Super vixens
Préambule : Vous pourrez atteindre la plupart des oeuvres citées (musiques, films, livres) à travers cette liste et ainsi avoir accès aux jaquettes, résumés, extraits sans passer par de nombreux liens hyper-textes.

Sub-culture

En France, citons dans leur genre Gaspar Noé (avec le très controversé Irréversible), Alexandre Aja (Haute tension et La Colline a des yeux), François Ozon
Le genre se développera sans doute avec une nouvelle génération de réalisateurs imprégnés de la culture américaine et soucieux de se différencier de leurs aînés.

Pourquoi une fascination de ces grands noms pour la « sub-culture » ? Peut-être en raison de l’indépendance, de la grande liberté d’expression que la forme et la faible diffusion permettent. Une exploration déculpabilisée des travers de notre société et de l’Homme.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que le trash méritait un cycle sur okcowboy. Un cycle sous forme de descente aux enfers avec pour guide le Serial Buzzer dès demain.

Des films élitistes

Cette semaine je vous propose le « Cycle Trash » sur okcowboy. Un article par jour toute la semaine consacré à la « Trash Culture ». Pour la première fois, je me suis associé à quelqu’un pour la réalisation de ce dossier.

Pourquoi un cycle sur le trash ? Malgré une communauté importante de fans, le genre est méconnu et les « à-priori » règnent. La plupart des œuvres trash sont ultra confidentielles, et il me semblait important de profiter de l’exposition un peu plus « mainstream » de ce blog pour effleurer le sujet et peut-être vous donner envie d’aller plus loin.

Le Trash, ou littéralement « poubelle » en anglais est apparu dans les années soixante dans le milieu littéraire beatnik pour ériger le laid en valeur esthétique. Le trash ou culture trash fait référence sur le fond à des œuvres de genre (porno, science-fiction, horreur, cinéma Z) et sur la forme à une esthétique kitsch et « cheap ». Les détracteurs diront excessif et moche…En France le genre est très anecdotique, mais dans des pays comme les Etats-Unis, Le Royaume Uni, les Pays Bas, l’Allemagne et la Belgique, il y a ses lettres de noblesse sous l’appellation « Cult Movies ».

Le trash est relativement élitiste dans la mesure où les productions sont peu diffusées (par manque de moyen et par leur côté choquant / subversif des réalisations) et où le spectateur a besoin de clés interprétatives. En effet, on trouve souvent dans les œuvres trash des références circulaires, de la caricature, mais aussi des critiques plus ou moins ouvertes des politiques, de la société, des conglomérats.
La difficulté avec le trash c’est de savoir comment l’aborder : le trash est polymorphe (cinéma, musique, littérature, photographie, état d’esprit…), inégal dans la qualité (il y a les maîtres et les imitateurs qui peuvent sortir des daubes sous couvert d’esthétique « trash » et de petits moyens), inégal dans l’intensité (de l’épouvante au gore choquant absolu), et rare…

Des références du cinéma traditionnel permettent toutefois au grand public de se familiariser avec ce genre : Tim Burton et son Ed Wood, Tarantino avec l’ensemble de son œuvre, Cronenberg, Paul Verhoeven et Starship Troopers, C’est arrivé près de chez vous avec Poolevoerde…

 

 

A lire aussi: