Chaque semaine retrouvez ici l’article “L’avis de l’Homme” publié la semaine précédente sur le Nuage des Filles.
C’est un fait, c’est prouvé. Les mecs ont peur de draguer les filles.
Chez tous mes confrères, la peur du rejet devant des filles devenues (trop ?) exigeantes ont fini par les réduire au silence.
Non pas tous les mecs bien sûr !
Il reste encore les dragueurs, ceux qui ont appris les accroches à l’ancienne, ceux qui, contre vents et marées, appliqueront toujours leurs méthodes bien lourdes (On s’est pas déjà vus ?). Il reste les racailles qui se sont approprié le mot « mademoiselle » et « charmante », les ont vidé de leur charme, les ont usés et épuisés, jusqu’à ce qu’ils soient désormais bannis lors d’une rencontre. Les autres ont peur.
(Peur de quoi ? Ben du rejet !) Aujourd’hui, les filles dont devenues tellement fortes et indépendantes, qu’elles peuvent à n’importe quel moment renvoyer un mec d’où il vient grâce à une de ces phrases assassines dont elles ont le secret. Car aujourd’hui, les filles veulent (et c’est légitime) du premier choix. Elles ne vont donc pas s’encombrer longtemps avec un mec qui ne leur plaît pas, car celles qui ont essayé, ont payé de leurs personnes et de leurs petits coeurs.
Le mec normal qui doit draguer ne doit donc pas se louper. Il doit être naturel, original, avoir de l’humour, du charme et un je ne sais quoi d’alchimie qui créera la magie de la rencontre. Pas facile, car vous n’avez droit qu’à une chance. Oui, il est (devrait être) interdit et puni de draguer deux filles dans la même soirée. Dans ces cas là, il est souvent difficile d’aller tenter sa chance, en particulier si vous rajoutez un contexte difficile (fille avec ses copines, fille avec ses copains, fille qui danse). Quand un mec réussit à surmonter cette peur, qu’il est allé voir cette fille qui lui plaît, il y a deux possibilités : soit ça s’annonce bien, soit c’est mort. Je passe sur la première option, le plus dur a été fait. Si c’est mort, que faire ? Continuer ou persévérer ?
La question est légitime car certaines filles ont la perversité de se faire désirer. C’est parfois un non qui dit « insiste, on verra bien » et parfois un non qui dit « non ». Le risque est donc soit de passer pour un gros lourd soit d’avoir abdiqué au premier obstacle.
Vous l’avez vu, les difficultés sont nombreuses. Alors à qui la faute ? Aux dragueurs et aux racailles ? Aux filles trop exigeantes ? Aux mecs trop timides ? Je ne sais pas. Comme des couples se font et se défont chaque jour, il faut croire que chacun y trouve son compte. Me concernant, j’utilise toujours la même technique, celle qui a fait ses preuves depuis mes 14 ans : j’envoie un copain? La classe?
