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logo ZyngaLes joueurs de Farmville sont des radins et il est impossible de les faire payer pour jouer. Zynga, le développeur des jeux FarmVille, CastleVille ou encore Zynga Poker, le sait et pour gagner de l’argent, il se retrouve aujourd’hui face à un dilemme au moment d’intégrer de la publicité dans ses jeux. Peut-il prendre le risque de tuer la poule aux œufs d’or ?

 

 

Le leader des jeux Facebook

Vous reconnaissez sûrement ce pitbull blanc sur fond rouge. Il accompagne les jeux Zynga comme MafiaWars, Hidden Chronicles ou FarmVille. Ces casual games, qui se jouent sur Facebook ou sur téléphone portable réunissent pas moins de 240 millions de joueurs à travers le monde dont 47 pour le seul CityVille. Le but du jeu est de développer un jardin, une ville, en accomplissant des missions pour évoluer dans le jeu. Une barre énergétique limite vos actions et freine votre progression. L’intérêt du jeu réside dans la personnalisation de sa ville et la volonté d’acquérir des nouveautés.

CityvilleJusqu’à présent, Zynga générait des revenus grâce à la vente de « packs énergétiques », des actions supplémentaires pour progresser plus vite dans le jeu.
Mais les casual gamers Facebook ne mettent pas si facilement la main à la patte et on estime entre 1 et 5% le nombre d’acheteurs, générant entre 75 et 90 millions de dollars de revenus.
Quand on sait que Facebook prend une commission sur les achats en ligne tout comme Paypal, dont Zynga est le deuxième client mondial (après eBay), on comprend rapidement que les revenus apparaissent bien faibles surtout avec autant de clients : 30 centimes par client par an, c’est très peu.

55 millions de connexions journalières

cityville mc donaldsPour augmenter ses gains, l’éditeur des mini-jeux aimeraient s’inspirer de ce que la télévision sait faire : monétiser ses audiences. En effet, avec 55 millions de connexions journalières, les revenus de la publicité pourraient être énormes.

Jusqu’à présent, Zynga intégrait du contenu sponsorisé. C’est ainsi qu’il est possible sur FarmVille d’acquérir des restaurants Mc Donald’s ou des magasins Best Buy. Une fois placé, le joueur voit l’enseigne chaque fois qu’il joue sans pour autanetre intrusif dans le gameplay.
En 2010, DreamWorks avait su attirer 10 millions de joueurs en créant une ferme à l’image du film d’animation Megamind. En 2011, c’était la ferme Kung Fu Panda 2 qui était visité par 45 millions de gamers. Une promotion ludique, simple à moindre frais pour un public tout trouvé !
Le problème avec ce type de publicités, c’est l’encombrement. Il est difficile d’avoir plus d’une annonce par mois au risque de saturer le public voire de diluer l’impact, ce qui limite donc à une douzaine de partenaires.Megamind

Briser l’expérience utilisateur

Le plus simple serait donc d’intégrer des bandeaux publicitaires ou de diffuser des spots entre les niveaux.
Mais ce serait risquer de tuer la poule aux œufs d’or. Le core-business reste le jeu. Le gameplay et le plaisir restent la base du métier.
De plus, il est difficile pour l’éditeur de segmenter les joueurs payants, des non-payants. Une publicité trop intrusive risquerait d’exaspérer les premiers et de faire fuir les seconds.
Le marché est naissant et les marques ne doivent (veulent) pas interférer avec l’expérience utilisateur, essentielle lorsqu’il s’agit d’un jeu casual. Une publicité qui interromprait chaque niveau, briserait la relation de confiance implicite, le partenariat qui existe entre le joueur et son jeu. Surtout, le risque est de faire partir les 1% de joueurs qui paient.

Le roi, c’est le développeur

Zynga et tous les publicitaires qui gravitent autour des nouvelles technologies aimeraient accélérer les rentrées d’argent, faire fructifier le grand nombre d’utilisateurs. Cela va probablement prendre du temps car le marché est nouveau et le public difficilement segmentable. Il y a un potentiel extraordinaire concentré sur quelques références phares et Zynga cherche pour le moment à les chouchouter avec du contenu (virtuel). Et puis, dans l’informatique, il ne faut pas oublier que l’essentiel c’est que ca marche et dans ce cas, ce ne sont pas les publicitaires qui décident mais bien les développeurs informatiques.

Join the conversation! 2 Comments

  1. Lors d’une période ou j’avais d’avantage de loisirs, j’ai jouer activement et franchement j’aurais supporter de regarder une minute de pub toute les heures sans décrocher de devant mon écran si ça avait pu me permettre de cumuler des points ou autres avantages payant d’ordinaire.
    Quand on est addict on est près à quelques désagréments et ce type de jeu est clairement addictif.

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