# Mutation de la blogosphère

Lorsque j’ai commencé à bloguer (il y a presque un an), j’ai découvert avec amusement la fracture sociale qui existait dans cette société virtuelle qu’est la blogosphère.

Darkplanneur décrivait alors les artistos de Typepad, la France d’en bas d’Over-blog* et les sauvageons de skyblog, avec une auto-dérision très à propos.

Je pense que cette analyse est désormais obsolète. Voici ma vision.

Quelques barons « Typepadiens » ont aujourd’hui franchi une étape supplémentaire en mettant un pied dans la sphère médiatique : Loïc le Meur dans En Apparté, Vinvin découvert par Canal+, les blogueurs de l’université d’été de l’UMP…
Cette poignée de blogueurs médiatisée est le porte-parole de la blogosphère : elle change petit à petit le regard des « non initiés » qui ne nous regardent plus comme si nous faisions partie d’une secte, comme si le blog était seulement « un truc d’informatique ». Même si les gens de la vraie vie ne nous comprennent pas encore tout à fait, au moins ils connaissent notre existence, et savent qu’il faudra compter avec nous. Le hic, si nos blogueurs médiatisés font un faux pas, c’est toute la communauté qui en souffrira (je pense notamment à une certaine échéance en 2007…).

Tandis que les autres barons s’endorment sur leurs acquis (privilèges ?), la blogeoisie monte en puissance.
Les nouveaux riches de la blogosphère sont là. People anonymes courtisés par les Marques, ils testent les derniers produits à la mode, font des soirées VIP, sortent de chez eux et le racontent à qui veut l’entendre.
C’est la plus grosse évolution que j’ai ressenti. Hier, accéder à un téléphone portable ou être sollicité pour une campagne de buzz étaient réservé aux barons implantés dans les milieux. Aujourd’hui, n’importe quel blogueur peut être sollicité… s’il est bon**.
Le blogueur lambda, lui, regarde la blogoisie comme on lit Voici ou Gala : soit avec envie, soit avec cet air qu’on arbore lorsque l’on parle de Magloire ou Loana.
Ok pour la reconnaissance de notre statut de relai de l’information, mais pas pour le côté pique-assiette.([EDIT] Ce passage n’a rien à voir avec “on n’est pas des vendus” , mon point de vue se trouve ).

Les sauvageons, eux…et bien, ils restent des sauvageons!

Avec le temps et un développement soutenu (aussi bien en nombre de blogs que d’outils à notre disposition), la blogosphère a gagné en « compétence et en expertise ». Les lecteurs sont eux aussi devenus plus exigeants, plus pointus. Terminé donc le statut prédéterminé par un choix de plateforme : les artistots typepadiens, les prolos d’Overblog… tout ça est terminé.

La blogosphère est directement passée de la monarchie à l’économie de marché : les bons se développent, les mauvais disparaissent. Ceux qui rêvent de s’envoler dans les sphères d’influence devront vite intégrer que la partie ne se joue plus uniquement sur un blog : MySpace, MyBlogLog, Ziki … et l’implication en tant que blogueur dans la vie réelle sont désormais à prendre en compte sérieusement pour le développement de son influence. Fond et formes doivent également suivre sur ce « marché concurrentiel ».

Ami blogueur, quelle que soit ta position, ceci est à prendre au second degré. Ami lecteur, tu dois te dire que les blogueurs sont vraiment nombrilistes…

* autant vous dire qu’une de mes priorités a été l’ascension sociale
** bon = bonnes statistiques et  représentatif d’un marché (en autres)
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# Où l’on parle de design et de ligne éditoriale

Toy (c’est mon petit frère exilé en Allemagne) a laissé hier quelques commentaires et certaines questions appellent un développement plus approprié dans un article que dans une zone de commentaire.

Où l’on parle de design :
Le design du blog est très important pour moi. Je suis naturellement sensible à l’esthétique et je considère que la forme est indissociable du fond.
C’est un peu comme un commercial qui serait très pro, très performant, mais habillé comme un péquenaud, le cheveu gras etc…La première impression compte, c’est un fait. A contrario, vous n’accorderez que peu de crédit à un commercial tiré à quatre épingles, mais incapable d’établir un argumentaire et versant dans le subjectif…c’est ce que j’appelle l’équilibre entre le fond et la forme.    
Je ne prétends pas avoir un design exceptionnel ou la plume d’un écrivain, mais je fais de mon mieux pour que la visite de mon blog soit la plus agréable possible.
Je pense par ailleurs, que dans une blogobulle en phase de croissance, où l’intérêt du « monde extérieur » pour son influence est grandissant, le fait d’avoir une identité visuelle forte est important pour marquer les esprits, et maximiser les chances d’avoir des visites récurrentes, de fidéliser son lectorat.

Concernant le nouveau design, c’est vrai que les changements sont minimes. Je ne pouvais raisonnablement pas changer les codes couleurs et visuels. Le rose, les mannequins font autant partie de l’identité visuelle d’okcowboy que du blog lui-même.
J’aurais pu faire un entête encore plus grand, c’est vrai. Je travaille sur un écran 19 pouces 16/9 en résolution 1400*1024, et cela ne m’aurait pas dérangé. Mais je sais qu’il y a des visiteurs qui sont encore en 1024*768 voire en 800*600. J’ai eu l’occasion de voir le rendu sur cette dernière configuration. Cela est plus gênant qu’autre chose. Je ne voulais pas trop pénaliser certains lecteurs, d’autant plus que n’étant pas expert en accessibilité, je ne suis déjà pas capable de “débugger” tous les problèmes d’affichage entre Internet Explorer et Firefox (ne parlons même pas d’Opéra et Safari…). Le résultat est le fruit de compromis, j’y ai apporté beaucoup de soin car je suis sûr que la version précédente a été un facteur important dans le développement de ce blog.

Où l’on parle de ligne éditoriale:
Les sujets de société sont apparemment moins présents sur le blog (Il faut dire que les médias nous donnent l’impression que la France vit au rythme d’une guerre de sondages entre Nicolas et Marie-Ségolène).
Mais c’est en apparence seulement. Mon vieux professeur de philosophie disait :”Parler de philosophie, n’est pas faire de la philosophie”… aussi vous laisse-je lire entre les lignes ma vision de la société à travers certains sujets en apparence anodins. Un exemple : faire une catégorie “Sois beau”, relève apparemment plus du magazine masculin superficiel que de ma compétence. Pourtant, il y a une demande dans ce sens. Pourquoi? Parce qu’auparavant, un père apprenait à son fils comment se raser, comment nouer une cravate… puis c’est l’armée qui marquait le passage dans la vie adulte. Tout ça n’existe plus (ou presque), et les magazines font désormais l’éducation sexuelle, vestimentaire et sociétale des jeunes. Voilà un exemple de lecture entre les lignes.

Le deuxième facteur, est le facteur temps. Et oui, avec le relooking du blog (on ne dirait pas mais il y a du boulot : faire et défaire en fonctions des avis extérieurs ça prend du temps) et un peu de vie sociale réelle, j’ai parfois pêché par excès de facilité.
Est-ce pour autant une raison d’une diminution notable du nombre de commentaires ?
Personnellement, je ne pense pas. Comme me le disait justement Fred de Mai: « quand tu passes du temps sur une note, que tu as fait des recherches, et que tu en es content, tu attends beaucoup de commentaires, un retour…Mais si ta note est trop bonne, les gens ne commentent pas, soit parce qu’ils ont l’impression que tout a été dit, ou qu’ils vont dire une bêtise. Les notes simples entraînent beaucoup plus de commentaires.»
Ces derniers temps, j’ai mis en ligne des interviews : malgré le temps que j’y ai consacré, c’est vrai que cela n’amène pas à réaction.
Enfin, de plus en plus de lecteurs utilisent Netvibes pour lire des blogs. Et ça j’ai pu le mesurer très nettement à travers les statistiques de mon blog.

Mais peut-être me trompe-je, peut-être suis-je sur le déclin malgré le fait que vous soyez de plus en plus nombreux à me lire. C’est à vous de me le dire.

Chers lecteurs, commentez, réagissez. Un blog doit être vivant, et c’est vous qui le faites vivre, moi je ne suis qu’un animateur.Merci à ceux qui ont lu jusqu’au bout!

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# okcowboy en interview sur Pure FM

Ce week end, je serai interviewé par la radio belge Pure FM, dans leur émission Pure Blog.
Donc vous pouvez d’ores et déjà mettre votre tuner sur la bonne fréquence si vous êtes belge ou proche de la frontière, ou vous rendre sur le site de Pure FM pour écouter l’émission en streaming.
Les autres pourront téléchargés le podcast lundi matin.

Je ne vous cache pas que je suis déjà un peu stressé à l’idée de ce direct. D’autant que Cédric, l’animateur, me met un peu de pression en m’introduisant dans ces termes élogieux :

“Dimanche, après le passage de nos deux chroniqueurs fétiches, Laurent de BelgiqueMobile à 16h30 et Geofox à 17h30, focus sur un blog intelligent, stylé, place à OKCOWBOY, que l’on retrouve aussi sur MySpace. C’est quoi un blog “intelligent”, entends-je déjà ? Un blog qui décrypte avec pertinence et syntaxe séduisante le monde qui l’entoure, même si ce monde est virtuel.”

Je me fais bien sûr un devoir de répondre à vos attentes, et de représenter au mieux la blogobulle.
Puisque MySpace sera sans doute abordé, je vous le dit, MySpace va marcher fort, et je suis sûr que les blogueurs vont s’approprier l’outil. J’ai en d’ailleurs repérés quelques uns, et même une agence de com… si si!

[EDIT du 17/06] : Ayé, c’est fait…malgré quelques soucis de télécoms! J’espère que j’ai été suffisament clair. Me voilà maintenant un “pipol” (cf. interview). Merci Cédric, merci pour votre soutien.

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ECOUTER L’INTERVIEW

# Cindez en interview sur okcowboy

L’interview d’aujourd’hui est consacré à Fx, créateur/créatif de la marque Cindez.

FloW : La première question qui me vient en tête est : « Cindez », comment ça se prononce ?
Fx : Ça se prononce “Saindaise”, et non “Cine-dèze” comme on l’entend souvent ou encore “Saindé”

FloW :Quel est le concept de la marque ?
Fx :Cindez veut se positionner comme une passerelle entre le monde du streetwear et le monde de la nuit. Aujourd’hui, trop souvent on veut sectoriser les marques (et donc leur public) soit “street” soit “clubbing”, alors qu’il y a beaucoup de gens qui ont une attitude et un mode de vie alternatif, et qui aiment sortir la nuit. Cindez vise ce public-là avant tout parce que nous nous reconnaissons là-dedans et que nous sentions qu’il manquait quelque chose qui nous ressemble dans le marché de la mode. Pour cela nous avons donc commencé par un esprit très particulier exprimé par des logos assez provoc’, et actuellement nous nous élargissons en créant toute une gamme de vêtements qui nous ressemblent, et qui on l’espère peut séduire de plus en plus de monde.

FloW :Quel est ton parcours ? Qu’est ce qui t’a décidé à te lancer, une fois le concept de la marque trouvé ?
Fx :J’ai passé mon bac et tout de suite après j’ai voulu mettre a profit le goût pour la création que j’avais depuis toujours. J’ai commencé par créer un label pluridisciplinaire dans lequel je projetais de m’attaquer à tous styles de supports, y compris des t-shirts, et c’est donc la première chose que nous avons fait, au moment où j’ai rencontré Cédric, mon actuel associé, qui m’a aidé à “professionnaliser” mes projets. Nous avons donc décidé de préciser les choses et de se consacrer uniquement à une marque de textile, et créé la société Cindez en novembre 2001.

FloW : Comment se sont passé les débuts ? Avez-vous facilement trouvé un public ?
Fx :cela fait bientôt 5 ans que la marque existe, inutile donc de vous dire que nous avons évolué à notre rythme en apprenant beaucoup de choses sur le tas, ce qui est très enrichissant et motivant. Et il ne nous a pas été très difficile de trouver un public car l’esprit de la marque a tout de suite plu à différents styles de personnes.

FloW : Vous mettez à contribution les fans de la marque, la Cindez team, pour communiquer. Comment vous est venue cette idée ? En quoi consiste l’action de la Cindez Team ?
Fx :Nous voulions depuis longtemps utiliser ce mode de communication alternatif, et peu utilisé dans le monde de la mode, et l’idée nous est venue quand nous nous somme aperçus que nous avions du mal à nous faire connaitre avant d’implanter la marque dans une ville. Le premier à avoir fait une session affichage est Adrien de Lyon, et tout de suite après nous nous sommes dit qu’il fallait généraliser cela et proposer via notre site web à ceux qui le voulaient d’afficher dans leur ville. Cela a tout de suite très bien pris et nous en sommes à plus de 60 participants dans toute la France. Le message second degré et fédérateur présent sur l’affiche y joue sans doute pour beaucoup dans l’engouement qui a lieu, et aussi le fait qu’on est à des kilomètres de s’imaginer qu’il s’agit d’une pub pour une marque de vêtements !

FloW : le sponsoring est aussi un axe de votre communication : qui sont les « VIP » qui portent du Cindez ?
Fx :Nous faisons du sponsoring en fonction des opportunités que nous avons, et préférons toujours sponsoriser des personnes qui viennent vers nous par coup de cœur et qui véhiculeront d’autant mieux l’image de la marque. Jetez un coup d’œil à la page myspace de la pro team Cindez , vous pourrez ainsi voir les personnes connues ou inconnues qui sont présentes sur nos cartes à collectionner à leur effigie! Une collection qui sera étoffée dans l’avenir… Ensuite, pour cette rentrée télé, nous allons habiller plusieurs émissions : Pierre Mathieu dans le Morning de M6, les super communs sur NRJ12, et une émission de libre antenne sur MTV qui s’appelle “Rien à Branler”.

FloW : Maintenant vous étes sur les « guest list». N’as-tu pas peur que Cindez devienne une marque conventionnelle voire élitiste, et que son message perde un peu de sa force ?
Fx ::Il n’y a rien qui m’ennuierait plus en ce qui concerne la marque, qu’elle perde son originalité et sa singularité, alors je veillerai à ce que ça n’arrive pas en essayant d’innover tout le temps pour qu’elle ne soit pas qu’un feu de paille. Par contre, il ne faudrait pas faire l’erreur de croire que Cindez est une marque militante pour je ne sais quelle cause, tout l’esprit de la marque reste frais et second degré.

FloW : La nouvelle collection met en scène l’esthétique « gangster années 30 », arbore des slogans plus hip hop. Pourquoi ce choix ? Ne craignez vous pas que les clients actuels ne se reconnaissent plus dans ces vêtements ?
Fx : Il s’agit d’une partie de la gamme qui se veut plus créative et élégante et s’écarte un peu du concept de départ de la marque. Ce choix est un simple plaisir personnel, un mélange de deux esthétiques qui me tenaient à cœur, et dont nous avons déjà eu de très bons échos de la part du public. Une autre partie de la collection reste colorée et dans l’esprit qui a fait la réputation de Cindez. Et nous vous préparons de belles surprises pour la collection de l’été prochain, qui a eu un excellent accueil lors du Who’s Next. Rendez-vous en Février 2007 en magasins…

FloW : Selon toi, d’où vient cet engouement du rose pour les hommes ?
Fx :Je pense que traditionnellement le rose est une couleur féminine, et que la mode est faite de cycles alternant rejet et engouement. Il a donc bien fallu qu’à un moment l’homme décide de se “féminiser” en adoptant cette couleur, après l’avoir rejetée.

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crédit photos : cindez / Technikart
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# Consommateur ou citoyen, pourquoi choisir?

Je lisais sur un mur il y a peu de temps, un graffiti qui appelait à un choix et/ou une réflexion : « Consommateur ou citoyen ? ».

J’ai trouvé ce slogan pathétiquement drôle. Parce qu’il joue sur l’amalgame facile, parce qu’il joue sur deux notions non corrélées mais qui touchent à l’affectif.
Je ne vois pas en quoi le fait de consommer ferait de moi quelqu’un de moins civique, de moins éthique, de moins impliqué dans la vie de la collectivité, de…moins bien !
Car le mot «citoyen» n’est pas à prendre au sens premier de « qui a des devoirs et des droits vis-à-vis de l’état », mais dans sa nouvelle forme morale : « qui a des considérations éthiques et des finalités ou des considérations sociale et civiques, qui s’implique dans la vie de la collectivité ».

Opposer consommateur à citoyen, c’est rester dans un modèle « moderne » (alors que nous sommes dans un système post-moderne voire hypermoderne…) en ne prenant pas la mesure des évolutions de ces dernières années : si l’accumulation fait toujours partie de notre modèle de consommation, l’information dont nous disposons nous permet d’être de véritables « conso-acteurs ».
Ce changement de mentalité apparaît à deux niveaux :
- au niveau du consommateur qui est libre de choisir le produit qui correspond à ses valeurs : commerce équitable (cf. label Max Havelaar), produit éthique (notion un peu plus large que le commerce équitable), produit recyclable etc…
- au niveau des entreprises qui jouent la transparence sur leur circuit de production et de distribution : lutte contre le travail des enfants, audits sociaux etc…Nike et Gap sont deux entreprises qui ont pris la mesure d’un manque d’éthique ou de transparence, et des conséquences sur leurs ventes.

D’ailleurs, Marques et Consommateurs commencent à travailler ensemble. Un bon exemple est la relation que les entreprises commencent à avoir avec les blogueurs : en parallèle d’un discours marketing classique, elles soumettent leur produit aux blogueurs.
Le contrat moral est clair : le blogueur s’engage à parler du produit, mais son appréciation est libre. Le choix de l’utilisateur final ne se fait donc plus sur la base de promesses de la part de l’entreprise mais de recommandations d’utilisateurs « experts » et critiques.
Et il est facile de constater que les sociétés un peu à la traîne sur le concept d’entreprise responsable, se font vite rappeler à l’ordre par les consommateurs.

Par ailleurs, si l’on se plaint bien souvent de la société de consommation, il faut quand même rappeler qu’elle génère de nombreux emplois à travers le monde.

Enfin, ce qui m’énerve au-delà de tout, c’est le manichéisme teinté de politique de ce message*.

Pathétique, ce slogan l’est donc, mais il est en plus rétrograde car il n’offre à ses partisans qu’une vision bipolaire d’un monde qui a changé. Il eut été plus judicieux de juxtaposer les mots pour appeler à être un consommateur citoyen.

*Je voulais donner ici mon interprétation littérale du slogan, mais je me suis autocensuré

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# La chemise

 Okcowboy donne-t-il le « la » ? Une semaine après le premier « Sois beau » le monde fait paraître un article sur le dress-code des cadres en France.
Sans épiloguer d’avantage, le sujet de ce jour est naturellement consacré à la chemise, support indispensable de votre cravate que vous savez désormais si bien nouer.
La chemise est trop souvent négligée. On s’arrête surtout à la couleur alors que nombre de détails sont à prendre en compte.

- La Matière : En entrée de gamme on trouve les mélanges synthétique / coton. On peut trouver de belles choses, mais pour une meilleure qualité, mieux vaut choisir un 100% coton. En effet, le tissu vieilli moins bien : soit il a tendance à « pelucher », soit à se lustrer (au repassage).
On trouve différents tissages dans le 100% coton, ce qui donne lieu à différentes appellations : batiste, popeline, oxford, sea island etc… l’aspect, mais aussi son entretien (froissement) dans vos choix. A défaut d’un bon vendeur, regardez l’étiquette de composition et d’entretien.
A noter qu’en termes d’aspect, c’est une question de goût. Mais évitez le total look en mettant votre belle chemise au tissu finement tramé avec votre costard le plus stylé, la cravate la plus chic etc…l’accumulation à plutôt tendance à nuire à l’élégance. 

- La couleur, les motifs: c’est malheureusement une question de goûts*.  Autorisé mais en perte de vitesse, la rayure. Les flashy et les gros motifs resteront dans le placard cet hiver. Le blanc, le noir, le bleu ciel (attention à la nuance, pas la chemisette de gendarme) sont à privilégier.

- La coupe : Une belle coupe de chemise met votre torse en valeur. La jonction des manches et du plastron se fait au niveau de l’épaule, le dernier bouton du col doit se fermer sans gêne, ni flottement. Choisir une chemise à sa taille est donc important : allez vers des fabricants qui proposent toutes les tailles 38, 39,40, plutôt que 38/40.
- L’encolure : faites vous plaisir la variété ne manque pas dans les cols : rigides, mous, italiens, français etc… Un col rigide est toujours très classe avec une cravate, un col mou se porte plutôt sans cravate.
- Les poignets : là aussi, l’originalité est permise ! Manches classiques, poignets mousquetaires avec ou sans boutons de manchettes. Ce dernier détail étant la touche qui fait la différence et revient en force.

Alerte police du style** !! Les interdits :
- La chemise en 100% polyester (la chemise de chez Quick…je sais je l’ai portée)
- Le jaune poussin, broderie Snoopy ou Tintin sur la poche, toutes les nuances du caca d’oie, les effets irisés (ou alors à porter avec une 205 GTI tunée)
- La chemise surdimensionnée : manches trop longues, épaules tombantes, col baillant…
- Le col américain (col à boutons) + cravate : résolument has been.
- Les manches courtes (la chemisette si vous préférez)… même quand il fait chaud !!!

Tendance :
L’hiver 2006 sera à l’élégance : chemise noire ou blanche, coupe sexy (cintrée), matière souple ou amidonnée. A porter avec ou sans cravate mais avec boutons de manchettes.

* un geek se porterait-il volontaire pour développer le «générateur paramétrable de tenues de bon goût » ?
** J’ai découvert qu’il y avait aussi une police du style pour les femmes

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# Rinôçérôse (pub iPod) en interview sur okcowboy

rinoceroseDeuxième rendez-vous Interviews; j’espère que l’on pourra bientôt parler des interviews du mardi d’okcowboy.
Cette semaine, je suis content de vous proposer l’interview d’un groupe, dont le nom ne vous évoque peut-être rien, mais dont le son ne peut vous avoir échappé cet été (la musique de la nouvelle pub iPod, c’est eux!). Rinôçérôse, après des débuts en 1994 et un quatrième opus(Schizophonia), arrive aujourd’hui légitimement sur le devant de la scène. Interview avec Patrice (patou) la bassiste du collectif.

FloW : Salut Patou, tu es la bassiste de “rinôçérôse” Comment définirais-tu le projet musical du collectif ?
Patou : La base du projet est de créer un pont entre les musiques de danse et le rock ( comme d’autres l’ont fait en d’autres temps ( Rolling Stones, Happy Mondays, New Order ou Primal Scream).

FloW : “rinôçérôse” est parfois qualifié de son French Touch. Comment se fait-il selon toi que “rinôçérôse” n’ait pas été autant diffusé et médiatisé que d’autres artistes du même courant (Daft Punk, Air …) ? Le côté instrumental et expérimental?
Patou : Dans tout courant musical, il y a des locomotives. A l’époque du grunge, tous les groupes n’ont pas vendu 12 millions d’albums comme Nirvana. Dinosaur Junior était pourtant aussi un des meilleurs représentants de ce style musical. On pourrait dire que Daft Punk sont les “Nirvana” de la french touch…….
Pour “rinôçérôse” , notre style musical nous a toujours positionné en outsider. On n’a jamais utilisé de boucles filtrées ou de voix disco et on peut aujourd’hui re-écouter nos disques sortis dans les années 90, ils ont plutot bien vieilli. Ce que nous voulons, c’est durer dans le temps. Nous avons encore des choses a dire.

FloW : Après Daft Punk, votre titre « cubicle » est associé à la pub iPod, est-ce que cela a une valeur particulière pour vous ?
Patou : Avoir fait la pub Ipod est un des trucs les plus cools qui pouvait nous arriver en terme de synchro.
Faut savoir que beaucoup de groupes comme nous recoivent régulièrement des demandes pour des musiques de pub (synchro) qui n’aboutissent presque jamais…. A tel point qu’on n’y croyait pas au début… Jusqu’a ce qu’on la voit a la télé.

FloW : Quelles sont les retombées pour vous de cette exposition soudaine ?
Patou : Des sorties dans le monde entier (Japon ou ca marche beaucoup pour nous), Australie, USA……. Et le fait que beaucoup de gens nous découvrent à travers cette pub……

FloW : Vous êtes sur MySpace. Qu’est ce qui vous a amené à mener cette démarche? Qu’en tirez-vous ?
Patou : C’est un bon moyen de communication, intéressant et ludique, qui fonctionne en paralèlle avec notre site www.rinocerose.com sur lequel on reçoit beaucoup de messages aussi….

FloW : Quelle est votre position vis-à-vis du téléchargement ? Pensez-vous réellement que cela nuise aux artistes ? N’est ce pas un moyen de faire découvrir sa musique à un public qui n’aurait pas forcément acheter la musique de manière traditionnelle ?
Patou : Ca nuit globalement a l’industrie du disque qui perd beaucoup d’argent et devient frileux pour signer des nouveaux artistes.
Cependant, le phénomène est complexe et en relation avec les nouvelles technologies et les mutations profondes dans notre environnement culturel et médiatique. Pour le moment on a tous “la tete dans le guidon”: Personnellement, on télécharge peu (excepté pour mettre sur notre ipod) car on aime les objets (vinyls, CD).On est peut-être trop fétichistes……

FloW : Quels sont vos artistes préférés du moment ?
Patou : Pendant nos tournées on a l’occasion de voir d’autres artistes. Cet été, on a beaucoup aimé les Strokes au Fuji Rock Festival, on s’est éclaté sur les Happy Mondays et Digitalism et on a été Impressionné par les Artic Monkeys…….

FloW : Quel message avez-vous envie de faire passer aux lecteurs d’okcowboy ?
Patou : stay cool, have energy and Be yourself!

crédit photo : Bernard Azais
Album:Schizophonia
Rinôçérose
2005- V2
*avec l’autorisation des artistes - Merci à vous!

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