# Batman The Dark Knight: critique

RuinesPendant ces vacances, pas grand-chose à se mettre sous la dent. J’ai l’impression que cette année encore, en août, la France s’est arrêtée. Si en plus, on rajoute les JO en Chine, rien ne va plus. Pourtant au cinéma, un film a su retenir mon attention, voire m’a rendu impatient : Batman, the Dark Knight. Après la déception de Batman Begins, reprise mièvre et fade, qui avait bradé et vulgarisé (au sens propre) les codes burtoniens de la chauve-souris, l’arrivée annoncée du Joker et celle de Double Face laissaient supposer de belles choses. Une visite dans une salle obscure m’a éclairé…

Rien de nouveau dans le ciel de Gotham
Batman veille sur Gotham City aux côtés de son ami, le commissaire Gordon. Tous les deux sont accompagnés du brillant procureur Howard Dent, « chevalier blanc » qui cherche à mettre toute la pègre derrière les barreaux. Apparaît alors, un nouveau criminel, un clown psychopathe adepte du chaos, qui promet de se débarrasser de la chauve-souris dans les airs de Gotham City.

“Batman continues
Par rapport à Batman Begins, vous retrouverez toujours Christian Bale, qui n’a toujours pas la profondeur d’un Bruce Wayne tourmenté. Il garde encore dans les yeux la folie sournoise présentée la première fois dans American Psycho mais joue très bien les fils à papa, un brin « branleur » au lieu du dandy milliardaire. Après la vilaine Batmobile, le Tumbler, sorte de Hummer bondissant et ridiculement grossier, vous aurez droit à la vilaine moto, pas bondissante mais ridiculement grossière. Disparue la batcave, ici Batman se cachera dans un container ultra lumineux au milieu d’un terrain vague(!). On conservera également le même costume en plastique, beaucoup trop rigide pour le personnage, le rendant plus proche de Robocop que de Catwoman. Enfin la voix est elle aussi ridiculement trop grave…

why-serious-joker

Why so serious ?
Pourtant le film a sur jouir de bonnes critiques à une époque où le cinéma de divertissement américain est souvent critiqué, surtout quand il s’agit de super-héros. En effet, Batman the Dark Knight délivre un superbe héros dans une ville dévastée aux valeurs en berne, le Joker. Le film ne repose que sur son sourire et la présence du chevalier noir n’est ici qu’un pâle faire-valoir. A côté de la piètre prestation de Christian Bale, Heath Ledger sait nous faire oublier le Jack Nicholson au maquillage impeccable, qui restait pourtant selon moi, sur une parfaite représentation de fou comique, assassin déjanté motivé par la vengeance et la mort de Batman. Ici, le joker est un psychopathe, profondément anarchiste, dont le seul dessein est d’être l’auteur du chaos dans Gotham City. Batman n’est qu’un obstacle dans cette course, qu’il convient évidemment de supprimer, si possible en s’amusant.

A coup sûr, Heath Ledger rentrera dans la légende du cinéma (tout le monde parle d’un Oscar posthume et ce sera mérité) en incarnant véritablement, 2 heures 30 durant, la Folie, la Violence et l’insaisissable Chaos, à l’image d’un Malcolm McDowell dans Orange Mécanique. Sa mort violente, au sortir d’un tournage qui l’aura profondément épuisé physiquement et mentalement, renforcera sa légende, dans la lignée des Brandon Lee, James Dean, étoiles filantes trop vite éteintes dans le ciel du septième art. Le film vaut également le détour pour cette performance magistrale ainsi que pour celle d’Aaron Eckhart dans le rôle d’Harvey Dent, également très bon.

Sourire

Magnifiquement filmé, entre les gratte-ciels de Chicago, on évolue ici dans un Gotham City, très contemporain, loin des tableaux que Burton pouvaient peindre. Très bien réalisé, cet opus met en lumière les qualités de Christopher Nolan (Mémento) aux travers des jeux de lumière, des explosions et une très belle scène de braquage. Le tout est soutenu par une excellente bande originale. Le “bourdonnement” du Joker est une spendide idée!

Vous l’aurez compris, The Dark Knight est à voir malgré certaines faiblesses dues à mon avis à Christian Bale. A l’instar de la trilogie Star Wars, le vrai héros apparaît ici sous les traits lacérés du Joker. Souvent plus complexes, les Dark Vador et autres Hannibal Lecter sont souvent à l’origine des plus belles légendes. C’est encore une fois le cas.

Permalien : http://www.okcowboy.net/article-17193447htmlarticle-17193447html

# Kenna, N°1 de la sélection été 2008

KennaNous vous proposons aujourd’hui notre sélection musicale de l’été. Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes mis à deux pour écrire cet article. Cette note, nous la traînons depuis quelques semaines. Et vous savez quoi ? On n’aurait jamais du attendre. Car nous avons eu la mauvaise surprise de trouver dans le dernier GQ, un article basé sur le même principe avec 50% de notre sélection à l’intérieur. Qu’importe, nous espérons que dans ce sélector vous trouverez quelques titres à rajouter dans votre iPod pour partir en vacances.

“Saygoodbye to love” de Kenna
Album: Make sure to see my face
Un beau mélange de hip-hop, de soul et d’électro, c’est le titre qui va cartonner. Grâce à une mélodie entêtante et une production impeccable à la couleur 90’s, ce morceau plaira au grand public comme aux puristes. « Say good bye to love » est assurément notre coup de cœur pour cet été 2008.

Snoop Dog

“My medicine” de Snoop Dog
Album: Ego trippin’
Snoop dog a toujours eu un côté caché un peu rock’n'roll et aujourd’hui, il le dévoile au grand jour. Dans cet hommage à Johnny Cash, Snoop met fin au « conflit » hip hop / rock alliant les musiques contestataires noire et blanche. Loin de faire de la fusion, du hip-hop sur le de la musique rock, il propose un vrai morceau blues-rock qui le confirme en artiste talentueux et visionnaire. C’est ensoleillé, rythmé et ca fait marrer de voir Snoop Dog avec des All Star et un chapeau de cowboy.

Santogold

“L.E.S artistes” de Santogold
Album: Santogold
Encore une production intelligente « pop rock » à la portée de tous. La voix qui rappelle celle de Martina Topley Bird (chanteuse avec Massive Attack et égérie de Tricky) révèle une artiste, Santi White, qu’il faudra désormais surveiller. Si vous êtes emballés, allez également voir du côté de M.I.A.

Poni Hoax

“Antibodies” de Poni hoax
Album : Poni Hoax
De l’électro disco rock un peu déjanté par 5 Français avec une voix à la Bowie. Avec un retour en force des 80’s d’inspiration cold wave, le groupe lorgne du côté de Joy Division, sans oublier qu’il appartient au 21ème siècle. Poni Hoax use habilement de l’électro pour créer Un morceau bien rythmé  et un son unique. Vous l’aurez compris, on le recommande chaudement.

Mgmt

“Time to pretend “de MGMT
Album : Oracular Spectacular
Nouvelle coqueluche de la scène pop électro rock et anciennement MANAGEMENT, MGMT a su conquérir le cœur des branchés. Leur univers halluciné et leur look d’ados un peu barrés n’y est sans doute pas étranger. « Time to pretend » est un morceau atypique à écouter pour faire retomber la pression mise par les précédents morceaux.

Mademoiselle K

“Je suis grave” de Mademoiselle K
Album : Jamais la paix
Depuis son premier album qui nous avait surpris tant par la qualité des textes que des compos, Mademoiselle K se faisait attendre. On retrouve enfin cette voix sensuelle et énergique dans un morceau pop rock à la française qui nous change de Julien Doré. Un morceau à écouter à n’importe quelle heure pour un sourire sur votre face et un headbanging dans votre corps. C’est notre deuxième coup de cœur.

Salsedo

“Mon amour “de Salsedo
Album : Wine & Pasta
Un morceau accrocheur, aux rythmes western, aux sonorités parfaites pour un road-movie vers l’Espagne (pour Florian) ou l’Italie (pour Toy). Secrètement, on espère que le succès de Salsedo engendrera le retour de Silmarils, qui pour le coup a quand même marqué notre adolescence (toutes proportions gardées c’étaient un peu les Rage Against The Machine français).

Et n’oubliez pas nos précédents coups de cœur : The Ting Tings, Weezer et Estelle feat. Kanye West.

#L’Homme Magazine et tour d’horizon de la presse masculine

L\'Homme Magazine juin juillet 2008 Ariel WizmanL’Homme Magazine

2008 sera l’année des magazines masculins. Après GQ et L’Optimum, le dernier né des guides de survie pour messieurs s’appelle sobrement L’Homme Magazine.
Arrivé sur le marché près de quatre mois après la concurrence, le premier numéro de l’Homme Magazine (juin/juillet) doit absolument se démarquer s’il compte bousculer les toutes fraîches habitudes du lectorat des mensuels masculins.

Le premier numéro de GQ proposait un nombre indécent de pages, avec près de 30% de pub. En contrepartie le prix de lancement était de 1€ seulement.
L’Homme Magazine s’affiche quant à lui à 5.90€ (versus 3.4€ pour GQ) mais est quasi exempt de pub. En main, le mensuel fait un peu léger pour son prix.

A l’intérieur, la mise en page est tout ce qu’il y a de plus efficace ; « less is more » comme dirait l’autre. Police helvetica noire, pour les titres et le texte. Un onglet rouge indiquant la rubrique vient rehausser un peu le tout.

Par contre, la photographie et la qualité ne tiennent pas la comparaison avec un GQ, beaucoup plus luxueux. L’Homme Magazine bâcle la fin de son numéro qui prend des airs de VSD.
Au niveau du contenu, grosse déception. L’info n’est pas de toute fraîcheur (retour sur l’iPhone), les thématiques calquées sur celles de GQ (au point de reprendre dans sa rubrique « style » la saga Lacoste abordée dans le GQ n°2 - et le désormais facile portrait de dandy, ici Ariel Wizman).

Bref, à trop peaufiner sa sortie, l’Homme magazine manque cruellement de saveur alors que GQ et consorts trouvent leur ton et leur identité.

L\'Officiel Hommes - Printemps été 2008L’Officiel Hommes

Pour son numéro 12, l’Officiel Hommes ravira les amateurs de photographies en tout genre. Les articles sont vite survolés et semblent là pour justifier la présence des sempiternelles sélections « musique, expos, livres, DVD… ». La valeur ajoutée de ce trimestriel réside surtout dans la beauté de l’image et de son approche tranchée de la masculinité : le magazine montre un homme sensuel et charnel autant que casse-cou et bagarreur. A acheter ne serait-ce que pour faire plaisir à madame. (312 pages, 6€)


Upstreet

Le magazine anglais se veut pointu et élitiste, aussi bien dans ses articles, sélections que dans son approche de la mode. Upstreet s’adresse à un homme exigeant dans ses choix culturels, haut de gamme dans son style de vie, et qui ne souhaite surtout pas passer inaperçu. (tous les 2 mois -159 pages , 1€)

GQ

GQ juillet 2008 Alain Chabat

Pour son numéro 5, GQ prend ses marques et se détache de ses aînés américains et anglais. Il semble que le magazine se prenne moins au sérieux. Ca tombe bien, parce qu’il reste des lacunes surtout quand il faut aller chercher de la news bien fraîche : « Pork and beans qui cartonne déjà sur les ondes américaines », nous dit-on… (on en parlait en mai sur okcowboy) ; Beigbeder interviewe Michael Youn, le comique trash tendance d’il y a 5 ans…

Heureusement, il reste “GQ Salon”, la série d’articles intelligents, et “la Saga”, qui à chaque numéro retrace l’histoire d’une marque mythique (ce mois ci Ralph Lauren).(178 pages, 3.40€, à feuilleter sur http://www.gqmagazine.fr/)

# Pin-up : Betty Page, Queen of Pin-up (2/2)

betty page maillot de bainDans le précédent article consacré aux pin-up, je vous ai introduit, si vous ne le connaissiez pas, le personnage de Bettie Page. Les Marilyn Monroe, Veronica Lake, Rita Hayworth and co. n’ont malgré leur succès jamais exploré aussi loin leur potentiel d’érotisme, de fantasme, d’admiration, de culte que Bettie Page.

De Bettie à Betty

Bettie naît en 1923 dans le Tennessee dans une famille modeste. Elève modèle, elle ne fréquente que peu les garçons et préfère s’adonner à la rédaction du journal de son lycée. Elle obtient une bourse scolaire et devient enseignante en 1944. Elle se marrie divorce un an après et déménage à San-Francisco où elle enchaîne les jobs de secrétaire et devient mannequin.

C’est en 1951 qu’elle rencontre Irving Klaw qui la met en scène dans des photos fétichistes, en particulier de bondage. Elle rencontre un vif succès dans ce genre distribué sous le manteau.
En 1954, elle rencontre Bunny Yeager, super model de l’époque, et réalise avec elle des photos qui seront parmi les plus connues. C’est d’ailleurs ces photos qui la font connaître auprès de Hugh Heffner(créateur de Playboy). Bettie fait la couverture du mois janvier 1955 de Playboy.
Vers 1959, Bettie prend sa retraite et se consacre à la religion. Elle finit par disparaître et laisser derrière elle le mystère Bettie Page. Jusqu’au années 90, personne ne sait si elle en vie ou si elle se cache. Une équipe de journalistes la retrouve à Los-Angeles, où elle vit tranquillement dans l’anonymat. Ayant laissé son passé de modèle derrière elle, elle ignore qu’un véritable culte lui est voué. Depuis, avec Hugh Heffner et son armée d’avocats, elle tente d’être indemnisée des royaltees non perçues depuis plusieurs décennies sur ses photos et produits dérivés. On estime à plus de 20 000, le nombre de photos de Bettie Page.

Qui est Bettie Page ?

betty page combi cuirbetty page january playmate playboyLe succès de Bettie page est essentiellement lié à la contradiction de son personnage. Celle que l’on nomme «The Body», «L’Allumeuse du Tennessee», «La Reine des plaisirs défendus», «The Queen of Bondage» “The Dark Angel,” est loin d’être le personnage sulfureux que l’on pourrait penser. Bettie faisait son travail de modèle avec enthousiasme, consciencieusement. Même lorsqu’il s’agissait de participer à des séances de bondage, Bettie prenait beaucoup de recul, voire faisait preuve d’une certaine naïveté :

betty page plage« Je ne sais pas ce que cela veut dire d’être une icône ». Je n’ai jamais pensé à moi comme étant cela. Je trouve ça étrange. Je ne faisais que poser, penser à faire le plus de poses différentes possibles. Je gagnais plus qu’en étant secrétaire. J’avais beaucoup de temps libre. Vous pouviez revenir travailler après plusieurs mois d’absence. Je n’aurais pas pu faire ça si j’avais été secrétaire. »

Cette distance avec le métier se ressent dans ses photos. Tantôt naturelle, tantôt sophistiquée, parfois timide, parfois audacieuse, allumeuse ou réservée, il émane une véritable fraîcheur des photos de Bettie Page, même dans les poses les plus perverses. Son expression si particulière, si ambiguë faisait dire au magazine Playboy, dont elle fait la couverture en 1955 : « [ce magnifique sourire] suggère aussi bien le fruit défendu que la tarte au pommes… ».

Ce personnage à multiples facettes, ce mystère, ses expressions équivoques suffisent à faire fantasmer des milliers d’hommes à travers la planète et à inspirer autant de femmes. Quand elle disparaît, Bettie laisse derrière elle un fan club qui se pose toujours la question : Qui est Bettie Page ?

Entre culte et merchandising?

Bien qu’underground aujourd’hui encore, Bettie Page a fortement influencé l’art populaire : starlettes, cinéastes, dessinateurs et peintres, nombreux sont ceux qui empruntent à Bettie ou à son imaginaire. A commencer par Dita Van Teese, qui avec une frange aurait tout du parfait sosie. D’ailleurs, saviez vous que la frange de Bettie est due au hasard : « [Jerry Tibbs] a été celui qui m’a fait porter la frange.[...] Un jour, il m’a dit ‘Bettie, tu as un grand front. Je pense que tu serais plus jolie si tu te faisais une frange pour le couvrir’[...]. Ils disent que c’est ma marque de fabrique. »

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Parmi les dessinateurs on trouve Dave Stevens, créateur du comic book Rocketeer. Stevens a prêté les traits de Bettie Page à la fiancée du héros. Greg Theakston, illustrateur d’affiches de films, dessinateur pour DC comic a tenu pendant plusieurs années le magazine The Betty Pages, un comic en son honneur. En France, le duo Le Pennetier / Berthet redonne une jeunesse à Bettie à travers le personnage de Poison Ivy dans la BD « Pin Up » (1994).

Récemment, le film The Norious Bettie Page (2006) revient sur l’histoire singulière de cette icône. Il est impossible de recenser tous les clins d’oeils, plus ou moins appuyés, au travail de Bettie.

betty page bougieLe merchandising quant à lui, licencié ou non, se gave de l’iconographie du model, avec plus ou moins de bonheur (souvent moins).

Malgré tous les efforts déployés à travers cet article, certain(e)s arriveront à la fin de cette note (maintenant) en se disant : « so what ? ». Ce à quoi je répondrai par un citation du site officiel : « pour ceux qui comprennent qui était Bettie Page, aucune explication n’est nécessaire ; pour ceux qui ne comprennent pas, peut-être qu’il n’y a pas d’explication possible. Pourquoi ? parce que Bettie Page était et reste un phénomène underground, une curieuse « bad girl next door » - une sorte de plaisir coupable collectif… ».

# Pin-up: des filles qu’on épingle (1/2)

Pin-Up pour Coca-Cola« [La pin-up] attend, la pointe des seins braquée vers le ciel à un angle de DCA, la taille réduite à sa plus étroite expression, et la croupe généreusement bombée, bien fendue ; ses cheveux retombent, en vagues brillantes, sur des épaules dénudées mais chaudes - ça se sent - dont une étoffe transparente dessine la rondeur avec précision. Quand on les voit, les jambes sont longues et lisses, et l’intérieur de la cuisse souvent apparent, malgré l’interdiction de la censure américaine [...]
Ceci n’est qu’un modèle de pin-up girl. Ils en font de tous les genres. Je ne vais pas vous les décrire, ce journal se refuse en général à insérer des textes très pornographiques, et il faudrait, pour être complet, que je vous décrivisse aussi mes réactions. »

Eccéité de la pin-up girl par Boris Vian La Rue, numéro 11, 20 Septembre - 4 octobre 1946

Histoire de la pin-up
La première pin-up fut imprimée dès 1897 dans le magazine américain Life. Dès le début, les pin-up girls connurent un succès auprès des hommes aussi bien que des femmes. Celles-ci incarnaient en effet une nouvelle représentation de la Femme, sophistiquée et libérée.

VargaLa popularité des pin-up augmente au début du 20e siècle, notamment après la première guerre mondiale avec l’apparition des Pulp Fictions, ces romans sur papier bas de gamme dont la couverture mettait souvent en scène des pin-ups. Dans les années 30, Alberto Vargas peint à l’aérographe des pin-up pour le magazine Esquire. Il connaît un succès mondial avec ses filles qui illustraient les articles de ce magazine largement distribué.

Mais l’apogée de la pin-up a lieu dans les années 50. La deuxième guerre mondiale a permis l’expansion du phénomène grâce aux GI qui emmenaient leurs pin-up préférées dans leur paquetage. Certains pilotes ornaient même leur avion de ces splendides créatures de peinture (nose art).
La pin-up fit également beaucoup vendre : calendriers, cartes postales, boîtes d’allumettes…tout support imprimable était bon pour accueillir une demoiselle peu vêtue. Nul doute d’ailleurs qu’une partie du succès commercial de Coca-Cola provient des premières campagnes publicitaires jamais avares de jolies pin-up.

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Les années 70 voient arriver un changement de taille : la généralisation de l’utilisation de la photographie. Les pin-up jusqu’alors peintes à l’aérographe prennent vie et offrent le statut de star aux plus célèbres des modèles : Ann Sheridan, Veronica Lake, Rita Hayworth
L’apparition de magazines comme Playboy aura finalement raison de la pin-up : et oui, le consommateur masculin préférera l’anatomie dévoilée des mannequins plutôt que le coquin suggéré des pin-up.

Le fantasme :
Comme le dit Boris Vian, des pin-up, il y en a de tous les genres. De la femme fatale à la « Girl next door », la pin-up explore le subconscient masculin et lui livre tous ses fantasmes. Provocante mais jamais vulgaire, elle incarne un idéal féminin qui séduit l’homme sans se mettre à dos les femmes qui voient en elle un modèle et non une rivale.
La pin-up à travers ses différentes représentations au cours des années retranscrit également l’évolution des mœurs, notamment en termes de sexualité et de représentation de la femme.
La pin-up se couvre et se découvre en fonction du contexte culturel et moral ; elle est mise en scène comme Housewive qui fait tomber sa culotte ou en soutien de guerre drapée du drapeau américain. Sous le pinceau des artistes « cheesecake » (autre nom du genre) l’image de la femme ne fait que renvoyer le regard que l’homme porte sur elle.

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Inaccessible, candide, fraîche, et pleine de promesses, ou encore fatale et ensorcelante, la pin-up a su conquérir pendant près d’un siècle la faveur du public. Mais avec le développement du porno dans les 80’s, la pin-up est tombée en désuétude. Pourtant…

Le retour des pin-up

Betty PageOn assiste depuis la fin des années 90 à un revival discret de l’imagerie pin-up. Aujourd’hui le mouvement, bien qu’encore marginal n’est plus négligeable.
Les années 90 ont vu naître une reprise d’engouement pour une icône underground des 50-60’s : Betty Page. Cette célèbre pin-up a marqué par son physique (notamment sa frange) mais également pour ses clichés fétichistes où l’expression naïve et angélique de son visage contrastait avec la mise en scène parfois glauque des photos. Elle était par ailleurs capable d’endosser le rôle de naïade comme celui de maîtresse dominatrice. Elle a inspiré nombre de dessinateurs et artistes

Le mythe Betty Page est à mettre en parallèle du mouvement néo-burlesque apparu à la fin des années 80. Le new-burlesque rend hommage aux spectacles de cabarets des années 1900 à 1930, mais aussi aux 50’s d’inspiration rockabilly.
Dita Van Teese, danseuse burlesque et icône rock est l’exemple le plus connu de ce courant. Pour l’anecdote, sa liaison avec Marilyn Manson a été le point de départ de sa célébrité. A cette période Marilyn Manson était dans sa période burlesque avec son album « the Golden Age of Grotesque », hommage aux années 30 cabarets (années 30 à Berlin…).

Autre exemple du retour des pin-up, le succès toujours présent des Suicide Girls. Même esprit Burlesque Punk / Rock à la sauce Girl Powa.

Les années 50 célébrèrent une pin-up aérographée, sex-symbol coquin aux jambes interminables, à la taille inexistante qui narguait naïvement l’objectif.
Aujourd’hui, des créatures ultra-photoshoppées et assexuées s’étalent sur les magazines, tandis que des clones de Barbie siliconés s’agitent devant des caméras numériques pour finir dans les archives d’un site de porn.

Avec les pin-up a disparu notre capacité à fantasmer et à imaginer. Un petit quelque chose de la Féminité peut-être aussi. Moi, je suis un peu nostalgique de cette période que je n’ai pas connu.

# Where the Hell is Matt? et son histoire

Depuis trois-quatre jours, la planète Web s’affole à nouveau pour une vidéo.
La dernière fois, c’était pour un déhanchement féminin sur Wii Fit. Sur OkCowboy, on vous avait épargné ça, vu que ça n’avait aucun intérêt.
Pour Matt, c’est différent. Mais qui est Matt et que fait-il ? Découvrez la vidéo et son histoire en cliquant sur


Audace et culot peuvent vous mener loin
Matt est un américain de 31 ans, du Connecticut.
En 2003, il quitte son job, décide d’aller à Brisbane en Australie et en profite pour voyager un peu partout en Océanie et en Asie. Il créée un petit site perso qui permet d’informer sa famille et ses amis. Au cours d’une excursion au Vietnam, un ami lui demande d’effectuer cette petite danse si personnelle et si ridicule (la seule qu’il sait faire), celle que l’on voit dans la vidéo. En 2005, le film connaît alors un léger buzz sur la Toile.
La vidéo ne passe pas non plus inaperçu chez Stride gum non plus. Cette marque de chewing-gum de Cadburry (allez voir le site, il est très bien fait) l’appelle et lui propose de refaire un tour du monde tout en réitérant cette petite danse dans les pays visités. « Sponsorisé ? » demande-t-il ? « Ouais » répondent-ils.
42 pays, 7 continents plus tard et autant de pas sautés, Matt revient et un semi buzz se recrée autour de sa vidéo. Pourtant Matt n’est pas satisfait. Matt veut danser avec des gens. Il décide alors de contacter des inconnus à travers le monde qui danseront avec lui et Stride gum resigne pour un tour du monde. La vidéo en fera un autre également.

Universalité de la danse et de la joie
Etrangement, j’ai trouvé cette vidéo très émouvante. Même si je suis bien incapable d’expliquer pourquoi, j’ai eu des frissons à certains moments.
A posteriori, il me semble qu’on touche l’universalité et l’humanité toute entière en observant à quel point les gens sont identiques et ont le même goût de la « fête » ou de la danse. Autour d’un projet commun, simple et gratuit, il est possible de rassembler et de s’amuser. Ce plaisir transparaît dans la vidéo. Par ailleurs, ceux qui ont voyagé, retrouveront certaines villes visitées avec plaisir et auront l’impression d’y retourner, ne serait-ce qu’un instant…
Pour ma part, la vue de Sa’ ana au Yémen m’a fait un petit pincement au cœur.

Alors ému ?…

Ou bien c’est moi qui suis sensible en ce moment..?

# Voyage au pays de Galles

Blogrider et l’Office du Tourisme du Pays de Galles ont récemment envoyé deux blogueurs (artscape.fr et dernier-exile.com) pour découvrir cette région et relater leur expérience sur leurs blogs.
Les deux blogueurs ramènent de leur séjour un carnet de voyage ainsi que de nombreuses photos.
Cette initiative permet de faire la promotion de cette partie du Royaume-Uni d’une manière originale et pertinente.
En effet, le choix des destinations voyages / vacances se fait de plus en plus sur internet et nombreux sont les internautes à attacher de l’importance aux commentaires faits sur leur destination potentielle.  
Par ailleurs, une telle opération donne un peu de visibilité à un pays qui n’arrive pas forcément dans le top des destinations vacances.

Baie de Rhossili, Pays de Galle, Royaume Uni, (c) Artscape2008

Baie de Rhossili, Pays de Galle, Royaume Uni, (c) Artscape2008

Le récit de voyage des deux blogueurs est intéressant dans la mesure où ils mélangent style narratif du blog et bons plans / adresses des guides de voyage. Les photos sont nombreuses et permettent d’imaginer les paysages traversés par nos deux blogueurs.
Enfin, on voit que ces derniers ont eu à cœur de restituer un compte-rendu documenté (histoire du Pays de Galles) et vivant (nombreuses anecdotes) ce qui ravira autant les amateurs d’histoire que d’aventures humaines.

Si vous aviez en tête cette destination, je pense que ces récits sauront vous décider au regard de l’enthousiasme de Sophie et Thierry.

Je vous invite à découvrir les récits de nos voyageurs :

- Le récit de  Sophie : jour 1, jour 2, jour 3, jour 4
- Le récit de Thierry : jour 1, jour 2, jour 3, jour 4 , jour 5, jour 6, jour 7

Plus d’informations sur l’Office du Tourisme du Pays de Galles.

Billet sponsorisé par Blogrider

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