I'm hereLes robots peuvent-ils s’aimer et si oui, comment ? C’est la question que s’est posé Spike Jonze en créant son moyen métrage I’m here, présenté la première fois au festival de Sundance. A l’occasion de sa présentation à Paris, au Pavillon Ledoyen, était organisée une soirée autour d’un univers low-tech et vintage.

Le réalisateur de Dans la peau de John Malkovitch, Hannibal, ou, plus récemment, de Max et les Maximonstres, avait, à la demande de The Absolut Company et Dazed & Confused Magazine, choisi le thème de l’amour entre robots pour son moyen-métrage. 31 minutes où évoluent deux robots dans Los Angeles, ville partagée entre les androïdes et les humains, sur une musique d’Aska Matsumiya.

Si l’ensemble est plutôt bien réalisé, je suis cependant resté un peu sur ma faim sur le sujet principal, l’amour entre robots. Je n’ai en effet, pas pu m’empêcher de me demander comment les robots pourraient exprimer leur amour, autrement que par le toucher, la tendresse, les regards complices, comme le suggère Spike Jonze.

En effet, les robots entre eux, doivent-ils utiliser les mêmes codes de la relation amoureuse que les humains ? Les créateurs de Wall-e, aussi poétiquement, avait basé la complicité du robot à chenilles et d’Eve sur un autre plan. La présence de l’Autre, le jeu et les situations intimes (l’absence de bras ?) rendaient la relation moins humaine mais tout aussi émotionnelle.

Avez-vous déjà imaginé à quoi ressemblerait une émotion entre robots et comment elle se matérialiserait ? Je ne pense pas que le sujet ait été beaucoup développé, même par Asimov… Si vous avez des idées, n’hésitez pas à les partager.

En marge de cet aspect cinématographique et philosophique, les différents acteurs de la Fashion Week s’étaient donné rendez-vous pour une dernière soirée dans un univers insolite, mêlant le classicisme du pavillon Ledoyen et une décoration low-tech, composée d’anciennes bornes d’arcade, de vieux ordinateurs empilés. Si l’on ajoute le décor futuriste proposé lors du dernier défilé Alexander McQueen, il faut croire que la tendance actuelle est dans les univers futuristes un peu rétro.

Contenair Spike Jonze

Merci à Sandrine et Camille pour cette soirée très sympathique (wearesocial.net)

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  1. « le toucher, la tendresse, les regards complices?!?  »
    C’est le monde des robots versions bébés de la maternelle. Le toucher est sans doute un des sens qu’il sera le plus difficile à intégrer aux robots, idem pour la réalisation et l’interprétation de regards « complices ».
    La communication amoureuse entre humain passe par la transmission et l’échange de ressentis agréable. Même si l’image parrait extrèmement antropomorphique, à l’heure ou même les ordinateurs communiquent tous ensemble on pourrait très bien imaginer que les robots amoureux se connectent entre eux pour partager des images, des sons, voir quelques micros décharges. Mais si les robots comme bon nombre d’appareil aujourd’hui pouvaient communiquer par onde leur connection seraient absolument transparente pour les humains et dans ce cas peut-être pas très cinématographique

  2. Dans un film américain, un banlieusard de Boston, demande a son psy si la fille qu’il fréquente est parfaite ; lui également.
    L’unique question a se poser est de savoir s’ils sont parfaits l’un pour l’autre.
    Le secret réside dans cette problématique.

    A la question de savoir si 2 robots peuvent s’aimer, je réponds oui ! Probablement…

    Good Will Hunting

  3. Pour avoir lu une partie de l’oeuvre d’Asimov , et de plus convaincu par son principe des trois lois de la robotique, j’en arrive à la conclusion que l’amour entre robots n’est pas imaginable ( ils ne sont ni homme ni femme , ont une fonction bien définie souvent unique ,…)

    En revanche je suis convaincu même si cela paraît fou que l’amour ( sentiments , relation sexuelles; la science fait des progrès étonnant oui oui! ) entre les robots et les Hommes est possible et existe.

    La première oeuvre d’Asimov illustre cet amour entre une petite fille et son robot qui se nourrit de son comportement pour pouvoir à son tour éprouver ou ressentir les mêmes sentiments que cette dernière.

    Plus récent qu’Asimov , dans la série « Terminator : The Sarah Connor Chronicles » , John tombe amoureux du robot ( apparence de femme) qu’ il le protège des autres robots .

    Donc à la question de savoir si 2 robots peuvent s’aimer je réponds non sans équivoque !

  4. Bonsoir,

    Je vais partir d’un postulat de base, le mien.
    Je ne connais ni Asimov, ni les 3 lois sur la robotique. Je vais donc tenter de présenter un avis personnel sur la question.

    L’innovation consiste à sortir des produits nouveaux.
    L’imagination consiste à (re)créer de nouvelle(s) Chose(s).

    Dans l’irréel ou le non réel, 2 robots peuvent s’aimer. (cf. Films, Séries TV, Dessins Animés…).
    Dans le réel, 2 robots peuvent également s’aimer. (Choix du Verbe : S’aimer ou Pouvoir s’Aimer ?).
    Dans le transfiguré, ils le pourront puisque TOUT (sauf exception et encore) peut devenir possible ou imaginable.

    A la question : s’aiment-ils ou s’aimeront-ils, j’en ai l’intime conviction. Le Progrès + La Recherche & le Développement = l’Evolution ou la Révolution.

    Le Futur n’est pas encore écrit et la non-équivocité possède une particularité, la capacité d »être temporaire.

    Bonne soirée.

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