# Le Prestige
Au 19ème siècle, à une époque où le cinéma n’existait pas encore, où les musiciens ne remplissaient pas les stades, les magiciens étaient adulés. Rivalisant d’inventivité pour remplir les théâtres, les magiciens se livraient une véritable compétition et les meilleurs tours se monnayaient une fortune. C’est à cette époque et dans ce milieu méconnu que nous transporte Christopher Nolan dans The Prestige. Malgré une sortie en salles inaperçue, le film est un petit bijou, qui s’articule comme les trois actes d’un tour de magie.
La promesse.
C’est l’annonce d’un grand film avec un réalisateur surdoué qui joue avec les codes temporels et qui adore mener son spectateur en bateau. Comme dans Mémento son deuxième long métrage, qui avait fait parler de lui pour la qualité de son scénario mais également parce que l’on suivait les évènements de façon anti-chronologique. Il est également le réalisateur de la nouvelle et très noire trilogie des Batman (Batman Begins, et le prochain The Dark knight ).
C’est aussi un casting grandiose avec Christian Bale (que l’on a vu en Patrick Bateman dans American Psycho ou dans l’excellent the Machinist, et encore dans le rôle de l’homme chauve-souris toujours avec Nolan), Hugh Jackman (Wolverine des X-Mens), Scarlett Johansson, le génial Michael Caine ainsi que David Bowie.
Le tour.
Le Prestige, tiré du roman éponyme de Christopher Priest, oppose deux amis magiciens surdoués. Borden (Christian Bale) a la magie dans le sang mais une condition modeste. Angier (Hugh Jackman) est un aristocrate au sens du spectacle et de la mise en scène.
Un évènement tragique transformera leur relation en une rivalité puis en une quête de gloire et de vengeance destructrice. Tour à tour spectateurs, acteurs et arbitres de cette lutte, Olivia (Scarlett Johanson) l’assistante et Cutter (Michale Caine) l’ingénieur viennent donner un nouvel éclairage à l’intrigue.
Deux heures de film, un suspens et une intensité dramatique croissants tout au long du film. Une narration qui joue avec les repères temporels pour duper les personnages mais aussi le spectateur. Un scénario dont la qualité d’écriture place selon moi le film aux côtés de Mémento, Usual Suspects ou Fight Club.
Le Prestige.
Disons le d’emblée, le coup de théâtre final apportera au spectateur ce qu’il aime dans la magie et dans le cinéma (ou dans la magie du cinéma): être dupé. Le genre de révélation qui fait défiler le film dans votre tête et réaliser que du début à la fin on vous menait par le bout du nez. Le film, qui vous tenait en haleine, se révèle alors d’une dimension supérieure. Applaudissements.

Regardez attentivement.
La force du Prestige est d’être réalisé comme un tour de magie. Tout est là, il y a bien un “truc”, mais Nolan détourne votre attention et vous amène où il veut.
En dehors du casting, de la réalisation parfaite, de la tension croissante, des rebondissements, Le Prestige a encore des cartes dans sa manche. Photographie sublime, décors victoriens somptueux, personnages denses et cyniques et une ambiance qui mêle onirisme (les scènes dans Colorado Springs sont un véritable aparté fantastique) et gothisme…C’est aussi un film sur l’obsession et le sacrifice, le symptôme et la condition d’une réussite à tout prix.
Comme vous l’avez compris, j’ai énormément apprécié ce film, il fait partie de ceux qui laissent une trace et qui appellent à de nouveaux visionnages pour les voir sous un autre angle.
Le film est disponible en DVD depuis novembre 2006.
*photos:dvdrama.com
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# okcowboy change de peau
Le nouveau template d’okcowboy était près depuis bien des semaines. Je n’attendais plus que le passage en version 2 d’over-blog pour le mettre en place. Ne pouvant plus attendre, je l’ai adapté à la V1 pour vous proposer ce que vous pouvez voir aujourd’hui.
La version 2 aura une structure différente.
En attendant (combien de temps encore?), vous pouvez me faire part de vos commentaires sur ce nouveau design, et éventuellement me signaler les éventuels problèmes d’affichage.
J’espère que vous aimerez!
Pour rappel : un petit clip que j’avais réalisé pour montrer mes influences pour ce design



# Biotherm Power Bronze, poudre bronzante
Toutes les marques proposent désormais une ligne Homme avec un soin hydratant à effet bronzant. Ces lignes connaissent un succès, mais certains hommes ont encore l’appréhension du résultat puisque que celui-ci est généralement progressif.
Aussi, fallait-il proposer au consommateur masculin, un produit avec un geste facile et au résultat immédiat.
Biotherm propose Power Bronze, une poudre mate transparente qui offre un bronzage modulable instantané.
La marque revisite “La poudre de Soleil” bien connue des femmes et amène l’homme en douceur sur le chemin du maquillage. Pour facilité cette “initiation”, Biotherm utilise le blaireau, un accessoire typiquement masculin, puisqu’utilisé pour le rasage de la barbe. Voilà de quoi lui donner des repères familiers, pour l’initier à une nouvelle gestuelle.
Voilà une semaine que je teste le produit qui m’a été envoyé par Biotherm et heaven.
J’entends déjà certains s’écrier :”Mais c’est du maquillage! C’est pour les gonzesses!“. Et j’ai envie de répondre: oui c’est du maquillage, et alors?
Le produit s’inscrit dans une mouvance qui s’installe peu à peu, celle de l’asexualisation des rituels de beauté. On l’a vu récemment avec le bodygroom de Philips, un rasoir masculin pour le corps. D’ailleurs, il faut se rappeler que quelques années en arrière (4-5 ans), le soin pour hommes était transgressif, et qu’il est maintenant bien rentré dans les mœurs. Alors, le maquillage pour hommes est-ce tabou? Pas pour moi. Il s’inscrit plutôt dans une dynamique de bien être et de temps pour soi (comme la mode du spa). Avec une bonne mine, on se sent mieux dans ses baskets sans que ce soit pour autant du narcissisme. Les produits sont d’ailleurs très adaptés à la spécificité masculine.
Pour conclure, et faire un peu dans le « participatif » je vais solliciter votre avis :
- Messieurs, pensez vous que ces gammes de produits soit trop féminisantes ? Est-ce une gestuelle qui vous fait « peur », ou de nature à vous dissuader de l’essayer ?
- Mesdames, que pensez-vous des hommes qui utilisent ces produits ?
Powerbronze4
Uploaded by LoveBiotherm
Points positifs :
- Le résultat est très naturel, clairement, on n’a pas l’air maquillé
- L’opération se fait en quelques secondes seulement.
- facile à utiliser
Points négatifs:
- Pensez à mettre votre chemise après le poudrage sinon vous risquez de vous salir (même si ça part facilement). Evitez également d’appliquer le produit au niveau du col.
- Au début je n’avais pas bien compris comment remettre le capot sans abîmer les poils. Il y a en fait une bague, pas très visible, qui se remonte vers le haut et qui les serrent.
# L’orgasme masculin
Oui, oui, je sais, après 3 semaines d’absence, revenir avec un article intitulé « l’orgasme masculin » semble destiné à récupérer un public perdu (d’abord personne n’est parti hein !).
Il s’agit en fait du sujet traité par un très bon reportage diffusé hier soir en seconde partie de soirée sur Arté. Le programme était précédé par un documentaire sur l’orgasme féminin. Autant dire qu’il y en avait pour tous les goûts…
Si je préfère m’attarder sur le second thème, c’est que bizarrement je ne me souviens pas avoir jamais vu ce sujet évoqué autrement que sur le plan médical. D’habitude, on parle surtout des éjaculateurs précoces ou au contraire des problèmes d’impuissance. Mais parler de plaisir masculin est quelque chose de très nouveau. Parce que la gente féminine à tendance à penser qu’éjaculation = plaisir. Or, le reportage montre à travers les témoignages sincères de six hommes (témoignages complétés par les interventions de sexologues), que le plaisir comme les antibiotiques ce n’est pas automatique.
Si ce sujet à sa place sur ce blog, c’est qu’il montre le poids de la société sur les rapports entre individus. Par exemple, naturellement, l’homme est programmé pour un accouplement moyen de 3 minutes (héritage des grands singes). Qui aujourd’hui, homme comme femme se contenterait d’une telle performance ?
L’homme a alors une obligation de contourner cet héritage biologique pour répondre d’une part aux attentes de plaisir de sa partenaire, et d’autre part pour satisfaire les critères de performance fixés par la société (qui donne une durée moyenne de 15 minutes pour un rapport sexuel). Mais le plaisir masculin est il au rendez vous dans ces conditions ?
Ceci n’est qu’un exemple des thèmes abordés dans le doc (les sentiments, la première fois, plus les sujets un peu plus « hot » ou « techniques »).
J’ai également beaucoup apprécié les témoignages intimes et intimistes de ces hommes qui ont accepté de se livrer tels qu’ils sont. Tout le monde sait que l’homme est plus prompt à fanfaronner qu’à ouvrir son esprit et son cœur.
Le programme est réellement tout public (enfin à déconseiller tout de même aux plus jeunes) : les hommes apprécieront de constater que finalement nous sommes tous (à quelque chose près) les mêmes. Les femmes découvriront je pense une face très bien cachée de celui qu’elle pense lire à livre ouvert.
Si le sujet vous intéresse, Arté rediffuse le documentaire « Alors, heureux ? » le 17 juillet à 3h40 et le 1er août à 02h05.




