1 février 2006

# Critique: Donnie Darko

Donnie Darko vit dans une banlieue bourgeoise américaine : drapeaux américains aux fenêtres, lavage de 4×4 le dimanche. A l’école, on lui enseigne que la peur est à l’origine de tous les maux. Il se dispute avec sa soeur, ses parents le font chier. Donnie Darko est un adolescent comme les autres. Comme les autres… peut etre-pas : son meilleur ami est quand même un lapin géant (c’est pas un Bugs Bunny non plus…) qui lui annonce la fin du monde.

Pris de somnambulisme comme à l’accoutumée, il quitte sa chambre en pleine nuit rejoindre son ami. Et cette nuit là, un réacteur d’avion s’écrase sur sa chambre.

Donnie, déjà quelque peu perturbé commence à croire les dires de son ami lapin, et exécute ses ordres, semant le trouble dans sa petite ville plaisible.

Donnie Darko aborde plusieurs thèmes : l’adolescence et les troubles qui l’accompagnent; le puritanisme expression de tensions refoulées; l’éducation, notamment celle dispensée par l’école; les voyages temporels à travers de folles (?) théories; mais aussi la sexualité des schtroumpfs…

Le film navigue entre réel et rêve sans que l’on sache vraiment où se situer, à moins qu’il ne s’agisse d’univers parallèles comme le croit Donnie. Qu’en est il vraiment? Et bien, à en croire le nombre de sujets sur le net, chacun a sa version, mais pas d’explication claire.
Pour moi Donnie Darko fait partie de ces films cultes que l’on trouve dans les vidéo clubs, de ces films audacieux de jeunes réalisateurs sans complexes.
Donnie Darko, c’est un univers à part entière qui en rebutera certains et empêchera les autres de dormir tellement les questions soulevées sont nombreuses à la fin du film.
Malgré les quelques maladresses de réalisation notées par les puristes (dont je ne fais pas partie), Donnie Darko est un film a mettre entre les mains de ceux qui ont apprécié les autres films présentés sur ce blog.