Bon on va dire que c’est la semaine futile avec un deuxième sujet sur les apparences. Je sais bien que la géopolitique ou les domaines d’application des semi-conducteurs vous branchent plus, mais je n’y peux rien : Jean-Luc est une mine inépuisable de sujets.

Mardi soir, dans son émission hebdomadaire, JL recevait des invités ayant fait appel à la chirurgie esthétique.
Comme d’habitude, les « pour », les « contre », les « contents » et les « pas contents » s’opposaient.

Quand auparavant le thème de la chirurgie esthétique était abordé, il l’était plus ou moins sous un angle médical : images de cuirs chevelus fendus, de canules, de scalpels et de litrons de graisse à l’appui. On parlait alors des possibilités des techniques et des ratages.

On a ensuite abordé le sujet sous un angle psychologique. La technique étant plus ou moins éprouvée, il fallait légitimer l’intervention par un réel besoin de soulager les complexes des patients. On s’inquiétait alors des dérives potentielles dans des cas non justifiés (Lolo Ferrari).

Aujourd’hui, le débat est sociétal. La notion d’intervention à titre esthétique (et non pathologique ou réparateur) est passée dans les moeurs. Une gêne physique, qu’elle soit héréditaire, liée à l’âge, ou simplement « hors norme » peut faire l’objet d’une intervention sans plus d’autre formalité qu’une prise de rendez-vous.
La médecine vient de passer dans l’ère de la consommation. On va se faire son injection de toxine botulique comme on passe chez le coiffeur,  ou de lécithine de soja pour réduire ses amas graisseux. Plus envie de faire de sport ? Hop on se fait implanter des pectoraux !

Alors, on dira que la société de consommation nous impose la vision de corps de rêve et de créatures splendides, que le culte de la performance impose d’être jeune et dynamique éternellement etc etc’. Mais parmi les adhérents à cette thèse, il y a des gens qui ont renoncé à respecter leur corps et préféré la facilité du tout-prêt-tout-cuisiné-sucré-salé-devant-la-télé. Parmi eux, il eux y des gens qui pensent que la réalité est celle diffusée par leur tube cathodique (ou leur écran plat en fonction des moyens).

Et le bon sens ? On peut critiquer la société, ou on peut simplement regarder autour de soi et voir que la réalité ce n’est pas ça : ce sont des hommes et des femmes, pour la plupart quelconques, avec des beaux, et des moches. Pas les modèles de « Cosmo » ou de « Men’s Health ».

En synthèse, la chirurgie esthétique pour soulager maux et complexes, oui. La chirurgie esthétique pour devenir ou prétendre être un autre que soi, non. Ce n’est pas un jugement de valeur mais une simple opinion.

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