Empire Of the Sun - Walking on a Dream 2Voilà quelques semaines, au début du mois de février plus exactement, je reçois un petit mail de ma belle sœur australienne disant : « Salut Dav!!!  Just a small email to give you the link for this Aussie music. They are on the radio here a lot at the moment. »Email anodin à priori mais qui m’amène aujourd’hui à vous présenter Empire Of The Sun, le nouveau « aussie phenomenon » – entendez par là phénomène australien – dont vous n’avez pas fini d’entendre parler puisqu’il s’apprête à conquérir le monde.

Il faut dire en préambule que la scène australienne, bien qu’ayant entamé tardivement sa mutation, est de plus en plus séduisante ; l’année dernière notamment Midnight Juggernauts ou encore Cut Copy avaient mis le feu aux poudres avec une pop synthétique et agitée, taillée pour les dancefloors… pas étonnant que ces gars là se soient trouvés des atomes crochus avec nos Daft Punk et autres Justice…

D’ailleurs les deux membres qui composent Empire Of the Sun n’en sont pas à leur premier essai puisque Luke Steele est le leader du groupe de pop ensoleillée The Sleepy Jackson et Nick Littlemore un des deux membres de Pnau, groupe de musique électronique bien connu en Australie.

La première claque est ici visuelle : on aime ou on n’aime pas mais personne ne restera indifférent devant la pochette cinématographique de l’album. Et si le nom du groupe rappelle forcément le film homonyme de Steven Spielberg, les images, elles, font plutôt penser à Star Wars. Les clips qui illustrent les singles affinent un peu plus encore les contours de l’univers incantatoire d’Empire Of The Sun, nos 2 Jedi semblant en quête de liberté et de spiritualité.

Empire Of the Sun - Walking on a Dream 1

Côté musique, Walking On a A Dream est à mi chemin entre les Scissor Sisters et MGMT, deux autres formations qui ont elles aussi une identité visuelle marquée.

Cela donne une discopop acidulée et portée par la voix nasillarde de Luke Steele. En écoutant « Walking On a Dream » et « We Are The People », les deux singles éclaireurs et éclairés qui portent cet album, on se retrouve instantanément télétransporté dans les années 70, sur une plage abandonnée. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le disque squatte le sommet des charts australien depuis sa sortie en octobre dernier (soit juste avant l’été).

Les autres titres ne sont pas en reste : « Standing On The Shore », « Half Mast » ou encore « Tiger By My Side », sans toutefois révolutionner la pop, sont d’une efficacité redoutable. Mais là où le groupe surprend c’est lorsqu’il évolue hors des sentiers battus comme sur « Country » qui réinvente le style du même nom ou sur la très funky «  Swordfish Hot Kiss Nite ».

L’album contient de multiples saveurs qui sont autant d’invitations au voyage, que ce soit dans l’espace ou dans le temps…de quoi rapprocher définitivement l’Australie du vieux continent.

Et lorsque « Without You » s’achève, je me retrouve systématiquement face à cette même contradiction : globalement l’album est d’une rare évidence et pourtant, le funambulisme de nos deux acolytes me fait parfois hésiter entre kitch et génie. A vous de juger mais le fait est que le moment est enivrant, frais, léger et par conséquent rare.

Empire Of the Sun - Walking on a Dream CoverRendez vous le 16 mars donc pour la sortie de l’album en France avec un seul mot d’ordre: Enjoy !

Quant à moi je vais organiser de ce pas une petite visite chez la famille de ma belle sœur adorée, du côté de Perth (ville de Luke Steele soit dit en passant), histoire de recréer toute cette atmosphère là. Je m’imagine déjà sur la plage, le son d’Empire Of The Sun dans les oreilles, à faire des incantations autour du barbecue…


Pas chroniqué mais vivement conseillé (spécial Australie):

- Vous avez écouté Empire Of The Sun et vous pensez qu’ils ont plagiés MGMT, et bien écoutez « Lovers » et « Personality » de The Sleepy Jackson et l’album éponyme de Pnau, la tendance pourrait bien s’inverser.

- Cut Copy: au programme electro planante façon Royksopp sur « Bright Like Neon Love », electrodance et mélodies pop  sur « In Ghost Colours ».

- Midnight Juggernauts : « Dystopia » est sorti l’an dernier et il est toujours sur ma platine ; c’est incroyable comme les synthétiseurs peuvent être agressifs aujourd’hui.

- Ladyhawke : d’accord elle est Néo zélandaise mais elle connaît tout le beau monde cité ci-dessus et collabore parfois avec eux, comme sur le titre « Embrace », extrait du dernier album de Pnau où elle pose sa voix délicate. Son premier album paru l’année dernière s’en ressent fortement.


Join the conversation! 12 Comments

  1. Quel groupe vraiment exceptionnel, frais tout neuf et avec une identité visuelle bien à eux! J’adore! Pour ma part, je reviens juste d’Australie et je peux vous dire que la bas Empire of the Sun est vraiment le groupe en vogue!

    Top revue Dav, the new Australian scene is really up there!

  2. C’est pas mal mais je ne peux pas m’empêcher de les comparer avec MGMT et de les trouver vraiment moins bon.

Comments are closed.

Category

Culture

Tags

,