Thieves Like Us Bleed

Chromatics Kill For LoveGros manque d’assiduité pour moi ces derniers temps. Alors pour mon retour à l’écriture sur okcowboy il ne s’agissait pas de vous présenter un disque comme les autres. Car je l’ai attendu ce nouvel album de Chromatics, 5 ans depuis Night Drive et pas mal de choses se sont passées avec notamment la révélation au grand public de cette italo-disco version 2.0 dans la BO du film Drive. A côté de nos frenchies College et Kavinsky figurent notamment un titre de Desire et un autre de Chromatics (extrait de Night Drive) et derrière ces deux dernières formations, auxquelles on peut rajouter Glass Candy, se cache un homme : Johnny Jewel, génial producteur, multi instrumentiste et co-fondateur du label Italians Do It Better (ça ne s’invente pas).

En fait à y regarder de plus près, c’est un vrai courant musical qui habite ce label, quelque part entre l’electropop actuelle et la disco italienne des années 80 ; un vrai « son », reconnaissable entre mille, délicieusement rétro, chaud mais emprunt d’une grande nostalgie.

Parfois dynamique, toujours sentimentale

Ce nouvel album « Kill For Love » débute tout en douceur, piano guitare et la douce voix de Ruth Radelet sur un « Into The Black » aérien. Les machines arrivent rapidement, vrombissantes, sur le morceau qui donne son titre à l’album, puis l’équilibre est finalement trouvé sur « Back from the grave » avec sa réverbération et sa ligne de basse caractéristiques ; une chanson mélancolique à souhait mais sur laquelle on pourrait également facilement se dandiner. C’est peut être ça Chromatics, le paradoxe d’une musique parfois dynamique mais toujours sentimentale et intemporelle ; symptomatique d’un moment où l’on se sent triste sans forcément savoir pourquoi et où l’on prend sa voiture simplement pour enchaîner les kilomètres, sans autre but que de s’évader ou de s’échapper… on comprend facilement pourquoi Monsieur Nicolas Winding Refn a voulu cela pour Drive. Comment ne pas fondre devant « Lady » ou « These Streets Will Never Look The Same » (qui voit le guitariste du groupe Adam Miller s’essayer au chant sous vocodeur), complètement fascinantes et dont on aimerait qu’elles ne s’arrêtent jamais, comme la route devant nous.

Par ailleurs, plusieurs pistes instrumentales comme « Broken Mirros », « The Eleventh Hour », « Dust To Dust » ou encore « There’s A Light Out On The horizon » et son message téléphonique font clairement penser à des installations cinématographiques.

Ce disque se différencie également de la meute par sa qualité sur la longueur : 1h20 de musique. C’est tout simplement le maximum qu’un cd puisse contenir ; tout cela disponible (pour le moment) exclusivement sur itunes ou en cd sur le webshop du groupe :  pour seulement 5 dollars (environ 10 euros frais de port compris).  Et pour poursuivre l’expérience n’hésitez pas à commander les indispensables albums de Desire et Glass Candy.

De mon côté, je vous laisse,  je vais faire quelques kilomètres…

En écoute : Lady

Pas chroniqué mais vivement conseillé :

Thieves Like Us

 

Thieves Like Us BleedBleed Bleed Bleed
Voilà un groupe dont je vous ai déjà parlé ici lors de la sortie de leur précédent album (Again and Again)  et complètement mésestimé. Toujours pas distribué en France ce nouvel album reprend sensiblement la même recette mais au fond, à quoi bon la changer vu le résultat. (en écoute sur Deezer).

 

 

Sébastien TellierSebastien Tellier my God is blue

 My god is blue
Retour de notre barbu national sous la forme d’un gourou sous l’emprise de drogues. Grandiloquent, mégalo certes… mais pour avoir la chance d’écouter le disque depuis pas mal de temps maintenant, les écoutes se succèdent comme autant de pas vers la cathédrale idéologique et musicale du Monsieur. Pas évident de résister à la bonne parole…

Kindness

kindness world you need a changeWorld You Need A Change Of Mind
Coup de maître pour Adam Bainbridge sur ce premier album, véritable machine à laver les meilleurs sons de chaque décennie. Funky, Housy + une production aux petits oignons par Philippe ZDAR (Cassius) et obtient un opus de grande classe.

 

 

 

Electric GuestElectric Guest Mondo

Mondo
Autre disque bourré d’influence et autre producteur du moment : Danger Mouse. Si je devais définir la pop du 21ème siècle ce serait ça.

 

 

 

Join the conversation! 2 Comments

  1. Le come-back, yeah!

    Après quelques achats (Rover, Revolver, Spiritualized, Soap & Skin, Patrick Watson), j’ai jeté mon dévolu sur Electric Guest : excellent album accueilli favorablement par la critique. Tout à fait d’accord avec toi sur ton analyse sur ce groupe (la pop du 21ème siècle).

    Je viens de trouver mon prochain achat : Chromatics.
    Merci pour la chronique.

    A bientôt.

  2. Que de bons achats Damien! J’ai pas mal hésité à parler du dernier spiritualized, très bon mais j’ai finalement décider de garder une cohérence musicale sur tout l’article…

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Culture

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