Il faisait beau, il faisait presque chaud. Je sifflotais, serviette à la main, pour m’en aller travailler.
Arrivé près de ma cowboymobile, un « léger détail » attira mon attention, tout le côté avant gauche était « enfoncé »*. Après deux ou trois vérifications de la plaque minéralogique (des fois que ça soit pas la mienne), je dus malheureusement constater qu’un individu était rentré dans mon moyen de locomotion, alors que celle-ci se reposait tranquillement sur son lieu de stationnement.
Et le chacal n’y était pas allé de main morte : devant le véhicule il y avait des débris d’optiques et des écailles de peinture de la taille d’un ongle. Nul moyen de déplacer la cowboymobile, ne pouvant plus tourner les roues. Pas un mot d’excuse, même anonyme, preuve du civisme du « maladroit ».
Rien de tel pour démarrer la journée : commissariat, assurance, garagiste. Le tout à pieds bien sûr.

Bien entendu cela est frustrant, contraignant et coûteux. C’est dans ces cas là qu’il vaut mieux se dire que cela aurait pu arriver alors que j’étais à bord. Que ce n’est que de la tôle. Que ça arrive.

A toi, chauffard, veule créature qui t’attaque à un véhicule sans défense, je t’accorde miséricorde.Ainsi soit-il.

* Euphémisme pour dire : plus d’aile gauche, plus de pare choc, plus de calandre, plus d’optiques.

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