Vous l’aurez probablement remarqué, je n’ai pas été prolifique ces derniers mois. La faute a un manque de temps et aussi parfois un manque d’inspiration.
En effet, j’ai eu quelques gros projets personnels assez importants et très chronophages et dans ces cas-là, il est super compliqué de se mettre à une table, dans le noir et de concentrer devant un écran pour écrire. Surtout que ma routine d’écriture est assez cadrée.
Et puis l’été, pendant les vacances, je ne vous le cache pas, les sujets d’inspiration sont assez limités. Je pourrais écrire sur les recettes du mojito, du Spritz ou sur les nouvelles tendances slip de bain mais ca reste relativement peu intéressant pour vous et surtout pour moi. Et puis aussi je me dis que « comment j’écris c’est difficile »…

De la conception à la gestation

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà posé la question mais moi oui. Quelles sont les conditions à réunir pour pouvoir écrire? Tout d’abord il faut un sujet.
Mes centres d’intérêts sont assez larges mais je ne sais pas inventer un sujet d’écriture. Je lis donc beaucoup de magazines, d’articles sur le net sur une vingtaine de sites différents. Je le fais d’abord par plaisir et pour ma culture personnel. Mais il m’arrive aussi souvent de m’obliger à le faire pour trouver des idées pour vous, pour le blog. Car si à l’origine okcowboy était un moyen d’expression, il est devenu aussi un « devoir » moral et personnel de continuer à vous alimenter en sujets intéressants et décalés. S’il y a toujours eu peu de commentaires, et ce depuis 10 ans, je sais que des centaines de lecteurs, parfois un millier, viennent chaque jour, y trouver quelque chose. Je ne sais pas forcément quoi mais comme les gens reviennent, il doit y avoir un truc. Et pour ne pas vous décevoir, vous public, j’essaie d’écrire le plus régulièrement possible. J’espère ne pas vous lasser, ne pas décevoir et continuer à y prendre du plaisir.
En lisant souvent et beaucoup, je ne sais jamais sur quoi je vais tomber. Parfois je ne trouve rien. Mais souvent, je découvre un titre, une phrase, une réflexion qui m’interpelle. A partir de ce moment-là, j’essaie de creuser le sujet et me demande ce qui est intéressant, ce qui est décalé, ce que tous les médias traditionnels ne vous ont pas déjà raconté. Car si c’est pour faire le même sujet que la Une du Figaro, à quoi bon. A ce moment-là, soit l’idée est pertinente et elle devient un potentiel article, soit elle meurt et va vivre au paradis des idées pourries.

sujets
Pour passer de l’idée au blog, il faut ensuite un gros travail de recherche, de vérification, de recoupage pour me fournir la matière. Concrètement, il s’agit d’un fichier Word, sur lequel je vais noter des dates, des morceaux de phrases, des liens Internet, des images, des pistes, un début de rédaction. Ca donne un grand brouillon qui va ensuite alimenter la rédaction de l’article.
Des brouillons comme ca, je dois en avoir une quinzaine sur mon ordinateur, qui attendent, en gestation et qui ne verront peut-être jamais le jour.

L’accouchement

Ce travail de préparation est pour moi indispensable. Je ne sais pas écrire autrement. Mais une fois qu’il est fait, cela ne veut pas dire que la suite est facile. Accoucher d’un article est parfois aussi fastidieux que sa préparation. En effet, il faut maintenant mettre les idées dans l’ordre, trouver une cohérence, faire un plan, susciter l’intérêt, retrouver ce qui a, à un moment donné, suscité la curiosité chez moi et donc ensuite chez vous. Parfois, c’est extrêmement simple, d’autres juste impossible. Je ne sais plus enchaîner les mots, les phrases sont plates et la sensation qu’un gamin de 4 ans tape sur un clavier dans mon crâne est un sentiment assez déplaisant.
Dans ces cas-là, je referme mon pc et je laisse ça là, au risque de ne jamais y retoucher, par manque de temps, d’envie ou simplement parce que mon humeur du moment ne correspond pas à celle du billet.
Et puis, comme je le disais en introduction, j’ai besoin d’une certaine configuration pour écrire. Impossible d’écrire sur mon Mac, devant la télé.
ecransJ‘ai besoin d’un PC, d’une table, d’être assis, d’un deuxième écran, d’une souris, d’un peu de musique et d’une limite de temps. Pas plus, pas moins.
Après des années d’utilisation de Mac, je ne sais toujours pas écrire dessus. Le clavier ne me convient pas (même s’il est super agréable), je ne maîtrise pas bien la version Word Mac alors que sur PC, je la connais presque par coeur (alors que c’est quasiment la même). Bref rien ne va.
Ensuite, j’ai essayé d’écrire allongé dans un canapé, debout mais ca me galère. Donc assis sur une chaise, ca va très bien.
Le deuxième écran, c’est pour avoir une feuille de rédaction sous les yeux d’un côté. De l’autre, j’ai des dizaines de pages Internet ouvertes, des images, des textes, toutes mes notes. L’écran du bas, c’est tout le bordel du haut, rangé, ordonné, rédigé en français. C’est assez étrange pour moi, de voir ces deux écrans comme deux hémisphères distincts, le créatif, le cartésien, le bazar, l’ordre…
Enfin, il me manque une souris. J’ai déjà essayé d’écrire sans souris mais ca ne marche pas. Trouver le bon site, le bon fichier ou faire la mise en page devient une galère sans nom et j’ai donc toujours une souris sans fil à portée de main.

L’habillage

Voilà, j’ai un beau bébé tout nu. Il est moche, il est gris, sur fichier Word, sans mise en page, pas de gras, pas d’image pas de fioriture. Juste le fond.
Il ne me reste plus qu’à le mettre sur le blog, mettre en forme les titres, les images, les italiques pour essayer au maximum de faciliter la lecture et que vous vous ne vous endormiez pas au bout du premier paragraphe. Parfois, ca me prend un temps dingue pour trouver la bonne image, comme pour cet article. Il faut ensuite la mettre à la bonne taille, regarder le rendu. Ca peut paraître simple mais il m’a fallu parfois plus de 50 visualisations pour arriver à un résultat correct.
Une fois terminé, soit je me dépêche d’appuyer sur le bouton « publier » pour fermer mon pc soit j’attends un moment plus propice (là j’avoue, après un mois, je vais cliquer tout de suite!).

Voilà c’est fini, il faut faire un peu d’audience alors je poste mon article sur Facebook. Je ne relis plus jamais mes articles. Je reçois parfois un commentaire de fidèle lectrice et ca me fait plaisir. Ensuite, je recommence…