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# Batman The Dark Knight : critique

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RuinesPendant ces vacances, pas grand-chose à se mettre sous la dent. J’ai l’impression que cette année encore, en août, la France s’est arrêtée. Si en plus, on rajoute les JO en Chine, rien ne va plus. Pourtant au , un film a su retenir mon attention, voire m’a rendu impatient : Batman, the Dark Knight. Après la déception de Batman Begins, reprise mièvre et fade, qui avait bradé et vulgarisé (au sens propre) les codes burtoniens de la chauve-souris, l’arrivée annoncée du Joker et celle de Double Face laissaient supposer de belles choses. Une visite dans une salle obscure m’a éclairé…

Rien de nouveau dans le ciel de Gotham
Batman veille sur Gotham City aux côtés de son ami, le commissaire Gordon. Tous les deux sont accompagnés du brillant procureur Howard Dent, « chevalier blanc » qui cherche à mettre toute la pègre derrière les barreaux. Apparaît alors, un nouveau criminel, un clown psychopathe adepte du chaos, qui promet de se débarrasser de la chauve-souris dans les airs de Gotham City.

Batman continues
Par rapport à Batman Begins, vous retrouverez toujours Christian Bale, qui n’a toujours pas la profondeur d’un Bruce Wayne tourmenté. Il garde encore dans les yeux la folie sournoise présentée la première fois dans American Psycho mais joue très bien les fils à papa, un brin « branleur » au lieu du dandy milliardaire. Après la vilaine Batmobile, le Tumbler, sorte de Hummer bondissant et ridiculement grossier, vous aurez droit à la vilaine moto, pas bondissante mais ridiculement grossière. Disparue la batcave, ici Batman se cachera dans un container ultra lumineux au milieu d’un terrain vague(!). On conservera également le même costume en plastique, beaucoup trop rigide pour le personnage, le rendant plus proche de Robocop que de Catwoman. Enfin la voix est elle aussi ridiculement trop grave…

why-serious-joker

Why so serious ?
Pourtant le film a sur jouir de bonnes critiques à une époque où le de divertissement américain est souvent critiqué, surtout quand il s’agit de super-héros. En effet, Batman the Dark Knight délivre un superbe héros dans une ville dévastée aux valeurs en berne, le Joker. Le film ne repose que sur son sourire et la présence du chevalier noir n’est ici qu’un pâle faire-valoir. A côté de la piètre prestation de Christian Bale, Heath Ledger sait nous faire oublier le Jack Nicholson au maquillage impeccable, qui restait pourtant selon moi, sur une parfaite représentation de fou comique, assassin déjanté motivé par la vengeance et la mort de Batman. Ici, le joker est un psychopathe, profondément anarchiste, dont le seul dessein est d’être l’auteur du chaos dans Gotham City. Batman n’est qu’un obstacle dans cette course, qu’il convient évidemment de supprimer, si possible en s’amusant.

A coup sûr, Heath Ledger rentrera dans la légende du (tout le monde parle d’un Oscar posthume et ce sera mérité) en incarnant véritablement, 2 heures 30 durant, la Folie, la Violence et l’insaisissable Chaos, à l’image d’un Malcolm McDowell dans Orange Mécanique. Sa mort violente, au sortir d’un tournage qui l’aura profondément épuisé physiquement et mentalement, renforcera sa légende, dans la lignée des Brandon Lee, James Dean, étoiles filantes trop vite éteintes dans le ciel du septième art. Le film vaut également le détour pour cette performance magistrale ainsi que pour celle d’Aaron Eckhart dans le rôle d’Harvey Dent, également très bon.

Sourire

Magnifiquement filmé, entre les gratte-ciels de Chicago, on évolue ici dans un Gotham City, très contemporain, loin des tableaux que Burton pouvaient peindre. Très bien réalisé, cet opus met en lumière les qualités de Christopher Nolan (Mémento) aux travers des jeux de lumière, des explosions et une très belle scène de braquage. Le tout est soutenu par une excellente bande originale. Le “bourdonnement” du Joker est une spendide idée!

Vous l’aurez compris, The Dark Knight est à voir malgré certaines faiblesses dues à mon avis à Christian Bale. A l’instar de la trilogie Star Wars, le vrai héros apparaît ici sous les traits lacérés du Joker. Souvent plus complexes, les Dark Vador et autres Hannibal Lecter sont souvent à l’origine des plus belles légendes. C’est encore une fois le cas.

# Le cyberpunk est mort

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Cyberpunk
J’évoquais dans un billet le steampunk, le cousin du cyberpunk. J’avais envie d’approfondir  ce courant qui est majoritaire aussi bien dans le que dans la bande dessinée et même la musique. Comme évoqué, le cyberpunk est un mouvement basé sur l’omniprésence des réseaux informatiques, la disparition des limites homme/machine et sur le courant politico-culturel contestataire punk. Wilson Gibson est le pionner de la cyberculture grâce à son livre Le Neuromancien (1984), d’autres auteurs comme Philip K. Dick (Blade Runner, Minority Report), Georges Orwell (1984) contribueront à lancer le mouvement. Le Neuromancien est une dystopie, parfaite opposition à l’utopie, un récit de fiction se déroulant dans une société imaginaire, dans laquelle la drogue et la violence sont omniprésentes. Le héros est un pirate informatique, capable de se connecter au cyberespace, une matrice virtuelle de données et de programmes, en se branchant directement à un ordinateur. Ils ne sont pas nombreux à posséder ce don et sont donc très recherchés. Ca vous rappelle quelque chose ?

Apocalypse now
Les œuvres cyberpunk ont souvent mis en relief les défauts de la société. Elles décrivent de façon apocalyptique les problèmes de surpopulation de pollution, de criminalité, du gouffre entre une minorité de très riches et une majorité de très pauvres. Les thématiques se déclinent sur les thèmes de la politique (tyrannie fasciste ou communiste), méga corporatisme, post-apocalypse, clonage, le tout informatique et les sous-genres se spécialisent dans chacun d’entre eux. Avec la suppression des interfaces homme / machine, le cyberpunk voit dans la libre circulation de l’information une voie de progrès, une force de libération. Le héros utilise la pour se retourner contre la machine elle-même. En ce sens, la intégrée à l’homme est un espoir, un moyen d’améliorer son existence, une porte pour un futur. Ici se trouve la confrontation avec le mouvement punk qui revendique « No future » quand le cyberpunk affirme « Future is now ».

Hacktivisme
Le (anti)héros cyberpunk transcende pratiquement toujours la dichotomie homme-machine dans son usage des technologies du virtuel.  Avec une attitude résolument punk, il résiste au déterminisme face aux multinationales et autres matrices, au pouvoir quasi-divin. Hacker de génie, il se retrouve souvent seul, utilisant ses dons ou son pouvoir pour devenir l’épine dans la colonne vertébrale du système. Sur la symbolique de David et Goliath, il prône la désobéissance civile, libère l’information et par conséquent, les populations. L’hacktivisme, s’est créé sur cette base idéologique, faisant porter sur le hacker une mission de libération, les regroupant aux seins de communauté, certains travaillant à combler les failles (les White Hats), d’autres à les exploiter (les Black Hats). Il n’y a pas de manichéisme dans l’hacktivisme, car ceux qui réparent les failles le font parfois au profit de… multinationales !

Stalker un jeu cyberpunk

Sur tous les supports, les cyberpunk se développent bien. Esthétiquement il laisse une grande liberté d’expression et supporte les variations futuristes (Matrix) comme post apocalyptiques (Mad Max).

Les mangas Akira, Ghost in the Shell, les films Blade Runner, ExistenZ, les livres de Philip K Dick et de William Gibson sont de bonnes références pour illustrer le genre. Musicalement, l’indus, la Drum & Bass, la Goa ne sont pas littéralement cyberpunk mais elles sont régulièrement associées au genre pour leurs côtés futuristes et sombres.

Le cyberpunk est mort
Paradoxalement, en donnant naissance à de nouveaux concepts technologiques, les auteurs cyberpunk ont atteint l’apogée du mouvement dans les années 1980 avant la démocratisation d’Internet et des réseaux informatiques. Les années 2000 n’ont été qu’une prolongation du mouvement avec l’emploi des nanotechnologies et de la génétique. Les textes de fiction de l’époque ont, d’une certaine manière, façonné l’imaginaire de notre société et inspiré les innovations actuelles (écrans tactiles, bras bioniques…) par un processus de médiation culturelle.

Ils ont anticipé l’avenir imminent, non seulement l’avenir esthétique, mais l’avenir technique, politique et social de la société postmoderne, celle que nous vivons.

# Le steampunk

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steampunk-mouseA l’occasion de la rediffusion de La cité des enfants perdus, j’ai eu le plaisir de redécouvrir l’univers de Jean-Pierre Jeunet, un univers esthétiquement très travaillé, très coloré, intemporel et improbable, celui que l’on retrouve également dans Delicatessen.

Ces mondes que conçoivent Jeunet et Caro empruntent beaucoup dans ses gadgets à un courant que l’on nomme le Steampunk, un sous genre de la science-fiction nommé par analogie au cyberpunk.

Engrenages et conduites vapeur

Le steampunk, littéralement punk à vapeur, est de la science-fiction écrite de nos jours, mais qui se déroule au XIXème siècle, de préférence à l’ère victorienne et qui situe souvent l’action soit dans l’uchronie (monde alternatif) soit dans un monde parallèle. Les anglo-saxons appellent cela « le chemin qui n’a pas été pris ».

Les bases du steampunk sont d’imaginer que les machines à vapeur se sont tellement développées que les moteurs n’ont pas vu le jour. L’absence de pétrole a retardé l’invention des matières plastiques, de l’électricité et de l’informatique.

A l’inverse, l’industrie du charbon et la métallurgie sont très développées.

Le steampunk, fondé sur l’avènement de la vapeur se caractérise donc par ses gigantesques constructions, ses tuyaux, des mécanismes actionnés par des leviers, des claviers et des engrenages.

iPod Steampunk

Les limites du steampunk sont larges et même si les puristes préfèrent l’époque victorienne, il est possible de prendre des libertés, aussi bien dans l’époque, que dans les façons de le représenter.

Le steampunk, cousin du cyberpunk.

Le steampunk est à l’origine issu de délires littéraires de K.W. Jeter, Tim Powers, James Blaylock, dans des hommages à la révolution industrielle, époque révolue mais qui aura marqué l’économie et les mentalités. L’occasion était donc belle de créer un monde alternatif bourré d’anachronismes, fantasque, où les inventions extraordinaires ont un esthétisme codifié et des figures imposées (ordinateurs à vapeur, robots hybrides, mécanicien de génie, clones et machines).

« Le steampunk s’efforce d’imaginer jusqu’à quel point le passé aurait pu être différent si le futur était arrivé plus tôt. »

Le steampunk est un dérivé du cyberpunk, mouvement basé sur l’omniprésence des réseaux informatiques, la disparition des limites homme/machine (cyber-cybernétique) et sur le courant politico-culturel contestataire (punk).

Le steampunk, lui, n’a pas de vocation politique. Contrairement au cyberpunk, qui met en scène un futur proche ultra-technologisé, souvent glauque et pessimiste, le steampunk a souvent une vision positive, voire festive et plus chaleureuse. Esthétiquement, le premier met en scène un futur passéiste quand le second est un passé futuriste.

Il existe deux courants. Le premier est celui de Powers et Blaylock, qui ont créé leur propre univers dans les contraintes fixées par le genre. A l’inverse, le second est ultra référentiel et renvoie à l’environnement littéraire et culturel de l’époque en accumulant les personnages réels ou imaginaires (Frankenstein, Sherlock Holmes, Dracula, Jack l’éventreur) ou en s’inspirant des romans de Verne ou Wells. La Ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore est un bon exemple de ce dernier sous-genre.

Le steampunk sous toutes ses formes

Même si à l’origine, le mouvement steampunk s’exprime à l’écrit, de nombreux artistes n’ont pas manqué de représenter ces délires mécaniques sur d’autres supports.

Côté littérature, les trois œuvres majeures sont celles de Jeter, Machines infernales (1979), de Powers, Les voies d’Anubis (1983) et Blaylock, Homunculus (1986).

Au , des films comme La cité des enfants perdus, Delicatessen, Wild Wild West empruntent au steampunk mais n’en ont pas tous les codes. Les puristes jugent le potentiel du ce courant encore mal exploité.

Les films d’animation comme le Château dans le ciel, le Château ambulant et surtout Steamboy montrent de très beaux exemples de constructions steampunk comme les immenses châteaux, les robots ou les véhicules à vapeur, également retrouvés dans les magnifiques jeux vidéo Bioshock ou Syberia sont également exemples.

Aujourd’hui des fans ou des illuminés continuent de fabriquer des concepts steampunk. Régulièrement, les blogs de gadget ou de nouvelles technologies présentent des objets redesignés. Ci-dessous quelques créations « steampunkiennes ».

cle-usb-steampunkguitare steampunk

# JCVD : critique

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JCVD himself En dehors de l’hommage des blogueurs à Jean-Claude Van Damme, JCVD est avant tout un film. Un bon film. Naviguant entre fiction et biographie, le film de Mabrouk El-Mechn est à ne pas manquer.

Van Damme, en plein procès pour la garde de sa fille, au plus bas dans sa carrière et fauché, décide de se ressourcer dans son pays natal. Alors qu’il s’arrête dans un bled près de Bruxelles pour retirer de l’argent dans une poste, l’acteur se retrouve mêlé à un braquage. Pas de bol, la police pense qu’il a pété les plombs et qu’il est l’instigateur de la prise d’otage.

Mélange des genres

JCVD mélange les genres avec bonheur : prise d’otage avec négociateur à l’américaine…, comédie dramatique belge à la Dikkeneck (et un esprit Poolvoerde assez présent), expérience d’introspection… on se retrouve tour à tour sujet aux éclats de rire, à une certaine tension et confrontés à de vrais moments d’émotions (inattendus).

Mélange des genres également dans la réalisation, entre narration linéaire, flashback et séquence alternative. Le film ne pâtit pas de ce choix, pour autant je n’ai pas trouvé qu’il y ait une véritable valeur ajoutée.

J’ai lu plusieurs critiques qui faisaient mention d’un parti esthétique trop tranché. Si je comprends que cela puisse déplaire (c’est une question de goût), je trouve personnellement que cela crée une ambiance et donne une véritable identité au film - cela m’évoque d’ailleurs les partis pris graphiques de films comme C’est arrivé près de chez vous ou Delicatessen.

JCVD - Zinedine Soualem

Prestations d’acteurs

Disons le tout de suite, OUI Van Damme est un bon acteur. Sa confession en plan séquence, en improvisation, est bluffante. Les critiques l’ont souligné mais le reste de sa prestation est juste, naturelle. Van Damme est excellent en Movie Star sans le sou, épuisée, « borderline ». Sa prestation confère un cachet d’authenticité à l’histoire.

Mention spéciale aux seconds rôles du film également, avec Zinedine Soualem dans le rôle du méchant très méchant, Karim Belkhadra en braqueur attentionné face à son idole, François Damien dans le rôle du commissaire Bruge, belgissime…

Les répliques sont déjà cultes (reprises par les spectateurs à la sortie du film), les situations délirantes : on jubile.

La part biographique

Le passé de Van Damme est bien évidemment évoqué sans que l’on tombe dans le sentimentalisme. Le film présente un JCVD qui accepte les erreurs du passé, explique, sans se chercher d’excuse. Quelque soit la part de réalité ou de fiction, on découvre un autre JCVD, qui occupe tout l’espace confortablement aménagé par Mabrouk el-Mechn.

Il y a fort à parier que cet ultra-outsider JCVD relance la carrière de Jean Claude Van Damme et le sorte du ghetto des productions de film d’action made in Honk Kong. Si JCVD est un hommage au héros Van Damme, il n’est en rien un film destiné aux hommes et aux fans de la première heure : JCVD est juste un bon film.

JCVD - derrière : Karim Belkhadra

Crédits photos : DVDrama

# Jean-Claude Van Damme dans JCVD et chez Darkplanneur

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A partir du 2 juin, l’ami Darkplanneur se paye le plaisir de consacrer une semaine complète à un acteur culte des années 80/90 : Jean Claude Van Damme.
Si l’acteur est connu des plus jeune pour ses « vandammismes » et pour avoir été celui qui a popularisé le terme « aware », il faut rappeler que Jean-Claude Van Damme a été une vraie star de chez star.
Van Damme me faisait rêver quand j’étais gamin et à l’époque il n’était nullement moqué ou ringard. Je me réjouis donc de l’hommage qui luit est adressé à travers cette semaine thématique, car Van Damme c’est :

- L’Européen qui a volé la vedette à Stallone et Schwarzy à la fin des années 80, réalisant son rêve américain,
- Celui qui a révolutionné le film d’action avec Bloodsport, Full Contact et Kickboxer,
- Un acteur qui a connu une immense traversée du désert quand Jackie Chan et Jet Li ont repris leur droit,
- Un homme qui s’arrache pour revenir sur le devant de la scène (mais avec des films pourris) …
- … mais qui fait surtout parler de lui pour ses interviews hallucinées en Franglais
- Finalement une icône « geek » au même titre que Chuck Norris, mais en plus fun,
- un gars avec un vrai sens de l’autodérision comme en témoignent les pub NRJ Mobiles et World Of Warcraft…

Pour tout ce qu’il est, je vous recommande la semaine JCVD ( du titre de son nouveau film – prometteur – dans lequel il joue son propre rôle) sur Darkplanneur car elle promet de nombreuses surprises…et comme le dit Eric : « Cette fête sera une semaine de petits bonheurs, entre curieux, amateurs, et fans de Jean Claude, un acte gratuit et spontané, en aucun cas un Buzz Sponsorisé par le Distributeur ou les Producteurs. »

Au Programme de la semaine :

Les Vandammismes récités par les Blogueurs Stars Français…
Le Van Damme Belge
Le Van Damme Fantasme Sexuel
Le Van Damme Egérie Publicitaire
Les Geeks fans de Van Damme
La Mode Van Damme
Notre Coup de Cœur pour le film JCVD
Des Interviews de Fred Benudis (Auteur du documentaire Dans la Peau de Jean Claude Van Damme, et co-scénariste de JCVD) Mabrouk El Mechri (metteur en scène de JCVD), Jean Claude Van Damme himself ! Et une nouvelle érotique avec Jean Claude pour héros !

Avec le talent créatif d’Alexandre Very, la Belgitude Vidéo du duo Romain Novarina et Cedric Michel, et la complicité technique et éditoriale de WAT

# Les salles obscures des 90’s

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J’ai grandi avec Première, le magazine du . Entre 10 ans et 18 ans, j’ai lu toutes les critiques de film que le magazine a pu traiter. J’en garde d’excellents souvenirs et beaucoup de posters de films. 20 ans après je ressens toujours la même excitation devant un que lorsque j’attendais devant Heat ouJackie Brown

Effet spécial
Aux débuts des années 1990, Spielberg s’illustre particulièrement avec Jurassic Park (93). Le public découvre alors que les techniciens ne travaillent plus que sur ordinateur, à l’époque, les célèbres stations Silicon Graphics. Le cap est franchi, les maquettistes vont (presque) arrêter les peluches et les animaux en carton ; l’effet spécial maîtrisé ouvre la voie à des films jusqu’ici techniquement irréalisables, basés ce qu’on appelle les images de synthèse… The Mask (94), Terminator 2 (91) seront dans la même lignée et vulgariseront massivement l’emploi du morphing (transformation des visages) et de l’incrustation (fonds verts).

Les œuvres cultes sont celles qui transcendent leur génération.
La réactualisation et l’amélioration de vieux codes cinématographiques ou « simplement » la création de nouveaux standards, ajoutés à du talent sont souvent à l’origine de films précurseurs et références.
Dans la première catégorie, on trouve Tarantino, qui a parfaitement su reprendre les thèmes de la contre-culture américaine dans Pulp Fiction ou de la Blackploitation dans Jackie Brown. Ajoutez une technique irréprochable, des acteurs de rêve, un don pour les Bandes Originales mythiques, vous obtenez LE gourou de toute une génération.
Dans la seconde catégorie, les frères Washowski, ont avec Matrix, révolutionné le film d’action ou de science fiction. L’univers « gothique » ou cyber punk, à base de cuir et de bon métal a rapidement donné à l’esthétique du film le statut de nouvelle référence (dont les techno thrillers des années 2000 s’inspireront largement et librement). Mais c’est surtout techniquement, en réutilisant massivement le « bullet time » (système de ralenti où la caméra semble tourner autour du personnage), que Matrix va définitivement devenir un film culte.

Etre toujours là où ne vous attend pas.
Brad Pitt et Leonardo Di Caprio l’ont bien compris. Promis à demeurer des jeunes premiers grâce à un physique (un peu) avantageux, ces deux acteurs ont su
s’imposer tout au long de la décennie en changeant de style à chaque film et en se mettant en danger (même si Di Caprio l’a fait sur le tard…) dans des rôles inattendus.

En effet, après des débuts, respectivement dans Thelma et Louise (91) et Gilbert Grape (94), les
deux acteurs vont connaître rapidement la gloire grâce à leurs rôles dans Seven et Fight Club pour Brad ou dans Romeo+Juliette et Titanic pour Leo.

Du côté de ces dames, je pensais à Julia Roberts et Natali Portman, qui après des succès au box-office dans
Pretty Woman (90) et Leon (94), ont également su varier les plaisirs pour être unanimement reconnues comme de grandes actrices (L’affaire pélican ou Mars
Attacks
).

« Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »


Coups de cœur
J’ai vu un nombre incroyable de films dans ces années là et n’en sélectionner que quelques uns pour mon coup de cœur m’est difficile, mais je tente.
Réalisateur : Pour la touche française, je mets Luc Besson, qui, avec Nikita, Leon et le 5ème Elément aura donné de belles heures en
salles obscures.

Acteur : Vincent Cassel dans la Haine et la célèbre réplique : « Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »
Meilleurs films : J’hésite entre Total Recall parce que c’est sûrement le meilleur film de Schwarzennegger (avec Predator, je vous l’accorde) et Heat, parce que c’est sûrement le meilleur film…
Le silence des Agneaux, parce que c’est LE point de départ des films avec des Serial Killer.
Forrest Gump parce que je suis sûr qu’on a tous une bonne raison.

Et vous, quelles sont vos références pour les années 1990?

Les autres articles de la semaine 90’s :

# Le Prestige

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Au 19ème siècle, à une époque où le n’existait pas encore, où les musiciens ne remplissaient pas les stades, les magiciens étaient adulés. Rivalisant d’inventivité pour remplir les théâtres, les magiciens se livraient une véritable compétition et les meilleurs tours se monnayaient une fortune. C’est à cette époque et dans ce milieu méconnu que nous transporte Christopher Nolan dans The Prestige. Malgré une sortie en salles inaperçue, le film est un petit bijou, qui s’articule comme les trois actes d’un tour de magie.

La promesse.

christian bale hugh jackmanC’est l’annonce d’un grand film avec un réalisateur surdoué qui joue avec les codes temporels et qui adore mener son spectateur en bateau. Comme dans Mémento son deuxième long métrage, qui avait fait parler de lui pour la qualité de son scénario mais également parce que l’on suivait les évènements de façon anti-chronologique. Il est également le réalisateur de la nouvelle et très noire trilogie des Batman (Batman Begins, et le prochain The Dark knight ).

C’est aussi un casting grandiose avec Christian Bale (que l’on a vu en Patrick Bateman dans American Psycho ou dans l’excellent the Machinist, et encore dans le rôle de l’homme chauve-souris toujours avec Nolan), Hugh Jackman (Wolverine des X-Mens), Scarlett Johansson, le génial Michael Caine ainsi que David Bowie.

Le tour.

scarlett johansson prestigeLe Prestige, tiré du roman éponyme de Christopher Priest, oppose deux amis magiciens surdoués. Borden (Christian Bale) a la magie dans le sang mais une condition modeste. Angier (Hugh Jackman) est un aristocrate au sens du spectacle et de la mise en scène.

Un évènement tragique transformera leur relation en une rivalité puis en une quête de gloire et de vengeance destructrice. Tour à tour spectateurs, acteurs et arbitres de cette lutte, Olivia (Scarlett Johanson) l’assistante et Cutter (Michale Caine) l’ingénieur viennent donner un nouvel éclairage à l’intrigue.
Deux heures de film, un suspens et une intensité dramatique croissants tout au long du film. Une narration qui joue avec les repères temporels pour duper les personnages mais aussi le spectateur. Un scénario dont la qualité d’écriture place selon moi le film aux côtés de Mémento, Usual Suspects ou Fight Club.

Le Prestige.

Disons le d’emblée, le coup de théâtre final apportera au spectateur ce qu’il aime dans la magie et dans le (ou dans la magie du ): être dupé. Le genre de révélation qui fait défiler le film dans votre tête et réaliser que du début à la fin on vous menait par le bout du nez. Le film, qui vous tenait en haleine, se révèle alors d’une dimension supérieure. Applaudissements.

Regardez attentivement.

La force du Prestige est d’être réalisé comme un tour de magie. Tout est là, il y a bien un “truc”, mais Nolan détourne votre attention et vous amène où il veut.

En dehors du casting, de la réalisation parfaite, de la tension croissante, des rebondissements, Le Prestige a encore des cartes dans sa manche. Photographie sublime, décors victoriens somptueux,  personnages denses et cyniques et une ambiance qui mêle onirisme (les scènes dans Colorado Springs sont un véritable aparté fantastique) et gothisme…C’est aussi un film sur l’obsession et le sacrifice, le symptôme et la condition d’une réussite à tout prix.

Comme vous l’avez compris, j’ai énormément apprécié ce film, il fait partie de ceux qui laissent une trace et qui appellent à de nouveaux visionnages pour les voir sous un autre angle.

Le film est disponible en DVD depuis novembre 2006.

*photos:dvdrama.com

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