Circuit CastelletSuite et fin de la journée d’essai sur le circuit du Castellet avec l’équipe Audi. Après un léger déjeuner, l’après-midi est consacré au test du Q7, le 4×4, puis de la limousine A8 et enfin de la sublime R8 Spider. Ca devrait pouvoir bien se passer!

4×4 de beaux quartiers?

Pour se remettre des émotions du matin, rien de tel qu’une petite balade dans les sous-bois en Q7. L’équipe Audi souhaitait nous démontrer que son 4×4 de luxe pouvait s’exprimer ailleurs que dans les beaux quartiers et qu’il pouvait grimper autre chose que des trottoirs. Et une fois de plus, le stratagème a bien fonctionné. Sur les portions de terre humide, le Q7 avance doucement mais sûrement, enjambant les (gros) trous, avalant les bosses, le tout sans sourciller malgré les deux tonnes de confort à déplacer. La garde au sol est conséquente et le système de transmission bloque les roues qui ne sont plus en contact avec le sol pour envoyer la puissance sur les autres. Tous les propriétaires de Q7 pourront donc essayer le tout-terrain, mais il faudra d’abord accepter l’idée d’abîmer ses jantes à 1300 euros sur un caillou ou de rayer sa peinture laquée avec une branche à la c..



Les deux derniers véhicules qui nous attendaient proposaient deux expériences bien différentes mais constituaient les cerises sur le gâteau d’une journée riche en sensations.

Capitaine de paquebot

La première, la A8 est une limousine qui s’impose par son élégance et sa puissance. Un plaisir pour chauffeurs de ministres qui trouveront profusion d’équipements high-tech : sièges massants, réglages et éclairages intérieurs personnalisés, caméra infrarouge pour débusquer les piétons la nuit, le tout associé à une finition intérieure simplement luxueuse. Les phares « intelligents » passent de plein phares aux codes dès que vous n’êtes plus seuls sur la route et le feu gauche réduit sa puissance au fur et à mesure du croisement avec l’autre véhicule. La voiture freine toute seule pour respecter les distances de sécurité.
Malgré un gabarit imposant, l’A8 ne perd rien en sportivité (5,8 sec de 0 à100km/h et 445 N.m de couple) et en agrément de conduite. On se demande alors logiquement si le capitaine « du navire » ou le passager qui prend le plus de plaisir en tenant les clés.

A8

La classe des Grandes

Et pour finir cette journée délicieuse, c’est bien moi en tant que chauffeur qui prend du plaisir en réglant le volant de la R8 Spider, la furieuse GT cabriolet d’Audi.

Curieusement, le sens le plus en éveil fut l’ouïe. Je n’aurais jamais cru que la pression d’une pédale d’accélérateur pouvait être annonciatrice d’un tel plaisir. Le rugissement est sauvage et l’aiguille du compte-tours sensible. Je n’avais jusqu’à présent jamais connu cette sensation, impossible à comparer avec une petite sportive ou une grosse berline. Ici on entre dans cour des Grandes, celle des Ferrari ou des Lamborghini et ca fait plaisir.
Une fois la première engagée, la chevauchée devient sauvage. Les accélérations sont vraiment brutales et les freinages violents. Les petites varoises se prêtent volontiers à l’essai et j’en profite (malheureusement) dans la limite du raisonnable. Pourtant mon passager, les cheveux au vent s’accroche quand même à son siège. Il ne prend manifestement pas autant de plaisir que moi. C’est normal, la R8 est un plaisir solitaire.

Au final, la journée fut réellement marquée par le plaisir et l’expérience de conduite. Audi, en mettant à disposition différents modèles avec des gabarits, des motorisations et des comportements dynamiques bien spécifiques, a mis en avant la ressenti, accepté l’essai et la comparaison, misant sur les sensations et pas uniquement sur la technique.

Cette initiative d’Audi, s’intègre à mon avis, parfaitement dans la démarche d’expérience consommateur. En « éduquant » ses clients et par conséquent en les fidélisant, la marque aux anneaux s’inscrit sur une stratégie à long terme, qui vise à créer une image positive avec des produits de qualité au fort pouvoir d’attraction.
Car l’objectif d’une telle journée n’est évidemment pas de signer des commandes à la sortie de la voiture mais bien de provoquer chez le futur client le désir de la marque et de le lui remémorer le plaisir qu’il a eu au volant de véhicules très bien équipés et donc plus chers.
Une stratégie à mon sens déjà gagnante pour une entreprise positionnée sur le marché porteur du Luxe mais également sur celui beaucoup plus concurrentiel de l’automobile.

PS : J’ai bien essayé l’Audi A1 cet après-midi là mais, soutenant mal la comparaison, la conduite m’a semblé relativement « fade »…

PS2: Merci à fred&farid pour l’organisation.