosophie, un art de vivre. Avoir la Corporate Attitude (CA), c’est l’art subtil de s’épanouir dans le cadre professionnel, milieu en contradiction totale avec nos propres aspirations.

Je débattrai dans un autre article de la théorie globale de la CA et de sujets connexes. Car aujourd’hui ma volonté première n’ai pas de faire de la théologie. Non, aujourd’hui je voudrais simplement vous donner quelques clés pour avoir la Corporate Attitude et de vous différencier du “Basic Manager” (BM).

1- Avoir des indicateurs personnels et être ISO :
Cela montre au Top Management(TM) votre implication dans la démarche qualité de la Société et votre souhait de vous améliorer continuellement pour satisfaire ce même TM.

Cette méthodologie, vous permet de travailler moins par un choix d’indicateurs pertinent. A performances équivalentes, votre productivité est d’autant meilleure que votre temps de travail est petit. Et même avec de moins bons résultats que votre collègue, votre indicateur peut-être meilleur. Après, tout est question de présentation des résultats (un power point des familles avec un histogramme devrait suffire).

2- Travailler avec ses collègues vers un objectif commun :
Tout le monde le sait, les différents services d’une société ont des objectifs antagonistes. Mais si vous êtes facilitateur pour vos collègues (entendez : aidez les à l’atteinte de leurs objectifs propres), ceux-ci ne pourront rien vous refuser. Associez les à vos succès, cela les valorisera. Il y a fort à parier qu’au fil du temps, ceux-ci aimeront travailler avec vous, vous fournir des états, rechercher des éléments etc….vous permettant ainsi d’accomplir votre labeur en améliorant votre indicateur. Et qui dit travail partagé dit surout responsabilités partagées : relâchez la pression et ne vous préoccupez plus pour la validité de ces chiffres, il ne viennent plus de vous non?

3- Identifier les Key Persons
Avoir la corporate attitude implique d’être capable d’identifier les personnes influentes au sein d’une entreprise. Il s’agit en général de personnes hiérarchiquement supérieures, ou en devenir. Cela va bien au-delà d’être en bonne relation avec son n+1. En effet, il faut avoir une vision macroscopique du système et ne  pas se positionner en fonction de la situation à l’instant t : c’est trop souvent le cas du basic manager, ce que l’on assimile à du “ass licking”. Non, il faut savoir prévoir qui sera bientôt stratégique pour une carrière, ce qui est bien plus discret vis-à-vis des personnes au même niveau que vous. Par contre, votre discernement n’échappera pas aux top managers en place, qui vous considérons de fait comme un HP (high potential).

4- Avoir un dress code associé à son groupe d’appartenance professionnel
Plus qu’une origine sociale, le dress code permet de catégoriser les personnes au sein du entreprise. La différence est source de rejet. Or, avoir la corporate attitude c’est être dans le trend, tous les trends. Un soin tout particulier devra être porté au style vestimentaire.

- bon goût : et oui le mauvais goût rebute et bizarrement les gens de mauvais goût savent reconnaître le bon goût chez les autres. Soyez admiré, ça aide et ça fait plais’.

- classicisme teinté d’une fashion touch : cela montrera votre capacité d’adaptation à votre environnement, vous assimilera à un détecteur de tendance, sans vous faire passer pour un suiveur de mode. Le classicisme vous empêchera d’être assimilé à une population particulière : marketing, ingénieur, comptable etc…. n’oubliez pas : catégorisé = différencié = rejeté par d’autres populations.

Vous avez identifié des pistes de progrès ou sentez qu’il faut mettre en place un place un plan d’action pour vous sortir de la catégorie des basic managers?

Alors ne manquez pas la suite de la chronique Corporate Attitude.

# Memento

Memento“Bon… où es-tu? Tu es dans une chambre d’hôtel. Tu - tu te réveilles juste et tu es là … dans une chambre d’hôtel. Il y a la clé. Tu as comme l’impression d’être là pour la première fois, mais peut être que ça fait une semaine, ou trois mois. C’est…c’est un peu difficile à dire. Je…Je ne sais pas. C’est juste une chambre d’hôtel anonyme”*

Un homme se réveille en pleine nuit et trouve sa femme assassinée dans la salle de bain. Le meurtrier encore sur les lieux, le frappe violemment à la tête avant de s’enfuir.

Le héros se lance dans une croisade vengeresque. Mais le coup porté lui a laissé des séquelles irréversibles, il souffre d’une forme d’amnésie particulière : la perte de mémoire court terme. Celle-ci ne couvre que 2 ou 3 minutes : après, il oublie tout.

Sa vie est un calvaire; il doit photographier sa voiture, son appart, ses amis, noter les moindres faits. Car dans quelques minutes il oubliera tout.

Pour accomplir sa vengeance, se souvenir de la mort de sa femme, garder la haine, il tatoue sur son corps les éléments qui lui permettront de retrouver le meurtrier.

Mémento est un thriller particulier. La narration se fait à rebours. Ainsi, dans la première séquence, la balle exécutant l’assassin remonte dans le canon du revolver. Comme lui, nous vivons sa vie par séquence de 2 minutes. Chaque séquence se terminant par le début de la précédente.

Ce traitement et ce montage montrent la fragilité du héros : Que s’est il passé avant, que dois-je faire? Qui est ami, ennemi

Certes, le dénouement est annoncé dès le début du film, mais on cherche à comprendre comment les choses en sont arrivées là, quelles sont les motivations des personnages, et quels sont les liens réels entre eux.

Le dénouement laisse perplexe : la réalité renvoie au pathétique de la condition de cet homme.

Ce film est une petite merveille. Des images et des scènes cultes, comme le réveil du héros, face à la glace, le torse barré d’un tatouage à l’envers “Never Forget” ironique; la dispute entre l’amnésique et son amie qui cache les stylos de la maison, pour l’empêcher de noter la dispute ; le gérant de l’hôtel abusant du handicap du héros.

Résolument un film qui joue avec les neurones, plein d’innovations et très riche en contenu. Just enjoy.

* réplique traduite de la VO

Next Page →