New Mac

New MacVoici à peu près ce que j’ai toujours entendu propos d’Apple, en évoquant iPod, iPhone, iPad et autres MacBook. Depuis hier, les hommages se succèdent pour célébrer la mémoire de feu Steve Jobs, créateur de génie, qui a(urait) révolutionné notre monde. Pourtant, Apple n’est-il pas la marque préférée des bobos, des hipsters, des étudiants en marketing en quête d’image ? Une marque qui produit en Chine au mépris des règles environnementales ne vendant que du marketing et des beaux objets ? Le décalage entre l’image d’Apple et celle qu’on nous vend semble énorme.

La marque des bobos

Hier,  dans sa chronique sur Europe 1, David Abiker mettait le doigt sur le paradoxe que soulève Apple : une marque élitiste adorée des médias, des « trend setters » et des capitalistes proposant des produits de très belle qualité, mais qui n’a pas révolutionné le monde.
Les produits Apple n’ont jamais été des inventions mais des améliorations (les lecteurs mp3, les pc portables et les tablettes existaient avant iPod, Mc Book et iPad). Mais Apple a toujours su améliorer les concepts existants, les rendre beaux et les vendre chers.
C’est ce qui a également valu à Apple, la réputation d’une marque pour les riches, les frimeurs ou les bobos, capables de payer cher pour une expérience utilisateur. Cette image était d’ailleurs confortée par le fait que les Mac étaient particulièrement utilisés dans les métiers de la communication, de la vidéo, de la musique, renforçant l’opposition entre les élites et le peuple.

Le matraquage imposé par le marketing et les médias, vantant les mérites des produits blancs revenait à dire : « Nous, les riches, ne comprenons pas pourquoi, vous les pauvres, n’utilisez pas Apple, c’est tellement génial »…

Haters gonna hate

iWater

C’est ainsi qu’est né un étrange sentiment d’attraction/rejet chez toutes les personnes qui n’ont pas accès aux produits Apple. Frustration, rejet, envie, fanatisme, haine, Apple est autant adoré que détesté.
Quand vous rajoutez des succès commerciaux planétaires qui frôlent l’insolence, Apple cristallise « la haine du winner », particulièrement en France.

Littéralement, Steve Jobs n’a pas révolutionné notre monde. Il a su pendant 20 ans bousculer des conventions et imposer des produits auxquels parfois, lui seul croyait. Opportuniste et porté par une communauté de fans influente et acquise à la marque (les fanboys Apple), Jobs a ainsi su imposer des modèles imparfaits, fermés mais cohérents comme des références, des standards basés sur la Qualité et l’expérience consommateur. Les produits Apple ont poussé la concurrence à remettre en question leurs modèles de distribution, de fabrication, de conception… les forçant à devenir de simples « followers »…

C’était une révolution

Steve Jobs était à la fois le concepteur génial de produits élitistes  à l’aura quasi mystique, un grain de sable génial et capitaliste, un entrepreneur et un businessman brillant, qui a, non pas révolutionné, mais changé la vie de ceux qui avaient la chance d’avoir accès à ses produits.

Join the conversation! 3 Comments

  1. Ceci est une révolution… Ceci est une religion oui ! xD

  2. C’est bien la première chose censée et non convenue que je lis sur le sujet! Et fallait venir sur un blog mode pour ça… saloperie de postmodernité…

  3. Merci pour ce « compliment » même si je suis loin de considérer okcowboy comme un « blog mode » :)

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Société

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