# Lancement de L’Oréal Professionnel Homme
L’Oréal Professionnel invitait mercredi soir plusieurs blogueurs à l’occasion du lancement de sa nouvelle marque : L’Oréal Professionnel Homme.
Je dois dire que dans un premier temps je me suis demandé pourquoi la Marque ciblait les blogueurs pour cette opération. Les produits professionnels sont vendus exclusivement à travers le circuit des salons de coiffure, à priori il est peu probable que nos comptes-rendus incitent nos lecteurs à l’acte d’achat. Pourtant, c’est un travail d’éducation qui a été fait auprès de nous (un client exposé et sensibilisé à une marque professionnelle sera plus enclin à demander à l’essayer en salon, et à l’acheter) ainsi qu’une démarche de connaissance mutuelle (qui j’espère se poursuivra dans la durée). Mon doute sur la légitimité de cette opération s’est très vite dissipé.
Quelques mots sur la marque. L’Oréal Professionnel Homme souhaite répondre aux nouveaux besoins des hommes, qui enrichissent les traditionnelles gestuelles d’hygiène (douche /rasage) de nouveaux rituels. Après la peau, le cheveu devient un élément d’attention : pellicules, chute, manque d’éclat…L’Oréal Professionnel Homme apporte des produits spécifiques (par leur texture, leur odeur, mais aussi un packaging fortement identitaire…). A titre personnel, j’utilise déjà des produits L’Oréal Professionnel (notamment le gel « Playball ») que je considère réellement supérieurs à des produits de grande consommation.
Revenons à la soirée. Le speech et le classique Powerpoint ont très vite laissé place à la pratique. Pour commencer, démonstration de Color 5′, produit qui estompe les cheveux blancs. Si la première démo a été faite sur un mannequin homme poivre et sel, très rapidement c’est l’unique blogueur pourvu de (quelques) cheveux blancs de l’assemblée qui a pris sa place : l’ami Eric Maillard. Résultant probant, Eric en est sorti très « fresshhhh ».
C’est ensuite TOUS les blogueurs qui ont pris place sur les bacs à shampoing pour profiter du talent des coiffeurs / créateurs présents et tester les produits de la gamme en conditions réelles. Certains ont même changé significativement de coupe, comme Baptiste, Mry ou Cyril par exemple (photos chez Greg).
Servie par un casting de blogueurs animés d’un sympathique esprit de camaraderie et par une très belle organisation, la marque L’Oréal Professionnel Homme se construit une belle image et un capital sympathie. Soulignons la présence et l’implication du Management de la Division des Produits Professionnels de L’Oréal (Marketing, Communication, Direction, Formation…) dans l’évènement. Je trouve cela très important, car il n’y a qu’en venant à notre rencontre que les marques, mais surtout les décideurs, nous connaîtront. Les opportunités de parler en direct avec ses clients sont toujours à saisir ; nous ne sommes pas cette entité mystérieuse et effrayante appelée « les blogueurs », nous sommes VOS clients.
Pour conclure, comme beaucoup, je dois souligner le travail de Virginie Muti et Olivier Billon, l’équipe Internet & CRM de la Division des Produits Professionnels, qui a organisé à merveille cet évènement, SANS AGENCE, mais avec une vraie connaissance de son métier et de la blogosphère. Félicitations.
PS : L’Oréal Professionnel Homme ayant été très généreux, je peux faire profiter ceux qui sont intéressés de mon petit « sac cadeau » (shampoing et après shampoing « contrôle + » pour cheveux indisciplinés, gel « WET » effet mouillé, crème discipline et brillance « BRILLANTINE », cire brillance et tenue « WAX »). Envoyez-moi un mail en précisant ce que vous voulez tester (attention, je n’ai qu’un produit de chaque).
PS2 : Comme d’habitude, c’est avec ma casquette “blogueur “que j’étais présent, pas en tant que “L’Oréalien”. Ce compte-rendu se veut aussi objectif que possible.
#L’Homme Magazine et tour d’horizon de la presse masculine
L’Homme Magazine
2008 sera l’année des magazines masculins. Après GQ et L’Optimum, le dernier né des guides de survie pour messieurs s’appelle sobrement L’Homme Magazine.
Arrivé sur le marché près de quatre mois après la concurrence, le premier numéro de l’Homme Magazine (juin/juillet) doit absolument se démarquer s’il compte bousculer les toutes fraîches habitudes du lectorat des mensuels masculins.
Le premier numéro de GQ proposait un nombre indécent de pages, avec près de 30% de pub. En contrepartie le prix de lancement était de 1€ seulement.
L’Homme Magazine s’affiche quant à lui à 5.90€ (versus 3.4€ pour GQ) mais est quasi exempt de pub. En main, le mensuel fait un peu léger pour son prix.
A l’intérieur, la mise en page est tout ce qu’il y a de plus efficace ; « less is more » comme dirait l’autre. Police helvetica noire, pour les titres et le texte. Un onglet rouge indiquant la rubrique vient rehausser un peu le tout.
Par contre, la photographie et la qualité ne tiennent pas la comparaison avec un GQ, beaucoup plus luxueux. L’Homme Magazine bâcle la fin de son numéro qui prend des airs de VSD.
Au niveau du contenu, grosse déception. L’info n’est pas de toute fraîcheur (retour sur l’iPhone), les thématiques calquées sur celles de GQ (au point de reprendre dans sa rubrique « style » la saga Lacoste abordée dans le GQ n°2 - et le désormais facile portrait de dandy, ici Ariel Wizman).
Bref, à trop peaufiner sa sortie, l’Homme magazine manque cruellement de saveur alors que GQ et consorts trouvent leur ton et leur identité.
Pour son numéro 12, l’Officiel Hommes ravira les amateurs de photographies en tout genre. Les articles sont vite survolés et semblent là pour justifier la présence des sempiternelles sélections « musique, expos, livres, DVD… ». La valeur ajoutée de ce trimestriel réside surtout dans la beauté de l’image et de son approche tranchée de la masculinité : le magazine montre un homme sensuel et charnel autant que casse-cou et bagarreur. A acheter ne serait-ce que pour faire plaisir à madame. (312 pages, 6€)
Upstreet
Le magazine anglais se veut pointu et élitiste, aussi bien dans ses articles, sélections que dans son approche de la mode. Upstreet s’adresse à un homme exigeant dans ses choix culturels, haut de gamme dans son style de vie, et qui ne souhaite surtout pas passer inaperçu. (tous les 2 mois -159 pages , 1€)
GQ
Pour son numéro 5, GQ prend ses marques et se détache de ses aînés américains et anglais. Il semble que le magazine se prenne moins au sérieux. Ca tombe bien, parce qu’il reste des lacunes surtout quand il faut aller chercher de la news bien fraîche : « Pork and beans qui cartonne déjà sur les ondes américaines », nous dit-on… (on en parlait en mai sur okcowboy) ; Beigbeder interviewe Michael Youn, le comique trash tendance d’il y a 5 ans…
Heureusement, il reste “GQ Salon”, la série d’articles intelligents, et “la Saga”, qui à chaque numéro retrace l’histoire d’une marque mythique (ce mois ci Ralph Lauren).(178 pages, 3.40€, à feuilleter sur http://www.gqmagazine.fr/)
# Magnifique, le nouveau parfum de Lancôme + Aaron De Mey, nouveau DA Make up de Lancôme
Le 13 juin dernier Lancôme réunissait à nouveaux blogueuses et blogueurs pour une présentation de son actualité. Actualité riche puisque la marque nous dévoilait son nouveau parfum, Magnifique, et nous faisait rencontrer son nouveau make-up artist, Aaron De Mey.
Magnifique
Lancôme présentait un parfum en rupture avec les créations actuelles mais également avec l’univers de la marque.
Le parfum a été créé autour de trois notes principales : Nagarmota, Roses et Safran. Un parfum qui risque de surprendre par son côté boisé et “cuiré” (le Nagarmota est une racine en provenance d’Inde) mais également par sa trace et son sillage : les dames ne passeront pas inaperçues avec ce parfum élégant, puissant et à l’identité forte.
Avec sa nouvelle création, Lancôme précède la tendance du retour des boisés.
Audace. Passion. Flamboyance.
Nouvelle vision de l’amour pour Lancôme qui habille de son parfum une femme passionnée, audacieuse et flambloyante. La marque choisit pour incarner cette vision l’actrice Anne Hattaway (!), que l’on a pu voir dans Le Diable s’habille en Prada, ou plus tôt dans Brokeback Mountain.
Si le brief de départ, un petit film destiné à présenter l’univers de Magnifique, nous a largement convaincu avec sa musique dramatique, son Paris magnifié et incandescent, son héroïne sublimée, le film publicitaire nous a paru bien conventionnel.
Le flacon d’un rouge intense, rappelle les flacons du début du siècle, par sa forme, son capot taillé en facettes et son tube cache-plongeur. Anecdote, c’est la première création packaging du collectif H5 (clips : Goldfrapp, Daho, Massive Attack - graphisme : Vuitton, Audi, Cartier…).
Magnifique, de Lancôme sera en vente à partir du 14 août
Aaron de Mey
Le commun des mortels ne connaît pas les make-up artists. Je fais partie du commun des mortels. Je ne connaissais donc pas le nouveau Directeur Artistique (DA pour les initiés) du Maquillage Lancôme. Pourtant quand je l’ai vu, j’ai tout de suite compris que quelque chose se passait.
Aaron De Mey ressemble à un Iggy Pop habillé par Dior. Aaron De Mey ne jure que par le punk, fréquente Kate Moss et Courtney Love, aime les femmes qui ont un « twist » et a collaboré avec les plus grands noms de la Haute Couture.
Le nouveau DA de Lancôme est aussi un personnage incroyablement ouvert et accessible.
Un tel personnage ne peut qu’apporter à Lancôme un brin de folie et un décalage que seules peuvent se permettre les Maisons du Luxe. Espérons que la marque joue ce joker à fond.
Aaron signe pour Lancôme un coffret limité à 1000 pièces composé d’un gloss Noir pailleté (rappelant les plages de sable noir de sa Néo Zélande natale) et d’un rouge à lèvre dont la couleur évoque les « muscle cars » américaines.
Je profite de cette note pour saluer l’organisation de cette journée organisée par Lancôme et Balistik*Art, qui se tenait sur l’une des plus belles terrasses des Champs Elysées.
La marque et son agence ont définitivement compris comment parler aux blogueurs, en leur faisant vivre des expériences uniques (rencontre avec Olivier Cresp, créateur de Magnifique, Aaron de Mey…), en leur réservant des exclusivités (Ôscillation, le premier mascara oscillant) et en privilégiant les échanges.
Pour moi, ce fut l’occasion de retrouver mes camarades de Darkplanneur, de Blographic, de Passion Luxe, du Modalogue, et de découvrir un peu mieux la blogosphère Mode (Garance, Nizza Girl, Cheery Blossom Girl, La Coquette…). Special Thanks à Benjamin Boccas.
# Questionnaire beauté Homme
Cela faisait quelques mois que je n’avais pas été invité à répondre à une chaîne. Les blogueurs (Hommes) ont trouvé amusant de se faire passer ce questionnaire initialement destiné aux blogueuses. Et Fred a pensé à moi pour y répondre. C’est parti pour une séquence Beauté pour Homme.
Mon fond de teint : J’ai utilisé un temps le Power Bronze de Biotherm, mais depuis qu’il est vide, je préfère La fameuse Terracota de Guerlain ou le bronzer Armani Cosmetics (piqués à Madame). Je suis loin d’en faire un usage quotidien. J’en mets les jours où j’ai envie d’un effet « Bonne mine ».
Mon mascara : Je n’ai jamais essayé le mascara transparent pour homme. Je n’ai pas d’à priori mais je ne suis pas spécialement attiré par cette gestuelle.
Ma crème de jour : J’utilise plusieurs produits en fonction de mon humeur et de mon envie. Mes préférés sont l’Aquapower de Biotherm et l’Energizer Total de Lancôme. Mes exfoliants préférés sont chez Biotherm et L’Oréal Men Expert.
Une marque de produits : Armani Cosmetics pour les packaging sobres et classieux.
Une marque de fétiche de maquillage : idem
Un produit must : Le Gel Coiffant Technic’art de L’Oréal Professionnel au parfum Melon.
Mon parfum : Dur de choisir mais ce serait un Dior
Mon magazine fétiche : Technikart
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir) : un gel douche, du shampoing, du dentifrice
L’Homme que tu admires pour sa beauté : Brad Pitt, ne soyons pas hypocrite
Le Mec dont tu envies le look : Justin Timberlake quand il porte des costards.
Je me damnerais pour : un smoking sur-mesure fait par un grand couturier.
Que signifie pour toi la masculinité : un juste compromis entre virilité écervelée et métrosexualité éxagéré.
Un dernier mot : Si les cosmétiques nous permettent de nous sentir bien dans notre peau, on aurait tort de s’en priver. Je ne peux m’empêcher de sortir un carton rouge à GQ pour son manque d’ouverture aux sujets des cosmétiques pour Homme. Je cite : ” Certains - bien peu nombreux qu’on se rassure- s’appliquent même khôl, gloss et autres fards dans une volonté de séduction androgyne qui révèle surtout leur âme de clown triste”.
Ton adresse blog fashion/beauté préférée : Darkplanneur et ses leçons de maquillage et de relaxation.
# YESforLOV : les cosmétiques du plaisir

Sur invitation de l’agence Heaven, j’ai eu l’occasion d’assister à la présentation de la marque YESforLOV qui sera lancée d’ici à la fin du mois. Une présentation tout en contraste comme vous allez le voir dans ce compte-rendu.
YESforLOV est un OVNI qui débarque sur le marché des cosmétiques haut de gamme en France. En effet, la marque sera distribuée dans le sélectif (Séphora, Printemps…) avec un positionnement original : YESforLOV est la première marque de «cosmétiques du plaisir ». Derrière ce claim, des produits conçus pour avant, pendant et après l’amour… Read more
# Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
Les années 90 constituent un virage culturel pour la mode. En effet, c’est pendant cette décennie que la mode n’est plus une simple affaire de vêtements et de marques mais une réelle manière de s’identifier, de se retrouver, de se démarquer. Le style vestimentaire devient le “4 par 3″ de la communication personnelle sur notre style de vie.Nevermind

Les 90’ c’est aussi l’émergence du Grunge avec le succès mondial en 1992 du groupe Nirvana et de son album culte Nevermind . Le style grunge se définit de prime abord par la « non-identité », dans les faits cette non-identité est extrêmement codifiée. Chemise en flanelle, jeans déchirés, baskets crades et détruites, aspect sale. Les Dr Martens et les Converses deviennent des « must have ». Que celui ou celle qui ne conserve pas une paire des marques citées précédemment se lève et s’avance que nous puissions les flageller en public. Les tee-shirts à l’effigie des groupes font aussi leur apparition, on assiste à une réelle tendance qui perdure au fil des années. Aujourd’hui on revoit de nombreuses personnes arpenter les rues vêtues d’un look « grunge », ce sont, selon moi, les enfants des années 90, ces jeunes qui ont mon âge ou presque qui ont été bercés par les sonorités de Nirvana auxquels les parents ont interdit de se rendre à l’école primaire habillés de la sorte, tout simplement parce que cela ne se fait pas.
Sneakers + Fluo = Hype
Autre objet de convoitise, la pump, cette célèbre basket commercialisée par Reebok et portée à la connaissance du monde par un certain Dee Brown victorieux en 1991 d’un concours de dunks. Dans les
années 90, la pump est un objet qui appartient à la culture hip-hop. De nos jours la pump est d’avantage portée par les amateurs d’électro et autres fluokids.

Souvenez-vous, c’est aussi dans les années 90 que nous avons vu apparaître les leggings, les vêtements fluos et le style minimaliste. Pourquoi donc sont-ils si tendance de nos jours alors qu’à l’époque on n’osait guère s’afficher fushia ? Mon intime conviction est que les années 90 étaient en avance sur leur époque. Oui, Madame, oui, Monsieur, les années 90 sont nées 10 ans trop tôt.
Mine de rien les mentalités ont évolué et les codes aussi. Les tendances de la mode s’expliquent par ce qui les entourent (comme la musique) et par des prescripteurs. Calvin Harris, par exemple, il y a 10 ans ils aurait été classé comme le ringard n°1 de la chanson, aujourd’hui c’est lui qu’il faut écouter pour en être.
Calvin Harris - Acceptable In The 80’s
Mode : pas que superficielle
C’est aussi dans les années 90 que nous avons découvert que la mode n’était pas seulement destinée à nous habiller et à notre moi social. Olivier Toscani, photographe des publicités Benetton, nous a montré que grâce à la mode on pouvait faire passer des messages vues à très grande échelle. En effet, si Toscani a commencé son oeuvre dans les années 80, c’est dans les 90’s que son travail peut enfin être montré sur la terre entière avec la chute des régimes totalitaires et grâce à un accès plus facile à l’information. Ce slogan « United Colours of Benetton » permet à la mode de dénoncer, de faire prendre conscience au monde d’une réalité. Ce phénomène a passé les barrières du temps puisqu’en 2007, il signe la campagne pour les vêtements no-l-ita, engageant ainsi la marque et par extension les gens qui portent cette marque dans la lutte contre l’anorexie.
A travers ces quelques exemples, nous pouvons affirmer que les années 90 ont été, à tort, appelées les années 0 culture dans la mesure où aujourd’hui nous revisitons sans cesse les codes mis en place à l’époque, prenons l’exemple des converses vues aux pieds de tous ces dernières années, de la pump qui redevient un must have, du legging, du fluo, du cardigan et d’un styleminimaliste. Niveau look des mois à venir, prevoyez vos chemises à carreaux (c’est difficile, je sais), ressortez vos baggies et ne rangez surtout pas vos sweats à capuche.
- # Les salles obscures des 90’s
- # Que reste-t-il de la musique des 90’s?
- # Les séries télé des années 90
- # Sommes-nous les enfants de la mode des années 90 ?
- # Comment les 90’s ont marqué la société
- # Technologies 90’s
- # Bienvenue dans la 90’s Week
# Yabu et Tabu : nouveaux modèles de masculinité
Dans le numéro du mois de mars 2008 de Trendmark, j’ai été interpellé par un article sur les nouvelles représentations masculines.
Attention, nouveaux concepts (ou plutôt nouveaux mots pour anciens concepts) : le Yabu et le Tabu.Le Yabu (prononcer « yabou » acronyme de Young & Beautiful) est l’incarnation de l’homme jeune, musclé et beau. Une perfection mise en image par des marques Premium/Luxe branchées : D&G, Tom Ford, Armani, Gas, Diesel… Seules imperfections autorisées : barbe de trois jours et coiffure coiffée/décoiffée.
Le Tabu (prononcer « tabou » acronyme de Tasty & Bally) est par stricte opposition un homme d’âge plus mûr, dont la beauté réside autant dans la plastique que dans l’expérience et le charisme.

De façon assez simpliste, le Yabu véhicule une image de virilité lisse guidée par l’esthétique gay, tandis que le Tabu représente le modèle « classique » de la virilité brute hétéro.
Selon l’auteur de l’article de Trend mark, le Yabu serait mis en scène dans les publicités du Sélectif tandis que le Tabu serait plus destiné à un marché Grande Consommation.
L’âge serait donc le facteur discriminant.
D’un côté les jeunes prennent soin d’eux, suivent sans complexe le modèle des trend-setters homos et shoppent dans des boutiques haut de gamme spécialement désignées pour eux.
De l’autre, nos pères façonnés par les exemples de Robert Redford ou de Clint Eastwood préfèrent acheter leur crêmes hydratante (surtout pas anti-rides !) à Carrefour le samedi matin entre le jambon et la binouse.
Modèle simpliste au premier abord, mais certainement pas infondé. Du moins pas si l’article était paru en 2001 ou 2002. Parce que depuis, les mœurs ont évolué avec les habitudes de consommation. Notament parce que nos chers Tabu commencent à se rendre compte que les produits de beauté et les fringues bien coupées ont quand même du bon. Et donc reproduisent le comportement des Yabu…
L’article de Trendsmark conclue de la sorte : « Tabu ou Yabu, c’est là tout l’équilibre à trouver pour les marques masculines de beauté et de mode, elles doivent impérativement séduire les populations hétérosexuelle (le mass market) et homosexuelle (le trend market), alors que les mêmes marques qui s’adressent aux femmes n’ont pas à communiquer vers les lesbiennes qui ne sont assurément pas une cible marketing… ».
La véritable difficulté pour les marques selon moi, réside dans le fait de communiquer pour des produits similaires à des populations qui ont des modes et des habitudes de consommation totalement différents.
Et pour une fois au lieu de vous donner des exemples de communication qui illustrent cette difficulté, voici le brillant exemple de Tom Ford :
Une pub 100% porno hétéro (Parfum homme Tom Ford)…

…et un Tom Ford égérie de sa propre marque, lui-même assez ambigü: 50% Tabu – 50% Yabu (la même ambiguïté véhiculé par Christian Troy de Nip /
Tuck pour les connaisseurs).

Ah la la…que de nuances et de subtilités naissent dans les têtes de nos amis publicitaires…
Pensez vous que tout cela soit trop théorisé? Qui a tué le docteur Lenoir, dans quelle pièce et avec quelle arme?
Source : Trendmark.fr







