# Tendance : la Tecktonik
Je me rappelle en avoir croisés lors de mes études à Lyon, dans une boîte appelée le Titan. Déjà à l’époque leur look était improbable : Buffalo’s à semelles hypercompensées, pantalons brillants, débardeurs près du cors en résille, maquillage et coupes de cheveux sorties de Goldorak… En ce temps, le mouvement ne portait à ma connaissance pas de nom et les stars (de la boîte) actuelles n’étaient que des jeunes beaufs qui allaient en boîte en scooter (cette discothèque était d’ailleurs le seul endroit qui acceptait de les accueillir).
Mais voilà, grâce (surtout à cause) d’Internet (et des skyblogs, de Dailymotion ou Youtube) les Tecktoniks s’organisent, se font connaître et vont jusqu’à susciter l’intérêt des journalistes branchouilles, pourtant plus habitués aux soirées du microcosme parisien.
Alors, qui sont réellement les Tecktoniks ? Ce sont des garcons d’une vingtaine d’années qui ont développé un univers bien à eux autour de la danse et de la musique techno. Bien sûr, ils ont leur langage, leurs codes, leur style vestimentaire (avec l’aigle pour emblême). La danse est le moteur de cette culture : les mouvements à base de bras sont très travaillés ( ou le jeu de jambes pour le jump style) et en font les stars des dances floor le samedi soir. A juste titre ces jeunes sont comparés à Travolta dans Saturday Night Fever. Anonymes le jour et issus souvent de milieux modestes, les Tecktoniks font passer la réussite sociale en second plan au profit de la reconnaissance quasi-immédiate que leurs offre la danse. Mais devenir une star ne s’improvise pas et les Tecktoniks travaillent d’arrache pied leurs pas de danse, et s’affrontent dans des clash au cours de leurs sorties.
Mais quid du potentiel de développement de ce mouvement ? Il est quasi nul selon moi. Les perspectives de faire carrière ou de générer un business sont quasi-nulles, le mouvement ne porte à priori pas de valeurs : il y a donc peu de chances que les Tecktoniks viennent faire de l’ombre au hip hop. Pourtant, les skyblogs et les admirateurs se multiplient. Le temps nous dira si les Tecktoniks ont un avenir en dehors d’Internet et des boîtes de banlieue.
En attendant une réponse, je vous laisse visionner quelques vidéos de Tecktoniks et de Jump Style.
EDIT : le plus virulent et drôle article sur la tecktonik (second degré - dans l’esprit du blog) : le meilleur est dans les commentaires
# Prise dotage par Serialbuzzer sur Darkplanneur// Brad Pitt Deuchfall
Ce qui me plaît chez le Darkplanneur (et son équipe), c’est son absence de complexe à mixer des genres à priori opposés.
A commencer par le titre « Darkplanneur- The curators of cool »…C’est un peu comme si Vador, se faisait appeler « Dark Vador, the Fresh Lord ».
Il y a aussi les thématiques abordées : en vrac des pin-up sexy, du cinéma alternatif, du luxe, de l’art underground, de la mode, du comic book, du glamour…
Moi j’adhère à ce mix intelligent qui aboutit à un deal gagnant/gagnant :
- les thèmes glamours sont valorisés par un nouvel éclairage plus cynique voire clinique que d’accoutumée et qui substitue au lisse habituel de la texture et du sens,
- les thèmes apparentés à la sous-culture ou au domaine populaire gagnent de la noblesse, car darkplanneur y apportent du beau, de l’intelligence et de l’histoire.
Un mélange qui fait de l’équipe du Darkplanneur les « Tarentinos » de la blogosphère…parce que n’importe qui ne peut pas affirmer que le catch est tendance en étant pris au sérieux…
Ce cocktail détonnant on le retrouve dans la dernière campagne de Serialbuzzer : prisedotage.com. L’hyperactif et sympathique Romain connu pour des campagnes comme celles de Borat, L’image, ou ses contributions chez culture-buzz et Darkplanneur, sévit cette fois pour FHM. Pour promouvoir le numéro spécial «TOP 100 STARS SEXY », Serial Buzzeur à sorti son couteau de boucher pour se mettre dans la peau d’un routier psychopathe qui prend l’équipe rédactionnelle de FHM en otages (ainsi que leurs égéries dont Virginie Gervais). Perruque et faux sang pour ce pastiche de série Z qui s’assume et qui est une véritable prise de risque pour l’annonceur, mais un formidable vecteur de buzz.
Moi j’aime parce qu’il y a de la créativité et de l’audace (imaginez vous à sa place proposant l’idée du buzz dans les bureaux de FHM…), et que ça sort des sentiers battus du buzz, tellement battus que ce sont presque des autoroutes.
Je ne résiste pas au plaisir de bloguer la version « censurée » (why ?) de cette vidéo. Amis du 3eme degré…
PRISE D’OTAGE (LA VIDÉO CENSURÉE DE FHM)
envoyé par serialbuzzer
De l’audace, de la dérision, du cynisme et du talent il y a en a aussi à revendre chez Brad-Pitt Deuchfahl. Le blogueur s’est fait connaître par un blog aux couleurs criardes sensé dépeindre la vie rocambolesque d’un adolescent de 15 ans. Très rapidement, la qualité d’écriture a suscité un buzz dans le monde littéraire ainsi que dans la blogosphère. Qui donc se cache derrière ce pseudo ? Un des plus beaux coups de Deuchfahl a été d’insinuer qu’il était en fait Amélie Nothomb.
Deuchfahl, en plus de posséder une belle plume et le sens du caustique, est un blogueur qui n’hésite pas détourner tous les outils à sa disposition pour faire parler de lui : création de sites bidons qui lient vers sa page, utilisation de multiples pseudos pour faire sa pub sur les blogs influents, commentaires fictifs dans son propre blog, détournement de compteurs de visiteurs, utilisation de mots clés cachés pour doper son audience etc… impertinence et ce sens de la provoc’.
Seul acte de bonté, BPD met à disposition son savoir dans sa Méthode Deuchfall, ou comment devenir influent et user de son influence sans se prendre la tête. C’est pas éthique, on se fait pas des amis, c’est pas toujours super légal, mais c’est pour ça qu’on adore. Toujours très malin, les 6 conseils ne sont disponibles que pour un temps limités pour susciter un bon buzz.
Un blogueur qui écrit bien, qui maîtrise tous les codes de la blogosphère et de l’internet et qui se délecte des pratiques douteuses…mais qui est-il (je ne crois pas une seule seconde qu’il soit une femme)?
technorati tags: darkplanneur serial buzzer serial buzzer buzz brad pitt deuchfahl
# Virb, le MySpace Deluxe // Pimp My Netvives
En juillet dernier j’y croyais à MySpace, ses 40 millions d’utilisateurs, ses success stories américaines…j’y ai un profil et j’ai réalisé trois interviews d’artistes grâce à cet outil.
Mais MySpace, au final c’est quand même :
- pas du tout ergonomique : prendre une grande inspiration avant de modifier quoi que ce soit car rien n’est simple
- pas ou peu flexible
- moche
- vieillissant
- très peu adapté à la recherche
- …
Au final j’y vais rarement et je ne communique pas du tout avec mes “amis” par ce moyen.
Aussi quand je suis tombé sur un article concernant Virb, je m’attendais à un “MySpace like”. Surprise, c’est un “MySpace like”…mais où tous les points listés ci-avant ont été travaillés avec succès. En gros c’est un “MySpace Deluxe”, qui offre en outre des possibilités intéressantes pour les artistes et pour la diffusion de musique (orientation principale avec la page perso). Créer un profil à peu près complet m’a pris environ 10min, sans rentrer dans le code.
D’ailleurs, si je me suis créer un profil c’est bien parce que dès la page d’accueil, on s’y sent bien sur Virb. Je vous laisse regarder la différence entre les deux pages Homepage.
Voici un exemple de customisation de profils :
Allez y faire un tour par curiosité et parlons-en.
Parlons Netvibes à présent. Tous les utilisateurs de Netvibes, ma page d’accueil personnelle préférée, auront accueilli avec joie la possibilité de customiser leur page personnelle.
Ils sont malins chez Netvibes, cette fonctionnalité permet à chacun de se préparer au lancement de Netvibes Universe qui permettra à tout le monde de paratager son Netvibes et ses couleurs. Donc si vous êtes utilisateur, dépêchez vous pour être prêt dès que les Univers persos seront lancés.
Technorati tags: netvibes virb social networking rss cusomization
# Erwin Olaf

Mais le travail d’Erwin Olaf y parvient. Il met en scène le vivant mais ce sont le vide et l’inanimé qui prennent le pas. Le teint cireux ou le fardage des modèles contribuent à renforcer ce sentiment, tout comme l’espace et les objets viennent rapidement dominer le sujet principal. En parcourant le folio on perçoit également rapidement un message contestataire de la société de consommation, mais aussi de nos icônes et de notre mode de vie. Erwin Olaf ne rechigne pas à une mise en scène parfois « choquante » (comme dans les séries Royal Blood, Fashion Victim ou Squares) mais qui a le mérite de mettre en lumière notre relation inconsciente avec le sujet traité.
Un artiste qui ne vous laissera pas indifférent : Erwin Olaf portfolio
# EMO = Emotional Hardcore
L’ « Emo » ou « Emotional hardcore » est un des styles en vogue chez les adolescents. Je vous vois froncer le sourcil. Mais si, vous les avez déjà sûrement remarqués ces jeunes au look mi-gothique mi-punk avec une touche de manga attitude…
Si le look Emo est une des composantes importantes du mouvement il n’en demeure pas moins la partie émergée de l’iceberg. Le style Emo se décline en deux courants.
Le premier trouve son origine dans la scène « indie-punk » des années 80 et on retrouve naturellement des t-shirts cintrés à slogans, des badges, du jean slim…
Deuxième tendance, un mélange de look punk et gohique avec une prédominance de noir, des piercings, un maquillage charbonneux aussi bien pour les filles que pour les garçons etc…
Communs aux deux looks : une ligne cintrée, les converses All-Star, les Vans slip-on, les motifs à damiers (rose/noir), la rayure, les badges, la mèche devant les yeux, les lunettes à montures larges…
Vers le début des années 2000, l’Emo retrouve une popularité perdue dans les années 90, notamment auprès d’un public plus jeune qui se retrouve dans les thématiques amoureuses abordées par la nouvelle scène Emo. Sont également associés au courant les groupes qui ont un look ou un son similaire à ce genre. Les maisons de disque n’hésitent pas non plus à estampiller Emo tout groupe qui pourrait surfer sur le sillage de la popularité du mouvement.
L’utilisation de ce courant me fait quelque peu penser à la vague « Grunge ». Vous vous rappelez quand Nirvana et Pearl Jam étaient au sommet, toute la scène de Seattle, tout groupe rock qui avait un son pourri ou un chanteur qui portait une chemise de bûcheron était « Grunge ».
Les Emo ou connaisseurs du genre peuvent bien entendu apporter leurs précisions dans les commentaires de cet article.
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