# Votez pour la future égérie okcowboy
Après trois semaines, toutes nos égéries en herbe sont connues. Je vous invite à mieux les connaître à travers les sets de photos qu’elles m’ont fait parvenir. D’ores et déjà, et quelle que soit l’issue de ce concours, je les remercie toutes pour leur participation et je les félicite. Je considère ce concours comme un succès et c’est aux participantes que je le dois.
La gagnante, élue par vos votes, sera mise en scène sur la bannière de ce blog pendant 4 semaines. Pour la remercier, okcowboy et ses partenaires lui offriront:
- un iPod nano de la part d’okcowboy
- un panier “Pink Pic Nic” made in Terroir Chic
- un assortiment de produits Make Up signés Lancôme
Je vous rappelle les critères selon que vous devez prendre en compte pour voter :
Charme, glamour, sophistication, esthétisme
| # 1 : Jubilo |
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| # 2 : Johanna |
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| # 3 : Glamazone |
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| # 4 : Aelig |
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| # 5 : Mame |
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| # 6 : Garlotte |
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| # 7 : Vincy |
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| # 8 : Babsi |
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| # 9 : Marina |
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| # 10 : LouiZ |
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| # 11 : Anne |
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| # 12 : miss ra7or |
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| # 13 : Alexa |
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| # 14 : Marie-Laure |
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(cliquez sur le bouton pour voter)
Pour ceux et celle qui rencontrent des problèmes pour voter, vous pouvez utiliser le lien suivant : lien externe vers le formulaire de vote
# Pin-up: des filles qu’on épingle (1/2)
« [La pin-up] attend, la pointe des seins braquée vers le ciel à un angle de DCA, la taille réduite à sa plus étroite expression, et la croupe généreusement bombée, bien fendue ; ses cheveux retombent, en vagues brillantes, sur des épaules dénudées mais chaudes - ça se sent - dont une étoffe transparente dessine la rondeur avec précision. Quand on les voit, les jambes sont longues et lisses, et l’intérieur de la cuisse souvent apparent, malgré l’interdiction de la censure américaine [...]
Ceci n’est qu’un modèle de pin-up girl. Ils en font de tous les genres. Je ne vais pas vous les décrire, ce journal se refuse en général à insérer des textes très pornographiques, et il faudrait, pour être complet, que je vous décrivisse aussi mes réactions. »
Eccéité de la pin-up girl par Boris Vian La Rue, numéro 11, 20 Septembre - 4 octobre 1946
Histoire de la pin-up
La première pin-up fut imprimée dès 1897 dans le magazine américain Life. Dès le début, les pin-up girls connurent un succès auprès des hommes aussi bien que des femmes. Celles-ci incarnaient en effet une nouvelle représentation de la Femme, sophistiquée et libérée.
La popularité des pin-up augmente au début du 20e siècle, notamment après la première guerre mondiale avec l’apparition des Pulp Fictions, ces romans sur papier bas de gamme dont la couverture mettait souvent en scène des pin-ups. Dans les années 30, Alberto Vargas peint à l’aérographe des pin-up pour le magazine Esquire. Il connaît un succès mondial avec ses filles qui illustraient les articles de ce magazine largement distribué.
Mais l’apogée de la pin-up a lieu dans les années 50. La deuxième guerre mondiale a permis l’expansion du phénomène grâce aux GI qui emmenaient leurs pin-up préférées dans leur paquetage. Certains pilotes ornaient même leur avion de ces splendides créatures de peinture (nose art).
La pin-up fit également beaucoup vendre : calendriers, cartes postales, boîtes d’allumettes…tout support imprimable était bon pour accueillir une demoiselle peu vêtue. Nul doute d’ailleurs qu’une partie du succès commercial de Coca-Cola provient des premières campagnes publicitaires jamais avares de jolies pin-up.
Les années 70 voient arriver un changement de taille : la généralisation de l’utilisation de la photographie. Les pin-up jusqu’alors peintes à l’aérographe prennent vie et offrent le statut de star aux plus célèbres des modèles : Ann Sheridan, Veronica Lake, Rita Hayworth …
L’apparition de magazines comme Playboy aura finalement raison de la pin-up : et oui, le consommateur masculin préférera l’anatomie dévoilée des mannequins plutôt que le coquin suggéré des pin-up.
Le fantasme :
Comme le dit Boris Vian, des pin-up, il y en a de tous les genres. De la femme fatale à la « Girl next door », la pin-up explore le subconscient masculin et lui livre tous ses fantasmes. Provocante mais jamais vulgaire, elle incarne un idéal féminin qui séduit l’homme sans se mettre à dos les femmes qui voient en elle un modèle et non une rivale.
La pin-up à travers ses différentes représentations au cours des années retranscrit également l’évolution des mœurs, notamment en termes de sexualité et de représentation de la femme.
La pin-up se couvre et se découvre en fonction du contexte culturel et moral ; elle est mise en scène comme Housewive qui fait tomber sa culotte ou en soutien de guerre drapée du drapeau américain. Sous le pinceau des artistes « cheesecake » (autre nom du genre) l’image de la femme ne fait que renvoyer le regard que l’homme porte sur elle.
Inaccessible, candide, fraîche, et pleine de promesses, ou encore fatale et ensorcelante, la pin-up a su conquérir pendant près d’un siècle la faveur du public. Mais avec le développement du porno dans les 80’s, la pin-up est tombée en désuétude. Pourtant…
Le retour des pin-up
On assiste depuis la fin des années 90 à un revival discret de l’imagerie pin-up. Aujourd’hui le mouvement, bien qu’encore marginal n’est plus négligeable.
Les années 90 ont vu naître une reprise d’engouement pour une icône underground des 50-60’s : Betty Page. Cette célèbre pin-up a marqué par son physique (notamment sa frange) mais également pour ses clichés fétichistes où l’expression naïve et angélique de son visage contrastait avec la mise en scène parfois glauque des photos. Elle était par ailleurs capable d’endosser le rôle de naïade comme celui de maîtresse dominatrice. Elle a inspiré nombre de dessinateurs et artistes
Le mythe Betty Page est à mettre en parallèle du mouvement néo-burlesque apparu à la fin des années 80. Le new-burlesque rend hommage aux spectacles de cabarets des années 1900 à 1930, mais aussi aux 50’s d’inspiration rockabilly.
Dita Van Teese, danseuse burlesque et icône rock est l’exemple le plus connu de ce courant. Pour l’anecdote, sa liaison avec Marilyn Manson a été le point de départ de sa célébrité. A cette période Marilyn Manson était dans sa période burlesque avec son album « the Golden Age of Grotesque », hommage aux années 30 cabarets (années 30 à Berlin…).
Autre exemple du retour des pin-up, le succès toujours présent des Suicide Girls. Même esprit Burlesque Punk / Rock à la sauce Girl Powa.
Les années 50 célébrèrent une pin-up aérographée, sex-symbol coquin aux jambes interminables, à la taille inexistante qui narguait naïvement l’objectif.
Aujourd’hui, des créatures ultra-photoshoppées et assexuées s’étalent sur les magazines, tandis que des clones de Barbie siliconés s’agitent devant des caméras numériques pour finir dans les archives d’un site de porn.
Avec les pin-up a disparu notre capacité à fantasmer et à imaginer. Un petit quelque chose de la Féminité peut-être aussi. Moi, je suis un peu nostalgique de cette période que je n’ai pas connu.
# Where the Hell is Matt? et son histoire
Depuis trois-quatre jours, la planète Web s’affole à nouveau pour une vidéo.
La dernière fois, c’était pour un déhanchement féminin sur Wii Fit. Sur OkCowboy, on vous avait épargné ça, vu que ça n’avait aucun intérêt.
Pour Matt, c’est différent. Mais qui est Matt et que fait-il ? Découvrez la vidéo et son histoire en cliquant sur
Audace et culot peuvent vous mener loin
Matt est un américain de 31 ans, du Connecticut.
En 2003, il quitte son job, décide d’aller à Brisbane en Australie et en profite pour voyager un peu partout en Océanie et en Asie. Il créée un petit site perso qui permet d’informer sa famille et ses amis. Au cours d’une excursion au Vietnam, un ami lui demande d’effectuer cette petite danse si personnelle et si ridicule (la seule qu’il sait faire), celle que l’on voit dans la vidéo. En 2005, le film connaît alors un léger buzz sur la Toile.
La vidéo ne passe pas non plus inaperçu chez Stride gum non plus. Cette marque de chewing-gum de Cadburry (allez voir le site, il est très bien fait) l’appelle et lui propose de refaire un tour du monde tout en réitérant cette petite danse dans les pays visités. « Sponsorisé ? » demande-t-il ? « Ouais » répondent-ils.
42 pays, 7 continents plus tard et autant de pas sautés, Matt revient et un semi buzz se recrée autour de sa vidéo. Pourtant Matt n’est pas satisfait. Matt veut danser avec des gens. Il décide alors de contacter des inconnus à travers le monde qui danseront avec lui et Stride gum resigne pour un tour du monde. La vidéo en fera un autre également.
Universalité de la danse et de la joie
Etrangement, j’ai trouvé cette vidéo très émouvante. Même si je suis bien incapable d’expliquer pourquoi, j’ai eu des frissons à certains moments.
A posteriori, il me semble qu’on touche l’universalité et l’humanité toute entière en observant à quel point les gens sont identiques et ont le même goût de la « fête » ou de la danse. Autour d’un projet commun, simple et gratuit, il est possible de rassembler et de s’amuser. Ce plaisir transparaît dans la vidéo. Par ailleurs, ceux qui ont voyagé, retrouveront certaines villes visitées avec plaisir et auront l’impression d’y retourner, ne serait-ce qu’un instant…
Pour ma part, la vue de Sa’ ana au Yémen m’a fait un petit pincement au cœur.
Alors ému ?…
Ou bien c’est moi qui suis sensible en ce moment..?
# Terminator: The Sarah Connor Chronicles
Terminator: The Sarah Connor Chronicles est une série US basée sur la trilogie Terminator et qui devrait débarquer sur TF1 à la rentrée. Les fans l’attendent avec impatience car le casting et les trailers s’avèrent plutôt sympathiques. Qu’en est-il de la série…?
Terminator, c’est quoi? Pour les moins de 15 ans et les plus de 50, voici un bref récapitulatif.
La saga
Dans Terminator 1 (James Cameron, 1985), Arnold Schwarzenegger est un Terminator, un robot venu du futur, ayant pour mission d’exécuter Sarah Connor. Elle porte l’enfant qui, plus tard, sauvera l’humanité contre les robots. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi du futur pour combattre le robot et aider la jeune femme…
Le premier épisode est devenu culte, aussi bien pour ses effets spéciaux que pour son scénario et ses acteurs (pour l’anecdote, Schwarzie prononce 17 phrases durant tout le film). Une œuvre excellente qui va accoucher d’une suite…Terminator 2 (James Cameron, 1991).
10 ans plus tard, un nouveau robot, le T1000 est renvoyé du futur pour dézinguer John Connor (Edward Furlong). Mais celui-ci s’envoie également un cyborg du futur (Schwarzenegger) pour se protéger. Les deux machines vont s’affronter pour déterminer le sort de l’Humanité.
Deuxième épisode, deuxième film culte. Gros budget, effets spéciaux, cascades, action, humour et répliques cinglantes consacrent définitivement la saga.
La série reprend la suite. Sarah Connor et son fils John sont en fuite, parce qu’ils ont tenté de tuer les créateurs de Skynet, le réseau des méchants robots du futur.
Un Terminator débarque à nouveau, pour tuer John Connor. Au lieu de continuer à fuir, ils décident alors de faire face à leurs ennemis. Ils seront aidés dans leur lutte par un gentil cyborg également venu du futur.
Le pilote est plutôt bien, rythmé, beaucoup d’effets spéciaux. Les producteurs ont voulu en mettre plein les yeux, impressionner le spectateur. Ca se complique nettement dès les épisodes suivants…
Un grand casting
Je vais faire tomber le suspense (s’il y en a..) tout de suite. J’ai trouvé la série toute pourrie. La faute à beaucoup de détails qui viennent plomber les personnages, l’ambiance, l’histoire et le rythme de la série.
Les personnages tout d’abord sont mous du genou. Sarah Connor est jouée par Lena Headey (vue dans 300) et John Connor par Thomas Dekker (Zack dans Heroes, le gamin qui vole).
La première est née en 76 et le second en 87. Onze ans d’écart entre la mère et le fils…
Là où Linda Hamilton, la première Sarah Connor du nom jouait une vraie dingue, capable de tout pour protéger son fils, Lena Headey apparaît, sage, et déterminée, rarement en panique.
John Connor, lui, est un adolescent comme les autres, un peu geek, qui malgré sa mission de sauveur de l’Humanité, n’aspire qu’à une chose… aller au lycée (!).
Enfin la Terminator, venue protéger John, a également 17 ans et le charisme d’une moule. Déjà vue dans les 4400, elle plaira sûrement aux teenagers. Les scénaristes nous ont réservés du suspense avec cette superbe intrigue : John Connor se tapera-t-il son Terminator… ? Humm…
Enfin, les méchants Terminators sont hyper stéréotypés, regards bovins compris et sont de parfaits acteur de séries B avec leurs 4 expressions.
Au final, l’intrigue est quasi inexistante. On est censé rechercher les inventeurs de Skynet et au 8ème épisode, toujours rien.
L’agent du FBI est censé être à la poursuite de Sarah Connor. Mais le flic hésite pendant 9 épisodes entre croire l’histoire de robots venus du futur et poursuivre sa mission. Au final, il ne fait rien.
Ce qui faisait l’intérêt des films Terminator était l’action. Les gros budgets permettaient d’avoir de super divertissements, des explosions et des courses poursuites, pleins les yeux.
Schwarzenegger était terrifiant dans le premier film, excellent en garde du corps indestructible dans le second. Dans la série, tout ca disparaît totalement et le charme avec.
Conclusion, la série ne m’a pas plu. Je me suis forcé à la regarder (pour vous) jusqu’à la fin en me disant que ca allait finir par m’intéresser. Sans succès. Je pense que la série trouvera peut-être son public parmi les 15-20 ans. Ceux (celles) qui espéraient secrètement qu’un jour Dawson ou les frères Scott allaient prendre un jour un flingue pour espérer un peu d’action, y trouveront peut-être leur bonheur…
Quant à moi, je retourne regarder The Shield…
# Voyage au pays de Galles
Les deux blogueurs ramènent de leur séjour un carnet de voyage ainsi que de nombreuses photos.
Cette initiative permet de faire la promotion de cette partie du Royaume-Uni d’une manière originale et pertinente.
En effet, le choix des destinations voyages / vacances se fait de plus en plus sur internet et nombreux sont les internautes à attacher de l’importance aux commentaires faits sur leur destination potentielle.
Par ailleurs, une telle opération donne un peu de visibilité à un pays qui n’arrive pas forcément dans le top des destinations vacances.
Le récit de voyage des deux blogueurs est intéressant dans la mesure où ils mélangent style narratif du blog et bons plans / adresses des guides de voyage. Les photos sont nombreuses et permettent d’imaginer les paysages traversés par nos deux blogueurs.
Enfin, on voit que ces derniers ont eu à cœur de restituer un compte-rendu documenté (histoire du Pays de Galles) et vivant (nombreuses anecdotes) ce qui ravira autant les amateurs d’histoire que d’aventures humaines.
Si vous aviez en tête cette destination, je pense que ces récits sauront vous décider au regard de l’enthousiasme de Sophie et Thierry.
Je vous invite à découvrir les récits de nos voyageurs :
- Le récit de Sophie : jour 1, jour 2, jour 3, jour 4
- Le récit de Thierry : jour 1, jour 2, jour 3, jour 4 , jour 5, jour 6, jour 7
Plus d’informations sur l’Office du Tourisme du Pays de Galles.
Billet sponsorisé par Blogrider
# Breaking news : le concours égérie prolongé jusqu’au 29 juin
Nous avons décidé de prolonger le concours d’une semaine. Il semble évident que 2 semaines étaient un peu justes pour un concours de cette nature.
Nous avons donc décidé de prolonger le concours jusqu’au 29 juin minuit. Les conditions de participation restent inchangées.
Dans un souci d’équité, les participantes ayant déjà soumis une participation peuvent soumettre à nouveau un set de photo si elles le souhaitent.
- Liste des lots, conditions de participation, formulaire de participation
- Les premières contributions sont ici
# Le steampunk
A l’occasion de la rediffusion de La cité des enfants perdus, j’ai eu le plaisir de redécouvrir l’univers de Jean-Pierre Jeunet, un univers esthétiquement très travaillé, très coloré, intemporel et improbable, celui que l’on retrouve également dans Delicatessen.
Ces mondes que conçoivent Jeunet et Caro empruntent beaucoup dans ses gadgets à un courant que l’on nomme le Steampunk, un sous genre de la science-fiction nommé par analogie au cyberpunk.
Engrenages et conduites vapeur
Le steampunk, littéralement punk à vapeur, est de la science-fiction écrite de nos jours, mais qui se déroule au XIXème siècle, de préférence à l’ère victorienne et qui situe souvent l’action soit dans l’uchronie (monde alternatif) soit dans un monde parallèle. Les anglo-saxons appellent cela « le chemin qui n’a pas été pris ».
Les bases du steampunk sont d’imaginer que les machines à vapeur se sont tellement développées que les moteurs n’ont pas vu le jour. L’absence de pétrole a retardé l’invention des matières plastiques, de l’électricité et de l’informatique.
A l’inverse, l’industrie du charbon et la métallurgie sont très développées.
Le steampunk, fondé sur l’avènement de la vapeur se caractérise donc par ses gigantesques constructions, ses tuyaux, des mécanismes actionnés par des leviers, des claviers et des engrenages.
Les limites du steampunk sont larges et même si les puristes préfèrent l’époque victorienne, il est possible de prendre des libertés, aussi bien dans l’époque, que dans les façons de le représenter.
Le steampunk, cousin du cyberpunk.
Le steampunk est à l’origine issu de délires littéraires de K.W. Jeter, Tim Powers, James Blaylock, dans des hommages à la révolution industrielle, époque révolue mais qui aura marqué l’économie et les mentalités. L’occasion était donc belle de créer un monde alternatif bourré d’anachronismes, fantasque, où les inventions extraordinaires ont un esthétisme codifié et des figures imposées (ordinateurs à vapeur, robots hybrides, mécanicien de génie, clones et machines).
« Le steampunk s’efforce d’imaginer jusqu’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt. »
Le steampunk est un dérivé du cyberpunk, mouvement basé sur l’omniprésence des réseaux informatiques, la disparition des limites homme/machine (cyber-cybernétique) et sur le courant politico-culturel contestataire (punk).
Le steampunk, lui, n’a pas de vocation politique. Contrairement au cyberpunk, qui met en scène un futur proche ultra-technologisé, souvent glauque et pessimiste, le steampunk a souvent une vision positive, voire festive et plus chaleureuse. Esthétiquement, le premier met en scène un futur passéiste quand le second est un passé futuriste.
Il existe deux courants. Le premier est celui de Powers et Blaylock, qui ont créé leur propre univers dans les contraintes fixées par le genre. A l’inverse, le second est ultra référentiel et renvoie à l’environnement littéraire et culturel de l’époque en accumulant les personnages réels ou imaginaires (Frankenstein, Sherlock Holmes, Dracula, Jack l’éventreur) ou en s’inspirant des romans de Verne ou Wells. La Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore est un bon exemple de ce dernier sous-genre.
Le steampunk sous toutes ses formes
Même si à l’origine, le mouvement steampunk s’exprime à l’écrit, de nombreux artistes n’ont pas manqué de représenter ces délires mécaniques sur d’autres supports.
Côté littérature, les trois œuvres majeures sont celles de Jeter, Machines infernales (1979), de Powers, Les voies d’Anubis (1983) et Blaylock, Homunculus (1986).
Au cinéma, des films comme La cité des enfants perdus, Delicatessen, Wild Wild West empruntent au steampunk mais n’en ont pas tous les codes. Les puristes jugent le potentiel du ce courant encore mal exploité.
Les films d’animation comme le Château dans le ciel, le Château ambulant et surtout Steamboy montrent de très beaux exemples de constructions steampunk comme les immenses châteaux, les robots ou les véhicules à vapeur, également retrouvés dans les magnifiques jeux vidéo Bioshock ou Syberia sont également exemples.
Aujourd’hui des fans ou des illuminés continuent de fabriquer des concepts steampunk. Régulièrement, les blogs de gadget ou de nouvelles technologies présentent des objets redesignés. Ci-dessous quelques créations « steampunkiennes ».




















