Après deux mois et demi de blog, j’ai l’impression de connaître le « phénomène Blog » mais en même temps d’être complètement novice.

Les premiers temps, je m’attardais sur les premiers articles, histoire de ne pas faire fuir LE  visiteur aventureux qui s’est perdu sur notre page.

Puis j’ai commencé à visiter quelques blogs. Je me suis très rapidement aperçu qu’il fallait personnaliser mon blog, pour lui donner une identité, pour le rendre visible parmi les quelques millions de blogs existants.

Là, ça commençait à devenir douloureux : « Bon, ouvrons le CSS … comment changer la taille de la bordure, mettre un image ici ou là…». Je ne suis pas informaticien de formation mai j’ai quelques notions de html, de programmation et quelques heures de travail furent néanmoins nécessaires. Au final, une interface de blog personnelle. Ouf.

Mais mon niveau d’expertise a augmenté proportionnellement à mon exigence vis-à-vis de mon blog :

- je commence à avoir des statistiques de visites honnêtes, mais je  rêve de mieux : je me creuse donc la tête pour tirer profit de la viralité du système,

- je compare le contenu de mes articles à ce qui se fait, et à ce qui marche : hum, j’ai progressé depuis le début mais des progrès sont encore à faire dans la rédaction,

- je lis tous les jours la presse pour m’alimenter en potentiels futurs articles, je prends des notes quand j’ai des idées pour pouvoir poster tous les jours,

- je me professionnalise dans ma manière de blogguer,

Il y a deux mois je ne savais pas ce qu’étais un « ping ». Aujourd’hui après chaque article je « ping » sur trois sites de « ping » automatiques. J’évalue ma cote mondiale sur « Technorati ». Et puis je me suis mis au « RSS ». J’utilise un agrégateur RSS en ligne et surveille d’un coup d’œil les nouveaux articles des blogs que j’ai sélectionnés.

Mais il y a encore énormément d’outils que je n’utilise pas :

- je ne podcast pas,

- je ne moblog pas,

- je ne wiki pas,

Même si j’ai quelques idées au fond de mon tiroir qui attendent leur heure.

Deux conséquences à tout ça :

- L’addiction : le cerveau est toujours en mode « blog ». Le moindre sujet est un article potentiel. Ca devient très vite pénible pour l’entourage. Il faut surtout en dire le moins possible sous peine de passer pour un associable qui n’a que ce mot là à la bouche.

- le cerveau est stimulé. Si on n’a pas un métier artistique, c’est vraiment un bon moyen de réconcilier ses cerveaux : le droit pour la créativité et le gauche pour formaliser ce que le droit a pondu.

Et puis je prends du recul. Je me dis que finalement, ce n’est pas grave si je n’ai pas 1000 visiteurs et 130 commentaires par jour, que mon blog plaise ou non, que je sois cité un jour parmi les meilleurs blogs. Non, je me dis simplement que j’aime ça, que j’y prends du plaisir, et qu’il y a une communauté sympathique. Et c’est déjà pas mal.