On commence cette rentrée avec la présentation d’un auteur que j’ai pu lire durant mes vacances.

Bret Ellis Easton (BEE) est l’auteur que je rêvais de lire sans jamais avoir entendu parler de lui.

J’avais pourtant déjà vu les adaptations cinématographiques de deux de ses romans, à savoir American Psycho et Les lois de l’attraction.

Les romans de BEE créent un ensemble cohérent par nombre de points communs :

Une action qui se situe aux Etats-Unis dans la fin des années 80, des personnages que l’on retrouvent d’un roman à l’autre, tantôt personnages principaux, tantôts figurants. Mais surtout, BEE dépeint un monde où les apparences et le paraître sont rois mais trompeurs, où la réalité devient subjective, où les héros prennent conscience du vide de leur existence. Sexe, violence, drogues, consommation, Image, sont les piliers de la société dépeinte par le romancier.

La narration donne toute sa force aux romans de BEE. Racontés à la première personne, les faits sont énoncés, débités, crachés, avec froideur tels que les héros les perçoivent, sans que jamais l’auteur ne viennent apporter son point de vue. En tant que lecteur, on doit donc décoder nous même le message de l’auteur, faire la part entre le réel et l’environnement façonné par la cocaïne et autres Xanax.

Argent, TV, paraître érigés comme valeurs n’ont d’égal que les atrocités infligées par, ou aux personnages. Voilà ce que j’aime dans les livres de BEE, sa démonstration du pathétique de notre société. J’aime cette liberté de ton, de penser, le goût amer que laisse la fin des livres une fois la dernière page tournée.

Hardcore, choquant, dérangeant, quels que soient le mot utilisé on ne reste pas indifférent à la lecture de ces romans.

Bibliographie :

American Psycho – le récit de la vie de Patrick Bateman, golden boy hanté par son image, les femmes, la réussite sociale mais aussi par le meurtre qu’il pratique avec plaisir et froideur. Un personnage incalable sur les restos à la mode, les grands couturiers, les soins du visage et la meilleure façon d’occire une femme à la hache… 

Les lois de l’attraction, met en scène la jeunesse dorée américaine à la dérive, avide de fêtes où se mêlent sexe, alcool et drogues. Portraits croisés de désillusions.

Dans Glamorama, on accompagne Victor Ward, mannequin et presque star, dans sa vie faite de strass, de coke et de conquêtes d’un soir…jusqu’à ce que l’envers du décor lui explose au visage, et lui laisse un goût de sang dans la bouche. La version trash du Diable s’habille en Prada (lu aussi cet été).

Manque à mon actif (pour peu de temps) Moins que Zero et Zombies. Un auteur à lire d’urgence, un hybride entre Hemingway et Camus à la sauce MTV trash, un grand bol de « non politiquement correct » dans ce monde qui en manque cruellement.

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  1. […] au rendez-vous. CONTRE : trop de pub tue la pub. 152 pages sur 322 : la lettre au père Noêl de Patrick Bateman! Du coup, on cherche un peu les articles entre les pages de pub. Je vous conseille de mettre un […]

  2. […] vacances sont pour moi synonymes de lecture. Après les intégrales de Hubert Selby Junior et Bret Easton Ellis les étés précédents, j’ai découvert et dévoré avec plaisir Chuck Palahniuk, connu pour son […]

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