Telepathe 2Seconde chronique de David, l’oreille toujours aussi affutée…
A l’aube de cette nouvelle année, on pouvait légitimement se demander qui en 2009 pourrait, comme MGMT en 2008, concilier le top de la hype et un vrai intérêt musical. Premier élément de réponse avec Telepathe ou comment deux new yorkaise : Busy Gangnes et Melissa Livaudais ont décidé de faire planer la terre entière.

Dès l’entame de ce Dance Mother, « So fine » agit comme un euphorisant : la chanson idéale pour commencer à danser alors que la soirée a déjà été bien arrosée. Pour autant l’album n’a pas été conçu pour les dancefloors, et pour éviter tout malentendu, Telepathe développe sur ce premier essai, une pop très synthétique, souvent glaciale, remplie de synthés tout droit sortis des années 80 et survitaminée par des boîtes à rythmes ; le tout relevé par une production sans faille signé David Sitek (TV On the Radio).

Rien de nouveau donc ?…. et bien si, pour peu qu’on s’y attarde, car « Dance Mother » fait partie de ces disques qui ne se révèlent qu’après de nombreuses écoutes. D’ailleurs, à l’instar d’autres collègues de New York dont je vous ai récemment parlés (Animal Collective), embarquer pour cet album revient véritablement à se plonger dans une atmosphère trippante. Pour preuve : « Devil’s Trident » et ses nappes électroniques ou « Can’t Stand It », modèle de morceau électro-pop, ont pour seul but de vous attirer dans les filets de Telepathe.

Cover telepatheD’autres comme « Chrome’s On It », « Lights Go Down » ou la « Trilogy » de 7 minutes brouillent les pistes, alternant rythmique R’N’B, electroclash, dub pour un résultat totalement obsédant. Et pour peu que vous vous succombiez à l’invitation, l’envoutement et l’effet euphorisant seront encore présents bien après la dernière seconde de « Drugged ». Une excellente soirée en perspective donc…

Désormais en plus de ma chronique vous trouverez la rubrique, « Pas chroniqué mais vivement conseillé » qui, vous l’aurez compris, listera mes autres coups de cœur musicaux.

Cette semaine :

– Franz Ferdinand sort son troisième album Tonight : Franz Ferdinand. Le groupe de Glasgow, connu pour Take me Out, revient avec des mélodies toujours aussi incisives et imparables et avec une nouveauté cependant : l’apparition en force des claviers.

– Antony and the Johnsons, The crying light : le groupe psyché folk new-yorkais offre un nouveau sommet de mélancolie porté par la voix angélique d’Antony Hegarty.

– Birdy Nam Nam, le groupe d’électro français présente Manual For Succesful Rioting et Yuksek, Away From The Sea : la French Touch est de retour ! Alors ce soir, on arrête de se prendre la tête et on sort.