Lundi dernier j’ai participé à ma première soirée Paris Blogue-t-il. Mon but premier était de rencontrer les blogueurs que je lis régulièrement, de mettre un peu d’humain dans nos relations virtuelles. Bien entendu, avoir une discussion approfondie avec toutes les personnes que je souhaitais voir était utopique, mais dans l’ensemble j’ai pu passer du temps avec les personnes. C’était un plaisir de rencontrer Galienni, PRland, Ron, Mry, Cyril, Cédric, Eric&Thomas…(que ceux que j’oublie veuillent bien m’excuser).

Les conversation furent tantôt personnelles, tant blogosphériques et concernant ce dernier sujet, je retiens deux choses.

La première c’est que tout le monde s’accorde à dire que le buzz marketing tel que nous le connaissons est voué à disparaître, et dans son sillage certains voient bien les blogs… Les réseaux sociaux vont prendre une place grandissante dans la relation Marque/consommateur, les communautés autour d’un univers de marque ou produit vont se développer. Mais ceci ne signifie pas pour moi la disparition du blogueur en tant que prescripteur, dans la mesure où celui-ci fait un effort d’analyse et apporte une valeur ajoutée. Le temps où certains se contentaient de mentionner qu’ils avaient reçu un produit, de coller une photo et un bout de dossier de presse est révolu. Mais pour que la révolution communautaire existe, il faudra que les Marques travaillent plus sur leur univers, leurs valeurs, ou les expériences qu’elles proposent à leurs clients. Parce que le produit en lui-même à peu de chances de solliciter une réelle interaction entre les clients.

Ce constat amène au deuxième point qui est revenu régulièrement. Les marques devront opérer une réelle révolution de leur culture, et notamment s’ouvrir à la prise de risque. In extenso, qu’elle fasse dans le viral ou dans le communautaire, la marque devra accepter que ses clients finaux puissent formuler des critiques à son encontre. Chose peu évidente car les marques aiment peu voir leur image écornée après avoir investi des montants importants dans des campagnes publicitaires/marketing. Mais si cette mutation ne s’opère pas, on ne fera que plaquer des modèles marketings traditionnels à l’outil internet, malheureusement inefficaces sur ce média.
Il y a dans ce constat une responsabilité des agences web, qui par peur de perdre des marchés, n’osent que peu souvent s’opposer à leurs clients trop frileux pour aller au fond de leur démarche internet. C’est pourtant leur rôle en tant qu’experts.

Partant de ces deux observations, il y a de fortes chances que les choses évoluent dans les mois à venir. Il y a ceux qui prendront le train en marche et les autres…

En tous cas, les discussions furent toujours sympathiques et force est de constater que les blogueurs sont des passionnés.

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