# Nouvelle Twingo : l’opé marketing et le test
Suite du post d’hier, je vous propose aujourd’hui de revenir sur la campagne de communication de Renault et le test de la voiture.
Certains se sont étonnés du choix des blogueurs pour cette opération. En fait tout marche au piston…
Je plaisante bien entendu. Renault a deux objectifs principaux pour cette Nouvelle Twingo. Elargir son marché à toute l’Europe et séduire dès le lancement une population masculine, ce que n’avait pas fait le premier modèle.
Le panel de blogueurs était donc européen et en majorité masculin. Ce ne sont pas des experts en moteurs qui étaient invités, mais bel et bien des « utilisateurs potentiels » qui expriment à travers leur blog un certain « lifestyle », dynamique et branché.
Au niveau de la communication, je note quand un même un paradoxe entre la volonté affichée de Renault de recruter des hommes, et la campagne « l’affaire Twingo » avec Laetitia Casta.
Concernant l’opération auprès des blogueurs on n’a pu que remarquer la qualité du travail. Il faut dire que Sandrine, Brand Manager pour les petites voitures est aussi une blogueuse expérimentée (elle est mieux connue sous le nom de MoiAussi). Le séjour était donc une immersion dans l’univers Nouvelle Twingo : Pratique - Tonique - Branchée, le meilleur moyen de communiquer sur un produit. Le team Renault a eu la délicatesse de ne pas nous donner de consignes de rédaction pour nos articles. En fait, ils n’ont pas abordé le sujet blog du tout, plus préoccupés par notre bien être. Merci à eux.
Sportivité et customisation
Passons désormais en revue la voiture. Au bout d’une heure de conduite du modèle GT (100ch) j’ai eu le temps de me faire une idée assez précise de la voiture. Le premier sentiment lorsque l’on connaît le premier modèle est le sentiment de sécurité. La tenue de route médiocre n’est plus qu’un mauvais souvenir, on a affaire à un produit similaire aux gammes Clio et Mégane. Ensuite, on est tout de suite séduit par la connectivité qui est le point fort de ce nouveau modèle et sur lequel la Marque a beaucoup communiqué: connexion immédiate avec un iPod ou n’importe lecteur MP3 grâce à un boîtier situé dans la boîte à gants. Toutes les commandes sont alors transférées au volant. Idem, votre téléphone bluetooth est reconnu par la voiture, et vous pouvez poursuivre votre conversation sans aucune manipulation : le téléphone passe en mode main libre, avec son sur les hauts-parleurs, micro au niveau du rétroviseur et le répertoire est affiché sur l’ordinateur de bord, toutes les commandes sont au volant.
La qualité du son est remarquable pour ce petit modèle qui embarque 6 haut-parleurs. Sur route, on apprécie le silence du moteur. Par contre dès le 130 affiché au compteur, il faut commencer à monter le son du poste (même si bien sûr personne ne dépasse 130km/h…). Si les 100 ch permettent d’atteindre des vitesses honnêtes, je suis assez déçu du manque de nervosité. J’attendais quelque chose de plus puissant et dynamique pour un modèle siglé « GT ». Enfin, j’apprécie la customisation possible avec les différents stickers proposés. A l’instar de la Mini, Renault a compris le besoin des consommateurs de s’approprier le produit.
L’habitacle n’est pas le plus réussi…le compte-tour est ridiculement grand
J’aime :
- l’impression de sécurité et le confort du véhicule par rapport à l’ancienne version.
- La connectivité de série qui n’est pas présente sur des modèles dits « haut de gamme »
- La qualité de l’équipement audio
- Le look de la GT (modèle utilisé pour toutes les campagnes de communication)
- L’esprit customisation
- Le prix de 7500€ en entrée de gamme
Je n’aime pas :
- le manque de nervosité, surprenant pour un modèle supposé Sport
- l’austérité de l’habitacle
- le compte-tours ridiculement gros au dessus-du volant
- la direction trop souple - signe distinctif de Renault
- le choix des plastiques intérieurs, et des matériaux en général (mais à ce prix là…)
- l’absence impardonnable de détails comme le miroir de courtoisie, ou la poignée au dessus de la vitre côté passager…
Nouvelle Twingo est très critiquée surtout en raison de son design qui n’est pas aussi audacieux que la précédente. Elle sera cependant plus à même de séduire un large public. Dont les hommes, car on n’a pas du tout l’impression d’être dans une voiture de femme. Du fait d’une attente forte du public, Nouvelle Twingo créera forcément une déception. En ce qui me concerne je suis plutôt agréablement surpris car il ne faut pas oublier que cette Twingo n’est pas la rivale des 207 et des Punto. Et que dans sa catégorie Twingo se démarque nettement. Alors bien sûr il y a des défauts, une finition pas toujours au top, mais on ne peut pas demander du haut de gamme à un prix entrée de gamme.
Moi qui étais plutôt réfractaire à la base, je la considère maintenant comme une bonne option pour un deuxième véhicule.
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# Nouvelle Twingo, mon expérience en Slovénie
Tout commence en fait par une invitation de Sandrine et de BuzzParadise (représenté par Nils et Vicky) pour venir tester la Nouvelle Twingo en Slovénie. L’opération m’emballe tout de suite, d’autant que feront partie du voyages une vingtaine de blogueurs européens dont 5 français : Géraldine, Julien, Osmany, Raphaël.

# Pour en finir avec le trash
Quelques illustrations :
- Dans Nip/Tuck : l’apparence est reine et l’on crève les abcès à coups de bistouri, on évacue les soucis avec les litres de graisses, on gonfle sa confiance en soi avec du silicone. Le pathétique des situations n’a d’égal que le luxe des lieux et la coupe des costards en super 120s. Pour autant l’argent et la beauté ne rendent pas la vie plus belle aux héros de la série.

- Que penser de Patrick Bateman qui attache autant d’importance à une carte de visite qu’à une vie humaine ? Délirant ? Pourtant moi je me souviens d’un jeune belge qui s’est fait poignardé pour un iPod…
- Dexter est le seul personnage de série à avoir conscience de la vacuité de nos vies. Parce qu’il ne ressent rien et qu’il est obligé de simuler nos émotions, il met en exergue le ridicule de nos comportements. Vous n’avez jamais ri aux éclats à une blague que vous ne compreniez pas ?
Oui ce sont nos vies qui sont parfois les plus trash.
Les fictions (oeuvres) trash sont là pour le révéler et nous en faire prendre conscience. Mais le rôle des oeuvres trash est aussi de porter un regard plus positif sur la vie car la prise de consciences de certaines faiblesses ou maux , permet de mieux vivre et apprécier les choses qui nous semblaient (trop) simples.
Elles permettent aussi souvent, en dehors de cette phase d’ introspection, d’en ressortir plus “positifs”. Je ne résiste pas à la tentation de recopier ici le dialogue de cloture de l’épisode 5 entre Dexter(Tueur en série) et Rita (sa petite amie, ex femme-battue) :

- Rita : …bien, comme tout le monde.
- Dexter : Je veux…
- Rita : Une vie normale.
- Dexter : Oui, une vie normale.
- Rita : C’est là tout ce que je veux.
- Dexter : Juste ça.
- Rita : Ni célébrité ni fortune…? Les sensations fortes à tout instant ?
- Dexter : Non, j’ai eu assez de sensations fortes. Merci.
- Rita : Maintenant…Je prendrai la routine.
- Dexter : Être dans la moyenne.
- Rita : Le commun.
- Dexter : C’est bizarre, non ?
- Rita : Oui.
J’espère que vous aurez apprécié le petit voyage underground que nous vous avons proposé. En ce qui me concerne j’ai pris énormément de plaisir à monter ce dossier avec Serialbuzzer et j’ai appris beaucoup sur le sujet. Il est difficile de faire un état exhaustif sur le sujet tant il est vaste. Si ce cycle vous a donné envie d’aller plus loin, alors notre pari est réussi. En tous cas nous avons fait en sorte de vous donner des clés de réflexion et d’interprétation. Car à n’en pas douter, le futur sera trash.
Okcowboy et SerialBuzzer
# American Trash Dream

American psycho : le Roman trash Américain PARFAITEMENT CULTE
Il tue, viole, tronçonne, salit les femmes, les homosexuels et les gens modestes qu’il croise sur son chemin et qu’il éxècre au plus profond de lui même .
En fait Patrick est un jeune homme parfaitement anormal qui cache sous une préciosité maladive tous les traits d’un dangereux psychopathe, obsédé, ultra-violent, parfaitement schyzo, totalement psycho. Il découpe ses victimes au hachoir, les viole, les violente, les humilie …bref c’est une parfaite ordure. Le livre décrit ses meurtres bien en détail, sa folie aussi.
Alors pourquoi aime-t-on Patrick Bateman et American Psycho ? ?
Je pense qu’Ellis a su présenter son personnage de manière si juste et « humaine » malgré son ultra-violence qu’on en arrive au fil des pages à souffrir pour lui lorsqu’il est prêt de se faire « attraper » par la police ou ses collègues. On finit par détester les victimes, qui pourraient faire plonger notre « héros ».

Putain ! comment a t-il fait ? C’est moi qui craque ? Non, je ne suis pas le seul à « aimer Bateman » et à ne pas souhaiter par ailleurs la mort de tous mes prochains (c’est de la fiction mais je la soutiens quand même ! Suis-je un pervers ? Un serial-killer refoulé ? Non! )
Je crois qu’il s’agit d’une immense prouesse littéraire, un don de l’écriture sensible , de la description sincère, qui font qu’Ellis rend ce personnage ultra-attachant: Oui, lui ce yuppie qui écoute les Talking Heads sur du matériel hi-fi ultra coûteux tout en se passant 5 ou 6 crêmes sur le visage….pendant que 2 jeunes femmes se vident de leur sang dans le jacuzzi.

A priori « disgusting », « shocking » mais non…..On aime ! On lit , on suit …comme des petits cochons, des marquis de Sade, des trash boys et minettes.
Ellis nous scotche, nous plaque à terre, nous assomme, nous attache, nous ligotte.
Bref l’écriture est top , l’histoire outrageusement accrocheuse pour peu qu’on soit un minimum «voyeur». Patrick Bateman est attachant (et tâchant) malgré sa folie meurtrière indéfendable. Son univers superficiel est suffisamment riche et plat à la fois pour qu’on lui accorde de intérêt (et se demander pourquoi), le name dropping impressionnant, la chute aussi .
American Psycho : TRASH PSYCHOLOGIQUE et GRAPHIQUE
Ce roman est indispensable à tout amateur de sensations fortes aussi bien psychologiques (la folie meurtrière découlant de la solitude et de l’ennui profond) que graphiques (des litres d’hémoglobine coulent dans les pages, des bouts de membres se retrouvent dans les frigidaires, des yuppies forniquent dans des hôtels hors de prix ),Très “sexe , meurtres & rock’n roll”, American Psycho est le roman culte par excellence d’une Amérique toujours pas remise du « Last Exit to Brooklyn » de Hubert Selby Junior et qui découvre son fils spirituel « deux fois plus trash ».
J’ai lu « American Psycho », 19 fois et je n’ai toujours pas compris d’où venait la grâce inexplicable dans une histoire aussi violente. De l’écriture, sans doute : Ellis décrit les cartes bancaires de Patrick Bateman, comme Proust décrit les madeleines de son enfance, avec grâce et beauté. J’ai voulu lui dire lors de la fête qu’il donnait chez lui, mais je n’ai pas pu, il n’était pas là.
« American Psycho » est paru éditions « point » et 10/18
Romain Novarina
Pour aller plus loin:
- A écouter en lisant American Psycho :« 1977 » des Talking Heads
« Suicide » de Suicide
« Downward Spiral » de Nine Inch Nails
«La Folie » des Stranglers
- À lire aussi absolument du même auteur :
# Moins que zéro (1985)
# Les Lois de l’attraction (1987)
# American Psycho (1991)
# Zombies (1996)
# Glamorama (1999)
# Lunar Park (2005)
- A ne pas voir :
American Psycho (1 et 2) , les film honteusement mauvais malgré la présence de Willem Dafoe et Cloé Sévigny dans le premier opus.
(Note de FloW : Mais mois je mets quand même un trailer ..hé hé!)
- A voir dans le même genre « serialkiller bien barré » :
« MANIAC » William Lustig 1980
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# Le trash, un phénomène de société
“Putain! c’est trash !”
cria ma cousine en regardant la scène de torture de Wolf Creek…. “Pffffff, mais qu’est-ce qu’elle y connait au trash celle-là !?” pense tout bas le trash-boy. 
# Le trash selon serialbuzzer
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“Salut, bonjour à tous et à toutes, Je m’appelle Romain Novarina, je fais des trucs écrits, dessinés ou filmés dans différents styles et sous différents pseudos dont Serialbuzzer.
Une bonne partie de mon travail tourne autour du trash-comique, de l’humour, de l’érotisme , des séries b, z , des vidéo cosmiques, déjantées et ludiques …d’une manière générale, le trash me plait et m’habite (sans jeux de mots). Je vais vous en parler.

Sans me perdre dans des considérations de bas étage, je dirai que le beau, la lisse, le propre et « le traditionnel » m’intéressent beaucoup moins ou alors amplifiés, exagérés, outranciers.
De manière générale, j’aime l’originalité, l’indépendance d’esprit et le décalage : la contre-culture m’a toujours beaucoup plus botté que l’apprentissage ,non moins important, de la culture « traditionnelle » : traditionnel, je hais ce mot.
À la veille de mon bac je dévorais Hunter Thomson au lieu de relire Balzac. Aujourd’hui je lis Marc Behm en écoutant Mount Shasta, je n’ai pas changé, je ne changerai jamais de crèmerie : le décalage fait ma vie.”
Les Origines du trash
Les Romains étaient super trash quand ils ont clouté le pauvre Jésus sur la croix…et Judas était un trash boy. Des siècles plus tard une scène monstrueuse de SAW 3 (interdit aux moins de 18 ans et ça se comprend) nous montre un pauvre détenu hurlant à la mort en arrachant ses mains crucifiées; à côté de cela Céline Dion passe en boucle sur MTV, Marylin Manson joue les fleurs bleues (cf son dernier album)…C’est sûr, le Trash visuel et psychologique a toujours existé.
Culture trash ?
Pas plus qu’une école de l’underground ou de la contre-culture je pense qu’il n’y a pas de « Culture Trash » mais plutôt des individus, des œuvres et un public qui se rassemblent autour d’un même état d’esprit sous des formes très variées et sans « cahier des charges ». Liberté rime avec Trash.
Trash et Violence
Il semble que la violence graphique ou mentale soit le point commun aux différentes formes que peuvent prendre les œuvres « trash » : gores, hardcores, ou psychologiquement insoutenables, elles réveillent nos peurs, touchent à notre sensibilité profonde et violentent notre esprit.
Expérience positive ou non, elles ne laissent jamais indifférent comme la vue d’un tableau de Beacon ou une installation de Paul Mc Carthy. Dans un autre traitement certaines photos de Martin Parr sont trash, parce que réelles et crues. Les œuvres de Jeff Koons, sont trash-comiques.

Le trash à travers les âges :
50’s/60’s : Avec « Junky », William Burroughs sort un des premiers livres trash sur la drogue dure et ses méfaits ; des milliers de jeunes ne passeront pas à la seringue grâce à ce « real diary » d’une violence inouïe. Suivront d’autres chefs d’œuvres comme le « Naked Lunch » . Je pense que tout amateur de trash ne peut qu’idolâtrer William Burroughs, ce génie du « cut writting » qu’on verra apparaître dans le « Drugstore Cowboy » de Gus Vant Sant.
60’s/70’S : En top of mind « Trash » c’est littéralement « la poubelle » mais c’est aussi un film culte de Paul Morrissey de la Factory d’Andy Warhol. La trilogie de Morrissey (Heat, Flesh, Trash) est immanquable car délicieusement graphique et totalement barrée. Il faut la regarder (les dialogues ne sont pas essentiels) en écoutant le « Banana Album » du Velvet Underground et ses morceaux inaudibles comme « European son » ou franchement glaçant comme « Héroïne » : Cet album fait figure selon moi de disque trash par excellence ; on vit à travers les textes à fleur de peau de Lou Reed une période ultra-dark et décadente du New-York pré 70’s ou overdoses et suicides en tout genre faisaient bon ménage sur fond de luxure (….)
Bien sûr les premiers « Stooges » (Fun house, Raw Power) et des morceaux comme « Dirt » sont parfaitement immanquables pour leurs trash lyriques et les cris d’Iggy Pop. On n’a jamais fait mieux.
70/80’s : 1977 l’année de la naissance du punk selon les médias: complètement faux* (rf les Stooges). En fait c’est ma date de naissance et celle du Centre Pompidou que des architectes conservateurs ont trouvé « trash ».
Cette période voit naître dans les mains d’un jeune réalisateur nommé Wes Craven le film trash graphique et psychologique par excellence : « La Dernière maison sur la gauche **».
Le film trash commercial des années 80 porte bien son nom : il s’intitule « Street Trash » : entre série z et gore-comique (mais impressionnant pour l’époque).
Un peu plus tard Lucio Fulci nous livre un « gialo » trash : L étrangleur de New York, (« Lo Squartatore di New York) qui dans un esprit plus sombre que « Street trash » nous fait découvrir un New York vraiment « dirt » loin des stéréotypes « yupies and coke » de cette époque-là.
Je retiendrai personnellement « Maniac » (1980) de William Lustig comme le film trash culte des eighties avec un acteur mythique car complètement cinglé, nommé Joe Spinnel.
Pour moi la BO trash du début des années 80 est signée « SUICIDE » (album éponyme), un de mes disques préférés de tous les temps mélangeant synthés acides, voix d’outre-tombe, riffs entêtants et lyrics beaux à pleurer. Alan Vega sort un album mythique, sombre et mélancolique, acide et compact.
Des photographes comme Richard Kern ou Larry Clark (avant de devenir réalisateur) font dans le trash-sex, cela préfigure le porno-chic de Terry Richardson.
90’s : Pour moi le film trash des années 90 est « Trainspotting » : j’entends le peuple se soulever, les cris « Trainspotting ! T’es fou ! Ça n’a rien de trash ! ». Je signe et persiste que cette œuvre majeure et visionnaire sur un pays peuplé d’une génération perdue de camés, post-beatniks façon héroïne est sacrément trash : le petit bébé mort…ça vous revient ?
Dans un tout autre genre je vous conseille « Funny Games » de Michael Haneke qui est un bijou de violence psychologique.
Toujours dans le « psycho » l’immense œuvre de bandes dessinées de Charles Burns, « Black Hole » est incontournable car « métaphore » d’un monde d’adolescents perdus dans la drogue et la maladie.
La b.o trash des 90’s : « Pills, thrills and Bellyaches » des Happy Mondays ou toute la folie douce du « Madchester ». Je pense souvent à l’intro du morceau « Kinky Afro »: « Boy, i’m 30, I only went with you mummy cause she’s dirty ». Culte
Aujourd’hui : Plus que jamais, le Trash fait partie des tendances incontournables de la société dans la mode, la musique et le cinéma.
Dans la mode, un retour depuis 5 ans environ en France, aux « sapes rock’n roll et par extension trash/punk » inspire les créateur du monde entier.
Les groupes comme « Enter Shikari » ou « Shy Child » remettent leurs habits de « métalos » et sortent les beat box : après la new rave des Klaxons (qui n’est qu’une resucée des Happy Mondays) débarque le « Hard électro ». Pas mal.
Le cinéma trash grand public fonctionne : Saw, Hostel, Turistas, Wolf Creek etc… font des chiffres d’affaire faramineux.
Le vrai cinéma « trash » atteint des niveaux de violence inouïs : des films comme « August Underground » de Fred Vogel (tourné façon snuff movie ), « Aftermath » de Nacho Cerda (merci Darkplanneur) sont autant d’œuvres ultra-trash qui repoussent les limites du supportables puisque mélangeant de manière outrancière réalisme et violence métaphysique. Ça fait mal. Bon appétit.
De manière générale, le trash est plus que jamais d’actualité…il suffit de regarder le journal télévisé.
Vois ma vie : Mike Craneur - Acteur Porno et Producteur
* Les Sex Pistols, malgré les efforts de leur génial manager restent à mes yeux un groupe faussement trash marqueté jusqu’à la bibine « brandée ».
**j’y fais référence dans l’épisode 1 de « You pay you die »
# Bienvenue dans le trash
En France, citons dans leur genre Gaspar Noé (avec le très controversé Irréversible), Alexandre Aja (Haute tension et La Colline a des yeux), François Ozon…
Le genre se développera sans doute avec une nouvelle génération de réalisateurs imprégnés de la culture américaine et soucieux de se différencier de leurs aînés.
Pourquoi une fascination de ces grands noms pour la « sub-culture » ? Peut-être en raison de l’indépendance, de la grande liberté d’expression que la forme et la faible diffusion permettent. Une exploration déculpabilisée des travers de notre société et de l’Homme.
C’est d’ailleurs pour ces raisons que le trash méritait un cycle sur okcowboy. Un cycle sous forme de descente aux enfers avec pour guide le Serial Buzzer dès demain.
Cette semaine je vous propose le « Cycle Trash » sur okcowboy. Un article par jour toute la semaine consacré à la « Trash Culture ». Pour la première fois, je me suis associé à quelqu’un pour la réalisation de ce dossier. SerialBuzzer interviendra donc sur okcowboy pour nous parler de ce genre qui lui tient à cœur.
Pourquoi un cycle sur le trash ? Malgré une communauté importante de fans, le genre est méconnu et les « à-priori » règnent. La plupart des œuvres trash sont ultra confidentielles, et il me semblait important de profiter de l’exposition un peu plus « mainstream » de ce blog pour effleurer le sujet et peut-être vous donner envie d’aller plus loin.
Le Trash, ou littéralement « poubelle » en anglais est apparu dans les années soixante dans le milieu littéraire beatnik pour ériger le laid en valeur esthétique. Le trash ou culture trash fait référence sur le fond à des œuvres de genre (porno, science-fiction, horreur, cinéma Z) et sur la forme à une esthétique kitsch et « cheap ». Les détracteurs diront excessif et moche…En France le genre est très anecdotique, mais dans des pays comme les Etats-Unis, Le Royaume Uni, les Pays Bas, l’Allemagne et la Belgique, il y a ses lettres de noblesse sous l’appellation « Cult Movies ».
Le trash est relativement élitiste dans la mesure où les productions sont peu diffusées (par manque de moyen et par leur côté choquant / subversif des réalisations) et où le spectateur a besoin de clés interprétatives. En effet, on trouve souvent dans les œuvres trash des références circulaires, de la caricature, mais aussi des critiques plus ou moins ouvertes des politiques, de la société, des conglomérats.
La difficulté avec le trash c’est de savoir comment l’aborder : le trash est polymorphe (cinéma, musique, littérature, photographie, état d’esprit…), inégal dans la qualité (il y a les maîtres et les imitateurs qui peuvent sortir des daubes sous couvert d’esthétique « trash » et de petits moyens), inégal dans l’intensité (de l’épouvante au gore choquant absolu), et rare…
Des références du cinéma traditionnel permettent toutefois au grand public de se familiariser avec ce genre : Tim Burton et son Ed Wood, Tarantino avec l’ensemble de son œuvre, Cronenberg, Paul Verhoeven et Starship Troopers, C’est arrivé près de chez vous avec Poolevoerde…




Pas étonnant que face à ce phénomène de banalisation, les adeptes du Trash « hardcore » se radicalisent et aillent dans une exploration plus profonde du genre. Les limites sont toujours repoussées pour le meilleur ou pour le pire : dans une société où une partie de la jeunesse a appris la sexualité à travers les films porno, il n’est pas étonnant de voir apparaître des genres comme le gonzo, un porno hyper violent. Du côté de la violence extrême, on trouve le « snuff movie », un film avec tortures et mises à mort réelles. Cet univers était décrit dans « 8mm » un film culte avec Nicolas Cage. Précisons que ce type de films est rarissime, à la limite du mythe.


