Affiche Only God ForgivesDernier film de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling et Christin Scott Thomas en tête d’affiche, «Only God Forgives » a récemment fait parler de lui à Cannes pour sa violence. Le réalisateur enfin reconnu avec Drive propose cette fois-ci une plongée dans les nuits thaïlandaises à la recherche de Chang, un flic brutal et imperturbable…

Kill Chang

Julian (Ryan Gosling) gère une salle de boxe à Bangkok. Son frère Billy est retrouvé mort après avoir violé et tué une jeune fille. Lorsque la mère, Crystal (Kristin scott Thomas), débarque des US pour réclamer sa vengeance, une traque mortelle va s’engager.

 

Une violence lente, crue et impeccable

Le succès de Drive n’est pas monté à la tête de Winding Refn. Il a appliqué exactement la même recette à « Only God Forgives » qu’à ses précédents films: lenteur, violence et impeccable photographie.
L’ambiance est lourde, du début à la fin et chacun vit l’expérience d’un drôle de poids sur la poitrine. La tension est palpable. Les couleurs sont joliment saturées, les personnages se déplacent comme des âmes en peine et la violence les attend à chaque coin.

Une lionne et un poulpe

Ryan Gosling est agaçant au possible. Comme dans Drive, il joue pendant 1h30 avec une seule expression sur le visage, l’indifférence. On peut incarner un personnage solitaire, mutique, désoeuvré, introverti sans pour autant tomber dans la caricature insensible à la violence, la tendresse, l’amour ou la douleur.
De plus, il n’est pas aidé par ses partenaires, qui comme lui, errent dans ce film contemplatif.
Seule Kristin Scott Thomas, tire son épingle du jeu, en incarnant une mère colérique, lionne assoiffée de vengeance aux airs de Madonna.

Only God Forgives mère

Il semblerait également que le dialoguiste de « Only God forgives » se soit coupé les deux bras pendant le film puisque le scénario se résume aux images et à la musique.
Malheureusement celle-ci n’est pas au niveau de Drive, qui était portée par le super single de Kavinsky « Nightcall ».
Elle est pourtant suffisamment présente pour remplacer les dialogues et vous suggérer à quel moment vous devez avoir peur ou être ému.

Tout devient intéressant si on s’y attarde 5 minutes

Only God Forgives« Only God forgives » ne peut pas être une surprise. Les précédents films de Nicolas Winding Refn comme Valhalla Rising, Bronson ou Drive sont souvent du même genre. La violence est toujours présente, le rythme est toujours incroyablement long et lent, la photographie joliment soignée, le scénario surprenant.

 

 

Ne vous trompez pas en allant voir ce film. C’est une vision du cinéma très particulière, quasi muette, une beauté froide qui vous met mal à l’aise dès la première minute.
On n’ose pas quitter la salle de peur de passer à côté du génie. Mais est-il seulement venu…?

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  1. Merci pour la critique ! Je suis allé le voir et je suis fan et encore peu être plus de la bande originale du film ! UN grand moment pour mes oreilles !

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