# Radiohead, casseurs de chanson
Il y a quelques mois, Thom Yorke et ses potes faisaient parler d’eux, lors de la sortie de leur nouvel album, In Rainbows.
Déjà réputés pour proposer des concepts musicaux nouveaux et inattendus, les membres de Radiohead proposaient cette fois-ci de télécharger leur album pour un prix que vous fixiez vous-même, entre 0,01 et 99,99 livres. Egalement disponible sur leur site, un coffret Discbox, vendu 40 livres (50,8 €) comprenaient 2 vinyls, 2 Cd bonus, des photos et des photos numériques. Un très bel objet.
« On a cassé Nude »
Depuis, j’ai reçu, il y a quelques semaines, un mail de mon groupe préféré:
Remix NUDE for Radiohead
« Pour célébrer la sortie de Nude, single issu de In Rainbows, Radiohead a décomposé la chanson Nude pour un remix.
Pour ceux qui aiment les remix, il est possible d’acheter séparément les éléments de la chanson (bass, voix, guitare, cordes/FX et percussions). Dès lors, ils peuvent ajouter leurs propres beats et instruments ou simplement remixer l’original. Les « stems » ( troncons?) sont à acheter sur iTunes Store au prix de : 0,99 € chacun (0,99$ aux US !)
Les morceaux finis et remixés peuvent être updloadés sur le site de Radiohead pour être soumis au vote du public. Un widget est disponible pour faire la promotion de son morceau, à mettre sur sa page Facebook, Myspace ou son blog. »
Toutefois, le fait d’acheter un « stem » ne vous donne pas pour autant la propriété. Vous ne pouvez pas l’utiliser à d’autres fins que personnelles.
Grand National+ Syd Matters = Syd National ?
Il faut avouer que la démarche est assez étonnante et novatrice.
J’ai en revanche beaucoup de mal à imaginer quelles peuvent être les futures applications d’un tel concept.
Si certains ne feront que reprendre le même morceau, en ralentissant le rythme, en changeant l’ordre des instruments, je suis sûr qu’à l’avenir d’autres sauront mixer une ligne de basse de Radiohead, la guitare de Syd Matters et les chœurs de Grand National pour donner des morceaux de fou.
Sceptique dans un premier temps, je suis allé écouter certains des remix uploadés sur http://www.radioheadremix.com/.
Honnêtement, j’ai été vraiment étonné par l’inventivité et la créativité dont ont fait preuve certains artistes, en incorporant d’autres sons (« Lying in Wait » par exemple). D’autres ne se sont pas foulés, les remix apportant peu d’intérêt par rapport à l’original.
Nouveaux outils, nouvelle com’
Je trouve excellent que Radiohead utilise ce système de communication directe avec ses fans, genre de réseau souterrain, pour communiquer sa musique et son actualité. Personnellement, j’ai vraiment apprécié de recevoir un mail de MON groupe. Je me suis senti femme fan, respecté dans mon intégrité, considéré comme un être doué de sensibilité artistique et moins comme un animal consumériste doué de capacité de paiement avec date de validité.
Sans rentrer réellement dans le concept de musique participative, au sens où le morceau n’est pas le fruit d’une réflexion et d’un travail collectif, Radiohead a au moins le mérite de faire participer ses fans à ses concepts musicaux et ainsi les tendances vers lesquelles se tournent leurs fans.
Certains qualifieront la démarche de mercantile plus qu’artistique. A 5 euros (6 si l’on prend le morceau en entier), le single devient rapidement rentable, surtout pour un support numérique. En généralisant, sur un album de 12 pistes…. Kling kling… 60 euros, l’album ? L’opération devient intéressante, ne serait-ce qu’à tenter …
Mais je ne le crois pas. Radiohead est un groupe qui a plusieurs fois remis en cause son statut de groupe star, en cherchant à chaque fois à découvrir de nouveaux concepts, de nouvelles inspirations, quitte à décevoir dans un premier temps, une large frange de son auditoire. Le passage de Ok Computer à Kid A en est le meilleur exemple.
Et vous, que pensez-vous de cette initiative ?
# American Boy d’Estelle feat. Kanye West, futur hit
Habituellement, je ne suis pas un grand fan de RnB ni de hip-hop. Même si j’ai les albums des Beastie Boys, d’Eminem ou de Cypress Hill, le Hip-hop n’est pas ma tasse de thé. Je lui préfère originellement le rock, l’électro et leurs variantes. Pourtant, lors d’un passage à Prague, j’ai récemment eu un énorme coup de cœur pour la chanson d’Estelle avec le producteur-chanteur Kanye West.La chanson est un subtil mélange de rythme électro, de soul avec Estelle et de hip-hop avec Kanye. J’ai trouvé pour ma part le clip esthétiquement réussi (le déhanché d’Estelle est sympa et les taches d’encre de chine me faisaient penser à celui de Gnarls Barkley). Jugez par vous-même.
Hit Machine
Aux côtés d’Estelle, connue Outre-Manche depuis la sortie de son album 18th Day en 2004, on retrouve LA Hit Machine, Monsieur West.
Kanye West est à l’origine un compositeur de Hip-hop, de RnB et de soul qui a collaboré entre autres avec des inconnus comme Alicia Keys, Janet Jackson et John Legend. Diplômé d’une école d’art de Chicago, il a remporté un énorme succès avec l’album de Jay-Z, The Blueprint (2001).
En 2004, Il remporte 3 Grammy awards avec son album The College Dropout dont est issu Through the fire. Il est désormais mondialement reconnu par le The New York Times et Time Magazine, qui le classent parmi les« 100 personnalités les plus influentes de la planète ».
« Si le 11 septembre, Kanye West a vendu plus de disques que moi, j’arrête la chanson » -50 Cent
Pour l’anecdote, son nouvel album, Graduation est sorti le 11 septembre 2007, le même jour que celui de 50 Cent, ce qui donna lieu à une petite guerre médiatique entre les deux chanteurs, pour savoir qui vendrait le plus d’albums. A l’arrivée Kanye West dépassa largement son rival en vendant 437 000 exemplaires contre 310 000 pour Curtis, l’album de 50 Cent aux US.
Au final, le premier s’est adjugé le marché américain et le second, le marché européen mais 50 Cent a promis de sortir un album à chaque fois qu’un artiste de Kanye en sortirait un.
Meilleur featuring 2007
Collaborateur de Michael Jackson sur Billie Jean 2008 pour le nouvel album Thriller 25, K.West est, depuis, un des artistes les plus en vogue, notamment grâce à son featuring avec les Daft Punk pour Stronger.
Enfin, Kanye West n’oublie pas de lancer des accessoires hype, comme ces superbes lunettes, disponibles pour 25$ en plusieurs coloris. Le jeune Souljaboy a de multiples inspirations…
# YESforLOV : les cosmétiques du plaisir

Sur invitation de l’agence Heaven, j’ai eu l’occasion d’assister à la présentation de la marque YESforLOV qui sera lancée d’ici à la fin du mois. Une présentation tout en contraste comme vous allez le voir dans ce compte-rendu.
YESforLOV est un OVNI qui débarque sur le marché des cosmétiques haut de gamme en France. En effet, la marque sera distribuée dans le sélectif (Séphora, Printemps…) avec un positionnement original : YESforLOV est la première marque de «cosmétiques du plaisir ». Derrière ce claim, des produits conçus pour avant, pendant et après l’amour… Read more
# Les salles obscures des 90’s
J’ai grandi avec Première, le magazine du cinéma. Entre 10 ans et 18 ans, j’ai lu toutes les critiques de film que le magazine a pu traiter. J’en garde d’excellents souvenirs et beaucoup de posters de films. 20 ans après je ressens toujours la même excitation devant un cinéma que lorsque j’attendais devant Heat ouJackie Brown…
Effet spécial
Aux débuts des années 1990, Spielberg s’illustre particulièrement avec Jurassic Park (93). Le public découvre alors que les techniciens ne travaillent plus que sur ordinateur, à l’époque, les célèbres stations Silicon Graphics. Le cap est franchi, les maquettistes vont (presque) arrêter les peluches et les animaux en carton ; l’effet spécial maîtrisé ouvre la voie à des films jusqu’ici techniquement irréalisables, basés ce qu’on appelle les images de synthèse… The Mask (94), Terminator 2 (91) seront dans la même lignée et vulgariseront massivement l’emploi du morphing (transformation des visages) et de l’incrustation (fonds verts).
Les œuvres cultes sont celles qui transcendent leur génération.
La réactualisation et l’amélioration de vieux codes cinématographiques ou « simplement » la création de nouveaux standards, ajoutés à du talent sont souvent à l’origine de films précurseurs et références.
Dans la première catégorie, on trouve Tarantino, qui a parfaitement su reprendre les thèmes de la contre-culture américaine dans Pulp Fiction ou de la Blackploitation dans Jackie Brown. Ajoutez une technique irréprochable, des acteurs de rêve, un don pour les Bandes Originales mythiques, vous obtenez LE gourou de toute une génération.
Dans la seconde catégorie, les frères Washowski, ont avec Matrix, révolutionné le film d’action ou de science fiction. L’univers « gothique » ou cyber punk, à base de cuir et de bon métal a rapidement donné à l’esthétique du film le statut de nouvelle référence (dont les techno thrillers des années 2000 s’inspireront largement et librement). Mais c’est surtout techniquement, en réutilisant massivement le « bullet time » (système de ralenti où la caméra semble tourner autour du personnage), que Matrix va définitivement devenir un film culte.
Etre toujours là où ne vous attend pas.
Brad Pitt et Leonardo Di Caprio l’ont bien compris. Promis à demeurer des jeunes premiers grâce à un physique (un peu) avantageux, ces deux acteurs ont su
s’imposer tout au long de la décennie en changeant de style à chaque film et en se mettant en danger (même si Di Caprio l’a fait sur le tard…) dans des rôles inattendus.
En effet, après des débuts, respectivement dans Thelma et Louise (91) et Gilbert Grape (94), les
deux acteurs vont connaître rapidement la gloire grâce à leurs rôles dans Seven et Fight Club pour Brad ou dans Romeo+Juliette et Titanic pour Leo.
Du côté de ces dames, je pensais à Julia Roberts et Natali Portman, qui après des succès au box-office dans
Pretty Woman (90) et Leon (94), ont également su varier les plaisirs pour être unanimement reconnues comme de grandes actrices (L’affaire pélican ou Mars
Attacks).
« Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

Coups de cœur
J’ai vu un nombre incroyable de films dans ces années là et n’en sélectionner que quelques uns pour mon coup de cœur m’est difficile, mais je tente.
Réalisateur : Pour la touche française, je mets Luc Besson, qui, avec Nikita, Leon et le 5ème Elément aura donné de belles heures en
salles obscures.
Acteur : Vincent Cassel dans la Haine et la célèbre réplique : « Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »
Meilleurs films : J’hésite entre Total Recall parce que c’est sûrement le meilleur film de Schwarzennegger (avec Predator, je vous l’accorde) et Heat, parce que c’est sûrement le meilleur film…
Le silence des Agneaux, parce que c’est LE point de départ des films avec des Serial Killer.
Forrest Gump parce que je suis sûr qu’on a tous une bonne raison.
Et vous, quelles sont vos références pour les années 1990?
Les autres articles de la semaine 90’s :
- # Les salles obscures des 90’s
- # Que reste-t-il de la musique des 90’s?
- # Les séries télé des années 90
- # Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
- # Comment les 90’s ont marqué la société
- # Technologies 90’s
- # Bienvenue dans la 90’s Week
# Que reste-t-il de la musique des 90’s?
Dans le numéro deux du magazine masculin GQ, on trouve à la page 54 une colonne titrée « Damned, les 90’s reviennent » pour le buzz musique du mois, du pain béni pour cette semaine ! Cette colonne nous annonce les albums des grands artistes des années 90 prévus pour ce printemps ou dans l’année. Qui sont-ils ? La liste est longue mais retenons 3 noms Tricky, Portishead et Oasis…
L’auteur de la colonne se permet même une analogie entre les années 90 et la fin des années 2000 « nihilistes, dépouillées, dark, les années 90 semblent tout à coup furieusement adaptées à cette fin des années 2000 ». La messe est dite.
Pour un jeune homme (moi) ayant eu 12 ans en 1999 auquel on demanderait tout de go de citer un groupe marquant des années 90 je citerais sans me poser la moindre question Nada Surf.Popular a inondé les ondes en 1996, je m’en souviens encore. Nada Surf est le témoin, que dis-je l’exemple que les années 90 ne sont pas mortes, mieux, qu’elles perdurent car ils conservent des sonorités très rock « de l’époque » compilées avec des morceaux pop très actuels. Si les enragés de l’époque se sont bien adoucis en sortant Lucky début 2008 ils n’en restent pas moins au top de cette décennie. De plus Nada Surf au même titre que Nirvana ou autres font partie de ceux qui ont bercé ma génération et pour laquelle ces artistes évoquent bien la période.
Les années 90 ont aussi permis la démocratisation de la house et de la techno. La bien connue French Touch est une variante de la house devenue complètement internationale pendant les années 90. Parmi les artistes électro à succès nous pouvons parler de Calvin Harris ce jeune écossais né en 1984 qui traverse les années avec ses sonorités disco tout en étant clairement identifiable au style des années 90. Pourtant, l’électro na pas toujours été sur le courant ascendant de la hype. Dans les années 90, cette musique novatrice toujours à la pointe de l’innovation artistique et technologique se réinventant sans cesse était incomprise et méprisées, considérée comme une musique à peine bonne pour les raveurs cette bande de drogués. Depuis les temps ont changé. C’est dans ses versions les plus « bourrines » que l’électro fait son entrée auprès du grand public en clubs grâce à la techno, alors qu’aujourd’hui le courant est au minimalisme et à la pureté des sons. D’autre part, la récompense du duo de Justice aux victoires de la musique, l’engouement mondial pour les Daft Punk ont bien changé la donne.

Les 90’s profitent également à une diffusion de masse du mouvement hip-hop apparu durant les années 70 dans les ghettos new-yorkais. En France, ce sont des artistes comme IAM ou MC Solaar qui profitent de cette vague. Le mouvement laisse place dans les années 2000 au R’nB avec des artistes mondialement connus comme Timbaland, Aaliyah, Beyonce etc. et au crunk représenté entre autres par Lil’Jon et Ciara (pour ne citer que les plus connus).

Le mouvement a lui aussi, comme l’électro, bien changé. A l’origine, le hip hop, était le nouvel outils des revendications sociales, il faisait passer un message différemment, montrait que le rêve américain n’était plus d’actualité. Les populations noires des ghettos des grandes villes américaines ont scandé les refrains de ces artistes. Ces artistes ont gagné beaucoup d’argent laissant place à un hip hop plus bling bling dont Puff Daddy et feu son protégé Notorious BIG ont été les pionniers sur la côte Est du continent américain. Le hip hop s’est alors
transformé en moyen de gagner de l’argent en masse et de sortir des ghettos. Pour mieux comprendre, une citation de David O’Neil auteur du livre Explicit Lyrics : toute la culture rap ou presque ‘Le bling bling est le symbole de la fieryé du « Nigga » qui a réussi sans cesser d’être celui qu’il est. Dans la tête d’Iceberg Slim, ce sont des chaînes d’esclave transformées en or. »
D’un point de vue musical, les années 90 semblent déjà très loin, mais il est essentiel de rappeler qu’elles sont à l’origine de ce que nous écoutons aujourd’hui et que les références sont nombreuses.
Donnez-nous votre avis : quels sont les groupes qui ont pour vous profondément marqué les années 90? Quels sont les artistes qui ont le plus contribué à changer leur courant musical?
Les autres articles de la semaine 90’s :
- # Les salles obscures des 90’s
- # Que reste-t-il de la musique des 90’s?
- # Les séries télé des années 90
- # Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
- # Comment les 90’s ont marqué la société
- # Technologies 90’s
- # Bienvenue dans la 90’s Week
# Les séries télé des années 90
Commençons avec…Encore un sujet qui rappellera des souvenirs à tout le monde tellement certaines séries des années 90 sont cultes. Je vous propose quelques séries qui me paraissent représentatives de cette décennie. Ce ne sont pas forcément les meilleures, mais celles qui m’ont marqué d’une façon ou d’une autre. Je n’ai pas pris de série française…vous me pardonnerez hein !
Alerte à malibu - Baywatch (91)
C’est à ce jour la série la plus regardée de tous les temps avec 1 milliard de téléspectateurs à travers le monde. La série, qui met en scène les aventures d’une équipe de sauveteurs dirigée par Mitch Buchannon alias David Hasselhoff, est culte pour plus d’une raison. En premier lieu le casting ultra sexy de la série : le mythe Pamela Anderson, Nicole Eggert (magnifique sur la pochette du premier album de Sugar Ray), ou d’autres filles de Playboy comme Carmen Electra, Yasmin Bleeth, Gena Lee Nolin… En fait je ne vois que cette raison, car il faut bien dire que niveau scénario, ça ne volait pas bien haut. Mais bon, la série permettait aux messieurs de mater tranquillou des filles en maillot le temps de l’épisode. Pour preuve de la force de cet argument, rappelez vous les séquences de 5 minutes : musique et plans sur des maillots fluos…
Friends (94)

Une de mes séries préférées toutes catégories confondues. Je ne présenterai pas Rachel, Ross, Chandler, Phoebe, Rachel et Joey. Faut pas déconner non plus.
La réussite de Friends est essentiellement due à ses personnages attachants, décalés mais finalement assez proches du public.
Friends c’est aussi le récit du mode de vie et des préoccupations des trentenaires des 90s : l’amitié bien sûr, célébrée à travers les 10 saisons, mais aussi le travail (ou le chomage), l’amour, la famille … le tout attaqué sous un angle humoristique et sarcastique (du moins en VO). Les sujets de société plus graves sont aussi abordés mais toujours avec beaucoup de légèreté : le suicide, l’homosexualité, les mères porteuses, la stérilité… Au final, les auteurs auront réellement réussis à capter l’air du temps et à faire des personnages les ambassadeurs de leur époque, mais aussi … nos amis.
Beverly Hills 90210 (90)
Une autre série qui a trouvé un formidable succès notamment auprès des jeunes et qui a donné une forte notoriété à ses acteurs : Shannon Doherty, Luke Perry, Tori Spelling, Tiffany Amber Thiessen, Hillary Swank… célébrité qui pour la plupart de ces comédiens a eu du mal à tenir la distance.
Beverly Hills, ce sont les petites histoires d’une bande de lycéens plus ou moins fortunés, plus ou moins malins…mensonges, drogue, adultère, petits et gros tracas, bref des épisodes où au final tout partait un peu en vrille à cause d’un pitch pas très séduisant. Beverly Hills, c’est tout de même un peu la série des années Bush (89-93) : de l’argent, des producteurs qui placent leur fille dans la série, des paillettes pour faire oublier au peuple que dehors le chômage atteint des sommets et que le pays mène une guerre dans le Golfe.
Parler Lewis ne perd jamais (90)
Encore une série de teens au lycée mais beaucoup plus fantaisiste celle-ci, autant dans sa réalisation que dans les intrigues. On y suit les aventures improbables de Parker Lewis et de ses amis.
Parker Lewis ne perd jamais a eu un succès certain grâce à ses nombreux clins d’œil aux comics, cartoons et films de l’époque, mais aussi parce que la série surfait clairement sur les modes de l’époque, les préoccupations des ados, les tendances : look, musique, cinéma (via le père de Parker qui tenait un vidéo club). Chose à côté de laquelle j’étais passé à l’époque, mais Parker Lewis était aussi une série qui avait une forte vocation pédagogique (l’amitié, la famille, le respect, l’honnêteté…). Contrairement aux autres séries dans lesquelles les messages sont en filigrane, ici les conseils étaient explicitement donnés par la voix de Parker le narrateur. Parker Lewis est réellement pour moi un concentré de 90’s dans l’esprit et l’esthétique.

Ces quelques séries qui semblent désuètes sont en fait assez représentatives de leur époque au delà de leur esthétique, chacune à leur manière. Avec l’explosion des séries ces dernières années, les budgets colossaux qui leurs sont dédiés et leur diversité, pourra-t-on dire que les séries actuelles reflètent les années 2000 ?
Et vous quels sont les séries qui vous ont marqué ou qui sont « so 90’s » selon vous ?

Les autres articles de la semaine 90’s :
- # Les salles obscures des 90’s
- # Que reste-t-il de la musique des 90’s?
- # Les séries télé des années 90
- # Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
- # Comment les 90’s ont marqué la société
- # Technologies 90’s
- # Bienvenue dans la 90’s Week
# Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
Les années 90 constituent un virage culturel pour la mode. En effet, c’est pendant cette décennie que la mode n’est plus une simple affaire de vêtements et de marques mais une réelle manière de s’identifier, de se retrouver, de se démarquer. Le style vestimentaire devient le “4 par 3″ de la communication personnelle sur notre style de vie.Nevermind

Les 90’ c’est aussi l’émergence du Grunge avec le succès mondial en 1992 du groupe Nirvana et de son album culte Nevermind . Le style grunge se définit de prime abord par la « non-identité », dans les faits cette non-identité est extrêmement codifiée. Chemise en flanelle, jeans déchirés, baskets crades et détruites, aspect sale. Les Dr Martens et les Converses deviennent des « must have ». Que celui ou celle qui ne conserve pas une paire des marques citées précédemment se lève et s’avance que nous puissions les flageller en public. Les tee-shirts à l’effigie des groupes font aussi leur apparition, on assiste à une réelle tendance qui perdure au fil des années. Aujourd’hui on revoit de nombreuses personnes arpenter les rues vêtues d’un look « grunge », ce sont, selon moi, les enfants des années 90, ces jeunes qui ont mon âge ou presque qui ont été bercés par les sonorités de Nirvana auxquels les parents ont interdit de se rendre à l’école primaire habillés de la sorte, tout simplement parce que cela ne se fait pas.
Sneakers + Fluo = Hype
Autre objet de convoitise, la pump, cette célèbre basket commercialisée par Reebok et portée à la connaissance du monde par un certain Dee Brown victorieux en 1991 d’un concours de dunks. Dans les
années 90, la pump est un objet qui appartient à la culture hip-hop. De nos jours la pump est d’avantage portée par les amateurs d’électro et autres fluokids.

Souvenez-vous, c’est aussi dans les années 90 que nous avons vu apparaître les leggings, les vêtements fluos et le style minimaliste. Pourquoi donc sont-ils si tendance de nos jours alors qu’à l’époque on n’osait guère s’afficher fushia ? Mon intime conviction est que les années 90 étaient en avance sur leur époque. Oui, Madame, oui, Monsieur, les années 90 sont nées 10 ans trop tôt.
Mine de rien les mentalités ont évolué et les codes aussi. Les tendances de la mode s’expliquent par ce qui les entourent (comme la musique) et par des prescripteurs. Calvin Harris, par exemple, il y a 10 ans ils aurait été classé comme le ringard n°1 de la chanson, aujourd’hui c’est lui qu’il faut écouter pour en être.
Calvin Harris - Acceptable In The 80’s
Mode : pas que superficielle
C’est aussi dans les années 90 que nous avons découvert que la mode n’était pas seulement destinée à nous habiller et à notre moi social. Olivier Toscani, photographe des publicités Benetton, nous a montré que grâce à la mode on pouvait faire passer des messages vues à très grande échelle. En effet, si Toscani a commencé son oeuvre dans les années 80, c’est dans les 90’s que son travail peut enfin être montré sur la terre entière avec la chute des régimes totalitaires et grâce à un accès plus facile à l’information. Ce slogan « United Colours of Benetton » permet à la mode de dénoncer, de faire prendre conscience au monde d’une réalité. Ce phénomène a passé les barrières du temps puisqu’en 2007, il signe la campagne pour les vêtements no-l-ita, engageant ainsi la marque et par extension les gens qui portent cette marque dans la lutte contre l’anorexie.
A travers ces quelques exemples, nous pouvons affirmer que les années 90 ont été, à tort, appelées les années 0 culture dans la mesure où aujourd’hui nous revisitons sans cesse les codes mis en place à l’époque, prenons l’exemple des converses vues aux pieds de tous ces dernières années, de la pump qui redevient un must have, du legging, du fluo, du cardigan et d’un styleminimaliste. Niveau look des mois à venir, prevoyez vos chemises à carreaux (c’est difficile, je sais), ressortez vos baggies et ne rangez surtout pas vos sweats à capuche.




