# Le crank est-il au hip-hop ce que la tecktonik est à l’électro?
Vous n’avez pas pu passer à côté du crank. Notamment parce que Soulja Boy est en tournée européenne et qu’il a fait une apparition sur tous les plateaux télé français pendant une semaine.
Vous ne voyez toujours pas ?
Le crank, c’est LA danse issue de la chanson « Crank that » de Soulja Boy Tellem.
Soulja Boy Tellem littéralement « le jeune soldat leur dit » est un jeune rappeur américain de 17 ans venu d’Atlanta.
Il se fait connaître en posant sa vidéo « Crank that » sur Myspace et Youtube et fait un vrai carton en tenant 7 semaines en tête des charts américains. A l’occasion des Youtube Awards 2007, sa vidéo était d’ailleurs nominée parmi les meilleures du célèbre portail.
« La Macarena du Hip-hop »
La vidéo de Soulja Boy met essentiellement en avant la danse : sa chorégraphie est très accessible (beaucoup beaucoup plus que la tecktonik), vous maîtrisez rapidement les 5-6 pas et la Spéciale Superman grâce au tutoriel en ligne présenté par Soulja himself.
Cette simplicité fait que la danse a été très rapidement adoptée par un large public aux US. Tout le monde danse le crank : les équipes de foot américain dans les stades, les pom-pom girls, les enfants, etc…
Pourtant le crank n’a à la base rien pour être populaire. Mix de « crazy » et de « drunk », le mouvement vient du hip-hop hardcore du sud des US : la musique, tout comme les paroles ne sont pas très sophistiquées et servent principalement à se défouler, à bouger ou à vendre des sonneries de téléphone. Pour preuve, la pub qui défile dans le clip et qui a permis de vendre plus 3 millions de ringtones.
Comme dans la Tecktonik, on ne peut pas réellement qualifier le crank de mouvement de fond dans le sens où il ne revendique aucune valeur, si ce n’est se faire plaisir en dansant tout en ayant la classe bien sûr (cf. les déjà cultes lunettes de Soulja Boy ou les sneakers.).
Soulja boy est une émulation internet de 50 cent, avec un son efficace et dansant qui touche un maximum de monde. Le jeune rappeur revendique d’ailleurs ouvertement son modèle, d’abord sur le plan musical puis évidemment sur le plan business. Comme son ainé, Soulja aimerait bien avoir aussi son film, ses jeux vidéo et sa maison de disque.
Warning : Le Crank n’est pas le Krump
Une confusion est possible entre le crank et le Krump (Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise), sujet du film Rize de David Lachapelle (2004). Le krump est une danse agressive et visuellement beaucoup plus impressionnante. Alternatif au hip-hop traditionnel, il emprunte aux danses tribales africaines et se caractérise par des mouvements hyper rapides et techniquement très difficiles.
Loin des business plans, le krump fut une réponse aux émeutes raciales de 92 à Los Angeles, une danse spirituelle, un mode d’expression non violent pour les jeunes défavorisés.
Chorégraphie de groupe
Vous l’avez compris l’importante question de fond est : Le crank va-t-il connaître le même succès que la tecktonik?
Si oui, il est peut être encore temps de faire quelque chose…
Concluons cet article sur cette fameuse vidéo de prisonniers philippins devenus mondialement connus en reprenant la chorégraphie de Thriller de M. Jackson. Les voici toujours dans la cour de promenade, mais cette fois ils dansent le crank !
# Yabu et Tabu : nouveaux modèles de masculinité
Dans le numéro du mois de mars 2008 de Trendmark, j’ai été interpellé par un article sur les nouvelles représentations masculines.
Attention, nouveaux concepts (ou plutôt nouveaux mots pour anciens concepts) : le Yabu et le Tabu.Le Yabu (prononcer « yabou » acronyme de Young & Beautiful) est l’incarnation de l’homme jeune, musclé et beau. Une perfection mise en image par des marques Premium/Luxe branchées : D&G, Tom Ford, Armani, Gas, Diesel… Seules imperfections autorisées : barbe de trois jours et coiffure coiffée/décoiffée.
Le Tabu (prononcer « tabou » acronyme de Tasty & Bally) est par stricte opposition un homme d’âge plus mûr, dont la beauté réside autant dans la plastique que dans l’expérience et le charisme.

De façon assez simpliste, le Yabu véhicule une image de virilité lisse guidée par l’esthétique gay, tandis que le Tabu représente le modèle « classique » de la virilité brute hétéro.
Selon l’auteur de l’article de Trend mark, le Yabu serait mis en scène dans les publicités du Sélectif tandis que le Tabu serait plus destiné à un marché Grande Consommation.
L’âge serait donc le facteur discriminant.
D’un côté les jeunes prennent soin d’eux, suivent sans complexe le modèle des trend-setters homos et shoppent dans des boutiques haut de gamme spécialement désignées pour eux.
De l’autre, nos pères façonnés par les exemples de Robert Redford ou de Clint Eastwood préfèrent acheter leur crêmes hydratante (surtout pas anti-rides !) à Carrefour le samedi matin entre le jambon et la binouse.
Modèle simpliste au premier abord, mais certainement pas infondé. Du moins pas si l’article était paru en 2001 ou 2002. Parce que depuis, les mœurs ont évolué avec les habitudes de consommation. Notament parce que nos chers Tabu commencent à se rendre compte que les produits de beauté et les fringues bien coupées ont quand même du bon. Et donc reproduisent le comportement des Yabu…
L’article de Trendsmark conclue de la sorte : « Tabu ou Yabu, c’est là tout l’équilibre à trouver pour les marques masculines de beauté et de mode, elles doivent impérativement séduire les populations hétérosexuelle (le mass market) et homosexuelle (le trend market), alors que les mêmes marques qui s’adressent aux femmes n’ont pas à communiquer vers les lesbiennes qui ne sont assurément pas une cible marketing… ».
La véritable difficulté pour les marques selon moi, réside dans le fait de communiquer pour des produits similaires à des populations qui ont des modes et des habitudes de consommation totalement différents.
Et pour une fois au lieu de vous donner des exemples de communication qui illustrent cette difficulté, voici le brillant exemple de Tom Ford :
Une pub 100% porno hétéro (Parfum homme Tom Ford)…

…et un Tom Ford égérie de sa propre marque, lui-même assez ambigü: 50% Tabu – 50% Yabu (la même ambiguïté véhiculé par Christian Troy de Nip /
Tuck pour les connaisseurs).

Ah la la…que de nuances et de subtilités naissent dans les têtes de nos amis publicitaires…
Pensez vous que tout cela soit trop théorisé? Qui a tué le docteur Lenoir, dans quelle pièce et avec quelle arme?
Source : Trendmark.fr
# Lancôme fête l’arrivée du printemps avec les blogueurs
Mardi dernier (juste avant la soirée Airness / L’Oréal) je me suis arrêté à l’Institut Lancôme sur invitation de Balistik’Art*. Rencontre très intéressante entre la marque et les blogueurs présents pour comprendre la vision de la relation blogueurs / Lancôme, découvrir la présence de Lancôme sur le Net et découvrir les nouveaux produits.
Lancôme et les blogueurs : une relation plus qualitative que quantitative
La marque a choisi de faire de quelques blogueurs des ambassadeurs de marque plutôt que de s’en servir comme de simples relais d’information. Lancôme organise en effet depuis quelques temps des rencontres avec le même petit groupe de blogueuses pour lui présenter son actualité. Ce mode de fonctionnement à l’avantage de créer une relation privilégiée et de favoriser la compréhension mutuelle. Une approche très intelligente au regard du positionnement de Lancôme. Pour cette soirée, les hommes étaient invités notamment parce qu’il y existe une (belle) gamme de produit pour l’Homme. Est-ce que la marque va s’engager dans la même relation avec nous qu’avec le filles ?
Magnifique Women
Cette soirée était surtout l’occasion d’annoncer le lancement** de la « plateforme communautaire » de la marque : Magnifique Women.
Magnifique Women sera un espace d’expression et de communication. De ce qui nous a été présenté, le site est très orienté vidéo et présentera des portraits de femmes magnifiques. Non pas des modèles de beauté, mais des femmes magnifiques par leur action et leur contribution à la société.
Les contributeurs du monde entier seront sollicités pour présenter eux aussi des femmes magnifiques.

De ce que j’en ai vu, le site sera certes communautaire, mais ce sera surtout un moyen de véhiculer les valeurs de Lancôme, une certaine vision de l’art et de la beauté. Je ne résiste pas à déjà comparer Magnifique Women à Louis Vuitton Journeys, ce site magnifique qui est un plongeon dans l’univers de marque.
Sois beau : Energizer Total
Lancôme a vraiment le sens de l’hospitalité. A peine avais-je passé le seuil de l’Institut Lancôme que l’on me proposait un soin du visage. « Avec plaisir !». Après un diagnostic de ma peau et de mes habitudes cosmétiques, un nettoyage et un massage du visage en règles, j’ai pu tester dans les meilleures conditions qui soient le nouveau Energizer Total de la gamme Lancôme Homme. Energizer Total vient combler le vide dans l’offre 20-30 ans avec la promesse d’ « exfolier la peau, de renforcer le métabolisme cellulaire, de rendre la peau plus confortable, réveillée, défatiguée ».
En ce qui me concerne j’aime la texture du produit (fluide, rapidement absorbé, parfum léger et délicat), le packaging hyper qualitatif et très masculin. Et si le soin nous avait mis en condition, je dois avouer que j’ai particulièrement apprécié la sensation de confort et de souplesse de ma peau après la première utilisation (et je pense qu’Eric, Charles, Cédric et Alex & Very ne me contrediront pas).
Energizer Total s’annonce déjà comme un grand classique des soins Homme.
Vous l’avez compris, cette rencontre chez Lancôme a été aussi intéressante qu’agréable. J’espère que l’échange avec la marque se poursuivra car j’apprécie beaucoup la vision d’internet par Lancôme. Et puis pour moi, ça a été un peu le baptême du feu de la blogosphère féminine, ce monde étrange, futile, sérieux et parfois inquiétant (thanks Live, Elodie et Capucine pour l’explication).
*Balistikart est une toute petite agence orientée Luxe, composée de 4 personnes dont Galienni, Very et Céline. En 2 mots : vision et créativité.
**date de lancement au public : 25 mars 2008
Disclosure1 : Lancôme est une marque de la Division des Produits de Luxe de L’Oréal, groupe pour lequel je travaille. Cependant j’ai été invité en tant que blogueur, et c’est en tant que blogueur que j’ exprime mon opinion sur mon BLOG PERSONNEL.
Disclosure2 : J’ai passé trois ans sur le site de production des soins Lancôme. J’ai donc une affection toute particulière pour cette marque qui est plus que de la crème dans un flacon verre. Pour moi c’est aussi 600 personnes, du Directeur d’Usine à l’opérateur, qui sont attachées à LEUR marque et qui se battent tous les jours pour proposer aux clients le meilleur produit et le meilleur service possible.
# Lancement de la gamme Parfums et Déodorants Airness Instinct avec L’Oréal
Après les vêtements, les lunettes et les téléphones portables, Airness choisit les cosmétiques pour poursuivre sa diversification.
C’est tout une gamme de parfums et déoparfums qui est lancée en partenariat avec L’Oréal. Plusieurs blogueurs étaient invités par Spheeris (thx Anne
Claire) à la soirée qui avait lieu à cette occasion dans la boîte parisienne le Showcase mardi dernier.
La gamme qui sera disponible sur le marché courant avril est déclinée en 3 parfums et 6 déoparfums (voir fin de l’article) et sera positionnée
sur le segment « Luxe Accessible ».
Les codes du luxe …
Les codes du luxe sont notamment repris à travers le flacon verre laqué noir mat du parfum qui contraste avec le capot brillant. L’étui est également très
valorisé par rapport à ce qui se fait en grande distribution.
Par ailleurs, le positionnement prix est légèrement au dessus de ce qui se fait habituellement, avec un prix de vente qui devrait être aux
alentours de 17€ (vs environ 15€ pour les autres marques).
Enfin, Airness a souhaité proposer des fragrances de qualité et a fait appel aux mêmes parfumeurs que dans le sélectif.
… accessibles au plus grand nombre…
Malgré ses velléités masstige* la marque reste en lien avec sa clientèle habituelle puisque le produit sera distribué en grandes
surfaces.
C’est d’ailleurs un positionnement logique quand on sait que 50% des hommes achètent leur parfum en grande surface et 80% y achètent leur
déodorant**.
Je pense qu’Airness a un vrai coup à jouer sur son segment, notamment face à Axe (Unilevers), même si le positionnement est
différent.
…mais bon quand même.
Le luxe ce n’est pas uniquement des produits qualitatifs. C’est avant tout l’Exception, la promesse d’un Univers, une relation privilégiée entre
la marque et le consommateur.
En fait, il serait plus réaliste de parler de positionnement premium ou haut de gamme dans le Mass market. D’ailleurs pour paraphraser Sébastien, quand on
invité Passi en concert privé et des street-footballeurs, on peut difficilement se revendiquer du luxe.
Airness et les blogueurs
Je ne vais pas vous faire l’apologie des produits car très honnêtement je ne suis pas client de la marque, je ne me sens pas particulièrement
proche de ses valeurs ou de son univers. Et surtout je ne suis pas très sensible aux fragrances trop « typées » selon moi.
Cependant, je pense qu’il y avait une volonté sincère de nous sensibiliser à la marque et de mettre en avant le soin apporté à ce
développement.
Pour cette opération séduction, il y avait donc parmi les blogueurs trend-setters urbains habitués aux codes du sélectif : le team Ra7or, Joe de Comme un
Camion, Fubiz, Seb F…
J’attends avec une certaine impatience les campagnes de lancement pour comprendre comment la marque va communiquer avec son cœur de
cible.
Dans une prochaine note, je vous parlerai de la soirée qui s’est déroulée à
l’Institut Lancôme le même soir. Lancôme est une marque de la Division des Produits de Luxe L’Oréal : même Groupe mais deux soirées très
différentes tant dans l’ambiance que dans l’approche des blogueurs.

Parfums Airness Instinct Musk, Instinct Cool, Instinct Power (75ml) : prix de vente 17€ 45
Déoparfums Airness : 6 parfums (150ml) : prix de vente 4.54€

Disclosure : Pour des raisons de transparence, je précise que je travaille chez L’Oréal. Cependant j’ai été invité en tant que blogueur, et c’est en tant que blogueur que j’exprime mon
opinion sur mon BLOG PERSONNEL.
* mot valise qui désigne un marché à la limite du mass-market et du prestige
**Ipsos Health & Beauty 2005 France)
# De la suppression du baccalauréat et de la place du jugement dans notre société
Le BAC et tout ce qui va autour est un marronnier dont les médias ne sauraient se passer. Chaque journaliste y va allègrement de sa petite recette pour vaincre le stress, du parcours des sujets en fourgons blindés ou de la préparation des salles d’examens.Remember
Il est un sujet, parmi tous ceux-là, qui me plait particulièrement et il fait aujourd’hui l’objet d’un article dans les milieux avertis : La “loterie” de la notation au bac soulignée par une étude de l’Iredu. En effet, cette étude très sérieuse menée par des chercheurs du CNRS, démontre scientifiquement, que l’obtention du Bac dépend fortement de la notation des professeurs et que cette même notation, subit une dispersion autour d’une note moyenne plus ou moins forte selon la matière (Maths ou philosophie)… Je n’ai perdu personne ?
Cette étude n’a pas «l’ambition d’exposer des analyses novatrices […], il s’agit simplement de témoigner du caractère aléatoire de la notation avec des données récentes ». Afin de corriger ces problèmes, il est préconisé de supprimer le bac, de faire des QCM, de détailler les grilles de correction, de changer les coefficients, ou de passer au contrôle continu, etc… comment dire…
Etude ou rapport de stage?
Premièrement, je m’interroge sérieusement sur l’intérêt de reprendre une telle étude.
Il est évident que ce torchon de 18 pages est de la même veine que tous les mémoires que j’ai pu rendre durant mes 5 années d’étude. Les miens n’ont pourtant jamais eu l’honneur de figurer dans le Monde ou le Figaro malgré des sujets pourtant hyper novateurs pour l’époque (si, si !)*. Cette pseudo étude réalisée au mieux par un stagiaire, au pire par un thésard est un ramassis de poncifs et de lieux communs dans lequel les chiffres ont été actualisés, et que des journalistes (probablement politiques) ont cru bon d’intégrer dans la rubrique Société. On approche du foutage de gueule en même temps que de la conclusion, lorsque le chercheur-auteur en « tire des enseignements » : «Cette expérimentation ne fait que confirmer les conclusions bien connues des recherches antérieures »…
Même moi, j’inventais mes conclusions…
Un pacte de confiance
Deuxièmement, je m’interroge sur l’intérêt et la volonté de changer un système qui ne sera jamais égalitaire. La notation, l’évaluation, l’appréciation ne seront jamais des critères parfaits puisqu’ils sont en soi des jugements, donc des critères subjectifs. Cette notion de subjectivité couplée à celle du jugement sera toujours source d’injustice, mais pourra aussi amener à de la compréhension. Il existe dans notre société un pacte social, qui soumet l’élève au jugement du prof créant par la même une notion de confiance : « tu me juges mais j’ai confiance en ton jugement ». La mise en place d’un contrôle continu, d’un QCM ou de tout autre système ne fait en réalité que repousser le pacte de confiance ailleurs.
Métaphore du monde réel
Enfin, quel est l’intérêt pour un système éducatif national de faire croire à ses élèves et donc à ses futurs citoyens, qu’ils ne seront jamais soumis ni au jugement ni à l’injustice ?
Le jugement sera toujours présent que ce soit lors d’un oral, d’un entretien d’embauche ou dans regard des autres. L’injustice existera toujours, elle aussi. Vous l’appellerez malchance, hasard ou destin, il arrivera toujours des événements que vous considérez comme justes ou injustes.
Malgré le côté faillible du jugement humain, de l’évaluation ou de l’appréciation, ce système a du bon. Il permet de replacer les choses dans un contexte, de les mettre en relief et de dépasser le simple cadre de la règle ou de la performance.Alors bien sûr, le point de départ de cet article est le bac et l’évaluation permettra par exemple de sauver le bon élève qui a un coup de pression. Mais cela prend tout son sens devant un tribunal où l’application pure et simple de la loi et de ses sanctions pourrait être parfois désastreuse.
Vous l’avez compris, il est temps selon moi d’arrêter les « études » minables mais surtout d’en tirer des conclusions. Et vous, pensez vous que le système actuel du bac soit à remettre en question ?
*Note de Florian : vous pouvez lire sur ce blog un de mes rapports de dernière année
# Pourquoi la Nouvelle Star est la meilleure émission de télé
Certains se justifient de regarder la Nouvelle Star. Ils essayent de nous faire croire que « ce n’est pas si nul que ça ».
Je dis non, allons plus loin et assumons. Proclamons La Nouvelle Star meilleur programme audiovisuelle actuellement à l’antenne !Je vais aller plus loin que le billet d’Emilie qui soutient que l’émission « Nouvelle Star » n’est pas si nulle que ça, et j’espère faire plaisir par la même à Eric Maillard © blogueur réputé pour son patronyme et son amour inconditionnel du programme.
Un accès 360° à la culture musicale
La nouvelle star donne une opportunité au téléspectateur d’élargir son horizon musical. Dans la première phase du programme, les candidats présentent un morceau de leur choix. C’est l’occasion de sortir enfin des play-lists rabâchées constamment par les radios.
Comme par magie, Dylan côtoie Céline Dion. Jeff Bucley succède à un medley des meilleurs morceaux de comédies musicales québécoises, puis l’on est porté par la mélodie de « Love Boat » fredonné au kazou.
Il n’y a que la Nouvelle Star pour balayer un spectre musical et culturel aussi large. Et c’est sans compter la multitude de références jazz, blues, rock &folk citées par André Manoukian et Philippe Manœuvre…

Le jury de Nouvelle Star 2008
Un programme qui mise sur la diversité
La Nouvelle Star est sûrement le programme qui met le plus en avant le droit à la différence : ainsi l’émission est largement paritaire, toutes ou presque les origines ethniques sont représentées, et l’on a même pu voir des personnes en situation de handicap*.
Mais la diversité, c’est aussi le droit de se présenter au casting quelle que soit son statut social et son âge (ou presque). Ainsi bourgeois à mèches, rappeurs fans de M. Pokora, tecktoniks killers, boubourse* au SMIC etc. se retrouvent dans la même file d’attente liés par le même amour de la musique.
Pour le coup, la Nouvelle Star est un des rares programmes qui joue la carte diversité à ce point. Bon, il faut quand même dire que c’est aussi la diversité des talents, où le pire côtoie le meilleur.
Un programme porteur de Valeurs
La nouvelle star est un programme qui rappelle les valeurs fondamentales qui mènent à la réussite : le travail, la rigueur, la persévérance, l’esprit de compétition…
Car oui, s’il est facile de se voir en haut de l’affiche, l’émission fait comprendre que pour réussir il ne faut pas se contenter d’un joli brin de voix mais travailler dur.
Comme dirait je-ne-sais-plus-qui : « la réussite, c’est 5% de talent et 90% de travail…mais si t’as pas le talent, ça sert à rien de te fatiguer»**. Par la suite, dans leur course à la gloire les candidats devront travailler en équipe, se mesurer les uns aux autres dans le respect. La nouvelle Star est aussi un programme d’éducation civique.
Un programme culturel et humoristique
Du comique pathétique involontaire des candidats aux bons mots des jurés (André Manoukian trouve en Philippe Manœuvre un adversaire à sa mesure), la nouvelle Star c’est un peu Rire et Chansons à la télé.
Et comme Rire & Chansons c’est un peu le top de la radio (un sketch de Bigard / un morceau de Génésis…waouh !) du coup la Nouvelle Star, c’est le top de la télé…
Mais si la nouvelle Star est la meilleure de toutes les émissions, c’est surtout parce qu’elle a révélé Cindy
Sander…
…même si on ne comprend pas comment le jury est passé à côté de cette star connue et reconnue de toute la Lorraine.

Souvenez- vous de ce visage : CIndy Sander
Alors on veut bien que sa personnalité soit trop forte et son style trop marqué, mais c’est quand même un scandale de ne pas voir cette candidate continuer l’aventure.
Rien que pour cette découverte, la nouvelle Star c’est L’émission à ne pas manquer.
La prochaine fois, je vous expliquerai pourquoi Christophe Maé mérite sa victoire de la Musique de Révélation du Public de l’Année…
* No joke inside pour le coup, car on a effectivement vu une candidate avec un handicap moteur et une personne sourde profonde interpréter une chanson en langage des
signes. Mine de rien, M6 ose (avant TF1 et Kilimandjaro) bousculer le téléspectateur quand il ne s’y attend pas à une heure de grande écoute.
** il reste 5% à faire valoir, nous les attribuerons donc à la chance.
*** boubourse : habile placement de mot clé
surfant sur le succès de « Bienvenue chez les chtis »
# Médias : générateurs de polémiques
J’ai une dent contre les Medias, contre ceux qui les dirigent, contre ceux qui les lisent, les regardent, les écoutent et contre ceux qui ne les comprennent pas. Il y a selon moi aujourd’hui, non pas une crise, mais un malaise du média. J’évoquerai ici seulement la presse (papier et électronique), la télévision étant pour moi (quasi) irrécupérable…
Bousculés par un objectif de rentabilité et par une concurrence accrue des blogs, les journaux sont en pleine crise d’identité au grand dam des lecteurs et finalement de la société.
La presse a selon moi perdu de vue sa vocation d’informer, d’exprimer des opinions et par conséquent, d’expliquer, d’éduquer, au pire de vulgariser.
Partant du principe que la rentabilité passe par l’audience, la presse en vient à mélanger les genres pour attirer plus de lecteurs. Une parution n’est aujourd’hui plus jugée sur la qualité (entendre ici véracité et valeur intrinsèque) de l’information qu’elle diffuse mais sur l‘affluence que cette même info sera susceptible de créer.
On n’hésitera donc pas aujourd’hui à diffuser, commenter, orienter, créer, sélectionner et déformer l’information du moment que le sensationnel, l’audience et le potentiel d’exploitation sont au rendez-vous. Quitte à vérifier les sources plus tard. Aussi bien dans le fond que dans la forme, les repères qui permettaient de catégoriser les différentes publications (les journaux d’investigation, d’opinion, les tabloïds et les magazines) ont tous volé en éclats.
Par exemple, il suffit de revenir sur les mots de Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Il est quand même choquant de voir que l’ensemble de la presse s’est jetée sur le sujet. Même si cela ne rentrait pas dans la ligne éditoriale il y avait cette peur viscérale que le lecteur se détourne de son quotidien ou son hebdomadaire préféré pour
la concurrence qui aurait traité le sujet. Du coup, les journaux légitiment comme ils peuvent : on propose des débats sur la fonction présidentielle, on commente l’impact potentiel de l’incident sur la cote de popularité…

A l’heure où j’écris, Marion Cotillard commence à être l’objet d’une polémique qui, j’en suis sur, trouvera une large résonance malgré la banalité de ses propos. Affirmant il y a un an dans une émission sur Paris Première :
« On peut voir sur Internet tous les films du 11 Septembre sur la théorie du complot. C’est passionnant, c’est addictif, même. […].En tout cas je crois pas tout ce qu’on me dit, ça, c’est sûr. »
La voilà désormais pour certains, révisionniste, anti-américaine ou tout simplement stupide. La vidéo surgit étrangement une semaine après son oscar à Hollywood. Cette révélation est-elle en soit une information et quelle est son utilité, son intérêt? Quelle est l’intention de ceux qui ressortent ces propos ?




