Berluti

Pour les amoureux des souliers le nom de Berluti est synonyme de  savoir-faire, de tradition et de luxe. Berluti, c’est l’histoire de quatre générations d’artisans guidés par le goût de l’innovation, de l’excellence, de l’amour du produit et la satisfaction du client.

Le bottier de la rue Marbeuf a ouvert ses portes pour partager avec quelques blogueurs masculins* son histoire et son savoir-faire.

D’Alessandro à Olga, 4 générations au service du soulier

L’histoire de Berluti commence avec Alessandro, jeune ébéniste italien. Décidé à conquérir Paris, il se forme au métier de bottier lors de son voyage vers la capitale. Il chausse la danseuse Isadora Duncan ou encore la pionnière des cosmétiques Helena Rubinstein. Il acquiert sa renommée pendant l’exposition universelle de Paris, au cours de laquelle son escarpin à lacets fait sensation.

Torello, le fils d’Alessandro, poursuit le travail de son père en chaussant les grands de ce monde et en apportant une touche artistique au métier de bottier qu’il aborde en esthète. Il développe de nouvelles formes et donne tout son sens au mot sur-mesure en plaçant le client au coeur de ses préoccupations.

Talbinio est la troisième génération de Berluti. C’est lui qui développera l’expertise de la marque en catégorisant les différentes morphologies de pieds et contribuera à son essor en lançant le prêt-à-chausser de luxe.

En 1959, Olga Berluti rejoint son cousin Talbinio rue Marbeuf. Seule femme bottier au monde, elle révolutionne le métier avec son travail sur les couleurs et la patine des souliers. Elle développe notamment une vraie relation avec les artistes, comme Andy Warhol (leur rencontre donna naissance au fameux mocassin à bout carré Andy). Olga donne une dimension charnelle au produit qui devient une extension de son propriétaire (comme en témoignent les lignes « tatoo » ou « piercing »). Aujourd’hui encore, Olga Berluti partage sa passion avec les membres du club Swan qui réunit quelques amoureux privilégiés de la marque.

laques Berluti

Le sur-mesure, l’expression du savoir-faire Berluti

Nous avons été initiés au savoir faire de la marque par les maîtres bottiers qui perpétuent l’héritage et la tradition Berluti à travers toutes les étapes de la fabrication du soulier : prise de mesure, patronage, confection de la forme, découpage et assemblage des pièces de cuir, montage du soulier, laquage … La fabrication de chaque chaussure nécessite l’intervention de plusieurs artisans formés pendant plusieurs années pour atteindre l’excellence. Si chaque modèle est identique, chaque soulier est unique.

sculpture de la forme

passage du fil poissé


Leçon de cirage

Durant, la soirée nous avons appris à cirer nos chaussures à la manière Berluti. Cela peut sembler bizarre à première vue, mais ne dit-on pas que l’on juge un homme à ses chaussures ? Si elles doivent être impeccables, encore faut-il savoir en prendre soin. Le cirage / glaçage des chaussures est une opération longue mais qui peut se révéler un moment particulièrement agréable pour peu qu’on le considère comme un cérémonial et avec un certain dandysme.

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Pour moi, Berluti était un bottier de luxe. Mais aux modèles et à l’image peu modernes. Cette rencontre avec la marque m’a permis de découvrir une gamme de produit très large, à même de satisfaire tous les goûts, des plus classiques et traditionnels au plus modernes voire avant-gardistes. Mais une fois encore, c’est à travers l’histoire de marque et le savoir-faire que la magie opère. C’est là que l’on prend conscience que chaque produit a une âme et que l’on perçoit la passion des artisans. Espérons que Berluti prolonge la rencontre en nous ouvrant les portes de ses ateliers.

Découvrez L’histoire et le savoir faire de Berluti sur leur nouveau site web : www.berluti.com

Crédits Vidéos
Waltz n°2 in a flat, op 34 n°1 (valse brillante) par Jean marc Luisada (Chopin) P 1991 Deutsche Grammophon Waltz n°8 in a flat, op 64 n°3 par Jean marc Luisada (Chopin) P 1991 Deutsche Grammophon AVEC L’AIMABLE AUTORISATION D’UNIVERSAL MUSIC VISION

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  1. Sublime…
    Merci beaucoup !
    Je confirme que le glaçage est une expérience « quasi-érotique » !!!!

  2. Décidément Helena Rubinstein est présente partout! ;-)
    Entièrement d’accord avec toi lorsque tu dis que c’est à travers l’histoire de marque et le savoir-faire que la magie opère.
    Quel article! Bravo.

  3. L’Artisanat et son Prestige.

    Merci Florian pour cette Chronique.

  4. Je suis content que vous puissiez partager un peu de mon expérience à travers ce billet.

  5. Merci pour ce billet et ce partage d’expérience, quel plaisir de lire cet article!

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