Une Barbie pour Léa et un camion pour Théo. Une jupe rose pour Emma, un short bleu Lucas. Vous n’y pensez pas ! Avec ces gestes simples, vous renforcez les stéréotypes sexistes chez les enfants.

Si l’on ne retrouve plus vraiment ces discriminations chez les jeunes femmes, il semble néanmoins qu’elles rencontrent d’autres difficultés et qui rendent apparemment la vie d’une fille plus compliquée que celle d’un mec.

Stéréotypes hétérosexistes

Difficile d'être une femmeLe mois dernier, l’Université de Metz organisait une réflexion pour lutter contre le sexisme chez les enfants. Culturellement, on donne aux petits garçons, des camions, des jeux de bricolage, des vêtements bleus et aux filles, des poupées et des vêtements roses. Jusque là rien de vraiment choquant si ce n’est que ces comportements renforcent les stéréotypes sexistes dès le plus jeune âge.

Les marques de jouets, de vêtements pour enfants véhiculent l’idée, via leurs publicités et leur communication, que les univers des garçons et des filles ne sont pas compatibles. On n’y voit donc jamais de garçons jouer aux Barbies et jamais de filles jouant aux Lego.

Autre conséquence, un petit garçon ne récupérera jamais le pull « Hello Kitty » de sa sœur et il faudra en racheter un.

Si évidemment, ces logiques commerciales se comprennent aisément, casser très tôt les stéréotypes « hétérosexistes » ne peut être que bénéfique pour l’avenir de notre société. Si cela peut paraître futile, certaines professions unisexes (infirmières, enseignantes) pourraient se diversifier ou les comportements sexistes se raréfier.

Mais, en 2011, est-il difficile d’être une fille ?

Couv GlamourEn novembre, Glamour publiait « l’enquête » ou plutôt le sondage : « est-il plus facile d’être un mec ou une fille » ?

Paradoxalement (pour moi), les résultats semblent indiquer que la vie d’une fille n’est pas rose tous les jours. Le problème ne viendrait pas des préjugés sexistes tels qu’on les retrouve sur Vie de meuf mais plutôt d’une pression qui pèserait sur les épaules de ces dames.

Réussir sa carrière professionnelle, diriger une équipe sont des sources « d’angoisse » pour les femmes. Assumer sa sexualité et assurer lorsqu’on en a une, ne sont plus des fardeaux exclusivement masculins. La drague, le célibat, le couple, être au top de la mode, se sentir bien dans ses fesses, la vie d’une fille en 2011 s’avère plus compliquée qu’on ne l’imagine.

Les femmes souffriraient moins des stéréotypes sexistes, tels qu’ils pouvaient exister il y a encore une dizaine d’années, que de la pression sociale permanente qui pèse sur elles.

Mais d’où vient cette pression ?

Indifférence hommesPas des hommes, qui n’osent plus rien exiger des femmes, de peur de passer pour de vilains machos.

En fait, les femmes se mettent la pression toutes seules. Via les magazines féminins, les régimes minceur, les diktats de la mode et les regards culpabilisants des voisines, être une femme moderne est devenue une compétition difficile et acharnée.

 

Paradoxalement, les hommes n’en demandent pas tant. Eux qui vivent tant bien que mal, l’évolution des codes sociaux et des rapports hommes/femmes, observent d’un oeil distant la guerre quotidienne que se livre la gente féminine pour devenir elle-même.

Join the conversation! 2 Comments

  1. Qu’on soit une femme ou un homme, la pression de la société est énorme. On a remplacé la pression de la religion par celle de l’efficacité et de la performance. Brisons nos chaînes!

  2. En toute sincérité?
    Je pense que oui être une fille est à notre époque difficile, ou plus compliqué que ça ne le fut pendant des siecles ou nous étions soumises au patriarcat mais aussi protégées et ou la plus grosse attente qui reposait sur nos épaules étaient d’assurer une descendance.
    Aujourd’hui nous sommes totalement émancipées, mais il reste des siecles précédents encore des tonnes de présuposés qui font qu’on est sensé continuer d’assumer une grosse partie de nos taches précédentes(ménagères, familiale, matrimoniale) en plus du boulot. Et si notre mariage ne fonctionne pas c’est aussi notre faute parcequ’on a choisi le mauvais ou qu’on n’a pas fait ce qu’il fallait pour le garder.
    Et bien sur les médias en tous genres ne nous aident pas. Les seules encensés sont celles qui semblent réussir à mener tout de front avec le même succès.

    Je me suis moi-même un peu perdue pendant un temps avec ces soi-disant images de femme idéale.

    Il faut un minimum de maturité (parfois ça n’arrive carrément jamais) pour réussir à faire le tri entre nos aspirations profondes, les attentes des uns et des autres et enfin ce qui est réaliste et nous convient vraiment.

Comments are closed.

Category

Société

Tags

, , , , ,