# Résultat du concours okcowboy

Voilà! Les gagnants du concours okcowboy sont enfin connus!
Les fêtes ont eu pour conséquences de prolonger un peu le suspens (moi aussi j’ai le droit à des vacances), mais les votes du jury (Damdam, Victor, Larcenette et moi même) ont permis de faire resortir les gagnants de façon évidente.

En première place, c’est FreduX qui remporte le concours avec sa création Vintage :


Félicitations à toi!

En deuxième position, la création très épurée de LaurentLX :


Bravo pour cette réinterprétation de la bannière!

Et enfin, sur le fil parmi d’autres créations, MechMan et sa sympathique vecto :


Bravo aux gagnants! Merci à vous de m’envoyer par mail vos coordonnées postales complètes pour que les partenaires du concours puissent vous faire parvenir les lots.

En parallèle du concours de créations, les 5 meilleurs influenceurs recevront une clé USB. Et pour ce concours es prix reviendront à :

Larcenette, Fanny, Mathieu, Tybo et Jérome. Bravo et merci à vous. N’oubliez pas non plus de m’envoyer par mail vos coordonnées postales.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à tous un joyeux réveillon, et on se retrouve l’année prochaine pour faire un bilan de ce qui m’a marqué en 2006.

# L’excellent docu-fiction de la RTBF

Si vous habitez dans le nord de la France, vous avez peut-être regardé mercredi 13/12 ce que la presse appelle dorénavant le « canular de la RTBF ».
Pour ceux qui ne connaissent pas l’ « Affaire », la chaine belge RTBF a diffusé une émission sous forme de journal télévisé exceptionnel pour annoncer la mort de la Belgique telle que nous la connaissons actuellement. La Flandre et la Wallonie deviendraient des états indépendants à l’initiative de la Flandre. Mais tout ça n’est que fiction, comme le précisait le bandeau apparut après 30 minutes d’émission en bas de l’écran.

Rapidement, le standard de la RTBF dimensionné pour accueillir 600 appels a été saturé. Il est vrai que l’émission reprenait tous les codes des journaux télévisés exceptionnels qui font suite à une catastrophe : journalistes dépêchés aux points stratégiques pour recueillir une information à chaud, brodant un maximum faute d’informations valables, analystes pressés de faire des commentaires et projections de scénarios plus ou moins catastrophes.
Il faut dire que depuis plusieurs années la Belgique vit au rythme d’une séparation annoncée et sollicitée par quelques partis « extrémistes » de Wallonie et de Flandre. Si la majorité de la population est hostile à ce projet, elle n’en demeure pas moins « activement passive » devant les débats qui touchent à ce sujet. D’où le projet de la RTBF.
Depuis 2 ans, la RTBF préparait à l’initiative du producteur de l’émission belge « Strip Tease » ce projet tenu secret, et faisant intervenir acteurs de la vie politique, artistes, journalistes … au total plus de 150 personnes mises à contribution. Un projet à vocation pédagogique qui devait faire prendre conscience à la communauté francophone des implications dans le quotidien d’une séparation de la Flandre et la Wallonie.

Le programme a été très vivement critiqué par des téléspectateurs sous le choc et plusieurs membres du gouvernement qui sanctionnent la RTBF pour son irresponsabilité.

J’ai regardé le programme dans son intégralité et j’ai trouvé formidable cette initiative. C’est une chose irréalisable en France et j’admire les dirigeants de la chaîne belge qui ont eu le courage de soutenir ce projet audacieux.
En premier lieu, si la méthode est radicale, le format retenu est hautement pédagogique, puisque les reportages illustrent parfaitement tous les aspects de la vie touchés par une cession de la Flandre (frontières absurdes, moyens de transport, télécommunications, exemple donné à des communautés telles que Catalans, Corses etc…). Elle fait comprendre au citoyen, que ce que certains considèrent comme des bavardages politiques trouve un écho dans leur vie quotidienne. Elle fait prendre conscience de la responsabilité de chacun dans ses choix politiques et la notion de citoyenneté elle-même. Fut-ce au prix d’un choc émotionnel et audiovisuel…
En second lieu, en utilisant les codes de la télé catastrophe, de la téléréalité, l’émission spéciale de la RTBF fait s’interroger le téléspectateur sur le crédit qu’il porte à la télévision, sur la manipulation de l’information et de l’image.
Imaginez : vous regarder votre journal télévisé habituel au lendemain d’une émission pareille. Ne remettriez vous pas en cause la véracité de l’information ? Ne porteriez-vous pas un regard plus critique que la veille ? Pourtant, c’est ce que nous devrions faire constamment : garder un esprit critique devant l’information et quelle que soit la source.
On a vu par exemple au journal de France 3 des images supposées provenir des caméras embarquées des snipers américains tirant sur des Talibans. Les images avait été récupérées sur YouTube. Il s’agissait en fait d’images provenant d’un DVD de chasse…et les supposés Talibans n”étaient en fait que des lapins et autres coyotes…

Pour ces deux raisons, je félicite la RTBF pour son originalité, son décalage, son audace et sa liberté de ton et son intelligence, chose que nous n’aurons plus jamais en France. Ce qui n’a pour moi rien d’un « canular » était réellement un vent de fraîcheur dans le paysage audio-visuel. Avec son projet « Bye Bye Belgique » la RTBF donne une frayeur indispensable à la prise de conscience. Un peu comme la France qui découvrit au deuxième tour des dernières élections présidentielles, qu’en utilisant le vote de sanction elle avait rendu présidentiable le candidat d’un parti extrémiste…
Seul regret, le débat en Belgique est maintenant de savoir : «  La RTBF est-elle allée trop loin ?», et non sur les questions soulevées par les différents reportages…Dommage.

Voir l’article du monde.fr
Voir le dossier Arrêt sur Image de France5

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#Signalétique des notes sponsorisées

Les notes sponsorisées on en a parlé et reparlé, ici ou ailleurs, et l’objet de cet article n’est pas de débattre sur leur légitimité.

Avec Sandrine de Parce que moi aussi nous pensons qu’il serait intéressant d’introduire une signalétique. Je m’explique : on peut parler d’un service ou d’un produit parce que l’on a été sollicité, ou bien parce qu’on y trouve un intérêt personnel, ou que cela nous plaît. Introduire une signalétique sous forme d’un ou plusieurs logos permettrait au lecteur de savoir si un “buzz” est sponsorisé ou non.
Idéalement, ces logos seraient “normalisés” et utilisés par tous les blogueurs qui jugent la démarche digne d’intérêt.

Le titre de la note est “Sujet ouvert” car j’aimerais recueillir votre avis :
- Pensez vous que cela soit une bonne initiative,
- Faut-il signaler les notes sponsorisées, les notes non sponsorisées, les deux,
- Faut il préciser les conditions du sponsor (don d’un produit, prêt, etc…)
- Quel type de signalétique est la plus adaptée (texte, logo…)

Dans la mesure ou ce type de pratique est relativement récent, c’est à nous Internautes, de mettre en place les codes, normes, règles, bonnes pratiques que nous souhaitons voir se développer.

N’hésitez pas à donner votre avis, que vous soyez blogueur ou lecteur. Bien sûr il n’y a pas de bon ou de mauvais avis.

# L’homme et les marques : nouvelle grille de lecture

Le collectif Pourquoitucours est à l’origine d’un rapport de tendance très intéressant sur les hommes et le luxe.
Intéressant d’une part par la forme de ce rapport. Si le monde du conseil a généralement la manie de protéger ses études, Pourquoitucours dissémine ses observations à travers une newsletter.
Plus intéressant, le rapport explose les « catégories » créées par les marques pour proposer une approche plus transversale de l’homme et de son rapport au luxe.

Parce que l’homme a évolué (dans son rôle, dans son acceptation, dans son identité), les marques ont compris l’intérêt qu’elles avaient à communiquer et à cibler ce public plus fidèle que la femme.
Mais aujourd’hui les marketings n’ont réussi qu’à les catégoriser, avec plus ou moins de bonheur : Sauvage (viril, il rejette en bloc toute tentative de féminisation), « bad boy » (inspiré par les pop star et attiré par l’ostentatoire), dandy (raffiné, à la recherche du beau, du bon et d’un style personnel). Les concepts de métrosexuels et d’übersexuels sont déjà plus intéressants car ils prennent en compte les aspirations et modes de vie de ces modèles d’hommes. Mais ces concepts trouvent leur limite dans le fait qu’il n’est pas possible de mettre tous les individus dans une case.

C’est pourquoi l’approche transversale proposée par les planneurs stratégiques de pourquoitucours me paraît plus pertinente : elle n’est pas exclusive.

ONE + ONE = TWO!
L’homme accepte sa part de féminité, les rôles entre lui et elle sont redistribués. Terminé l’unisexe des 70’s, l’androgénie des 90’s ou la différenciation totale : c’est la complémentarité qui prime. L’homme est à la recherche d’un équilibre entre lui à sa moitié.

LA QUETE DES SENS
Apparence physique et bien-être ont pris de l’importance pour l’homme. Il est de plus en plus en quête d’émotions et à l’écoute de ses sens. Mais l’erreur serait de penser qu’il réagit de la même façon que la femme.

BIENVENUE AU CLUB
Les hommes se regroupent au sein de communautés (notamment virtuelles) au sein desquelles ils partagent leurs centres d’intérêts. A travers ces communautés ils peuvent communiquer sur leur identité multiple et leurs valeurs.

UN MONDE A SOI
Pour affronter un monde qu’il perçoit de plus en plus hostile, l’homme se crée un univers personnel qui se veut rassurant et confortable. A travers le rite des gestes quotidiens mais aussi à travers des objets fétiches, intemporels, et personnels.

En conclusion, on voit que si les marques veulent communiquer de manière efficace, elles devront adopter une nouvelle grille de lecture qui prendra en compte la multiplicité des comportements de l’homme. Elles ne peuvent plus se satisfaire de modèles caricaturaux.
Les champs d’exploration des marques sont vastes pour répondre à ces nouveaux besoins. Mais si les marques arrivent à décoder les nouvelles identités de l’homme, elles doivent également se remettre en question : il ne peut être question de communiquer sur des valeurs qui ne sont pas les siennes sous prétexte de répondre à une tendance.

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# Borat : compte rendu de séance

Il y a quelques temps j’avais participé à la campagne de buzz pour le lancement de Borat. Alors bien sûr, je me devais d’aller voir ce film et de donner mon avis.

J’ai lu pas mal de critiques à droite et à gauche : les spectateurs ont soit adoré, soit détesté (mais l’excès est le propre de notre société…). Personnellement j’ai un avis partagé, mais j’y reviendrai plus tard.

Première surprise dans la salle de cinéma, ce sont des familles qui sont venues voir le film. Ni les propos, ni la forme ne sont pourtant destinés à un public jeune ou trop âgé : cela peut expliquer certaines réactions vives.
Deuxième constat, peu de gens venaient voir le film en connaissant les conditions de réalisation du film : mélange de fiction et de vraies-fausses interviews. Ne pas le savoir ne permet pas d’apprécier la finesse (si si !) de certaines scènes.
Enfin, Sacha Baron Cohen est un illustre inconnu pour le grand public français, et on lui reproche souvent sont antisémitisme (quoi que des antisémites juifs ça doit exister).
Bref, il me semble que malgré la promotion assez importante faite autour du film, les spectateurs ne s’attendaient pas à ce genre, créant chez eux une certaine frustration. Loué pour être drôle, Borat n’est pas pour autant une comédie familiale.
Ca me rappelle, dans un autre registre, le Projet Blair Witch. Ce film avait bénéficié d’un teasing et d’un buzz énorme aux US avant sa sortie (construction d’une légende, rumeur de disparition d’étudiant relayée dans les campus…). Les américains qui étaient allé voir le film pensaient initialement qu’il s’agissait réellement du documentaire réalisé par les étudiants disparus. Le film a battu des records d’entrées en faisant un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma.
Le film est arrivé en France avec l’étiquette « blockbuster » mais dépouillé de son univers. Les spectateurs n’ont pas adhéré dans l’ensemble.
Borat, c’est un peu pareil, si on n’a pas vu Sacha Baron Cohen en promo, si on ne connaît pas Ali G, si on ne connaît pas les coulisses de ses interviews, si on ne connaît pas les polémiques qui ont suivi la sortie US, on perd beaucoup de l’intérêt du film.

Parlons de mon sentiment personnel. Mitigé comme je l’ai dit plus haut. Cela est principalement du au fait que les séquences porteuses de sens sont trop rares et trop courtes. Coupures due à un refus du droit à l’image de certains protagonistes ? Ce vide est comblé  par de trop nombreuses séquences fiction notamment dès le début du voyage à travers les US (l’introduction est quant à elle un régal). Certains reprochent le côté un peu pipi-caca du film…je laisse ce point à l’appréciation de chacun.

Les séquences interviews ou de critique sont elles, excellentes.
Sacha baron Cohen parvient parfaitement à illustrer certains mécanismes :
- La méconnaissance entraîne la peur qui engendre la discrimination, le racisme etc… Cette thématique se retrouve dans les scènes du lâcher de juifs, des hébergeurs juifs … la rencontre avec la prostituée black…
- La nécessité d’un socle culturel commun pour communiquer efficacement : quand Borat tente d’apprendre l’humour américain, de comprendre le féminisme, ou les bonnes manières, les filtres et les différences culturelles sont trop importantes pour qu’ils se comprennent. Les tentatives de rapprochement ne provoquent ni débats, ni querelles. La communication est simplement rompue.
- Le gain : Borat est confronté à des commerçants qui ne relèvent aucunement ses atrocités du moment qu’ils peuvent vendre leur produit ou service.
- L’anti-américanisme : je pense qu’on aurait obtenu le même résultat dans de nombreux pays. Certes Borat pousse la caricature au plus haut point, mais parfois je ne suis pas sûr que le français moyen qui débarque en Chine ou en Afrique ne commette pas des « erreurs » tout aussi grossières…

Ces derniers points en font un film appréciable et “fin” malgré les apparences.

Au final, si mon impression “à chaud” n’était pas très favorable, je pense que Borat mérite le coup d’oeil. Mais il faut y aller en sachant au minimum à quoi s’attendre.

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