7 septembre 2007

# Développement…désirable

Le bio, les notions de développement durable et de commerce équitable sont aujourd’hui passés dans le langage courant, et les enjeux tant pour la planète que pour les individus sont compris de tous. Pour autant, entre la compréhension d’un concept et sa réalisation au quotidien il y a une différence. Car, dans les faits, agir dans le sens de la Collectivité demande des concessions.

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Toujours selon Cyril, cette vision tend à dépasser la contestation (du travail des enfants, des matériaux polluants etc.) pour aller vers l’optimisme et redonner le goût de l’avenir. Il est de la responsabilité des entreprises d’assouvir le besoin d’ « égo-citoyenneté » des consommateurs.

Et vous, comment vous faites vous plaisir tout en étant en « consomm’acteur responsable » ? Sinon, qu’est ce qui vous en empêche ?

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nikeLes entreprises les plus exposées médiatiquement mènent depuis plusieurs années des actions à caractère social et environnemental.
Soit par réelle conviction, et la démarche vise à proposer des plans d’amélioration des pratiques existantes. Soit par peur d’un boycott et d’un déficit d’image auprès des consommateurs/utilisateurs.

Au niveau des consommateurs, les mœurs changent mais sans qu’il y ait une réelle révolution des habitudes de consommation (sauf dans quelques pays comme l’Allemagne, ou en Europe du nord). Il y a d’un côté les militants de l’éthique/bio/éco qui achètent par conviction et sens moral, de l’autre les sympathisants du concept mais qui ne sont pas forcément enclin à modifier leurs habitudes, même s’ils sont prêts à condamner les entreprises dont le comportement serait jugé irresponsable.

Et pour illustrer mon propos, je vais prendre mon exemple personnel, consommateur lambda:
– je suis pour le commerce équitable, mais dans mon supermarché je ne vais pas spontanément vers le café commerce équitable. Parce qu’il est plus cher, et parce que je le trouve moins bon (ou pas meilleur).
– je suis pour le recyclage, mais si j’achète un vêtement je préfère celui qui est beau plutôt que celui qui est en fibre recyclée mais qui pique…

Je suis intellectuellement convaincu, mais pas disposé à mettre en pratique mes convictions car cela me demande de faire des concessions. Vilain égoïste…

auton179Comment remédier à ces comportements? Selon Cyril Blin de Belin, planneur stratégique pour Tropismes, il faut apporter au consommateur la notion de plaisir et de désir…chose qui manque cruellement aujourd’hui et que le consommateur réclame. D’où la nécessité de mettre en œuvre le concept de Développement Désirable. Le développement désirable, c’est ne plus avoir à faire le choix entre bonne conscience et plaisir.
Car le nouveau consommateur veut à la fois la dernière basket hype et savoir qu’elle a été produite dans des conditions sociales et éthiques acceptables. Et qu’elle soit en matériau recyclable. Il a ainsi à la fois le geste d’achat plaisir, tout en ayant le sentiment d’avoir fait un geste citoyen. Par exemple, « Levi’s a relancé dernièrement une gamme de jeans en coton 100% bio ou chaque élément, des boutons à l’emballage, a été évalué pour favoriser un environnement viable » ou Veja, la marque de baskets équitables et écologiques en caoutchouc naturel et en coton bio : «Veja allie qualité et look vintage, on peut être hype sans esclavager des enfants Chinois« …