MailboxCombien de temps passez-vous à lire vos mails chaque jour ? Combien de temps passez-vous à les classer puis à les chercher ? Combien étaient réellement utiles ? Selon ATOS Origin, société de services informatiques, ses managers passeraient entre 5 et 20h par semaine sur ces tâches peu productives. C’est pourquoi, elle souhaite d’ici trois ans, devenir une entreprise « zéro e-mail ». Mythe ou réalité ?

Gagner en productivité

Atos Origin, 50 000 personnes présente dans 40 pays a pour mission « d’optimiser l’utilisation des nouvelles technologies des systèmes d’information ». Constatant que le traitement, la rédaction, le classement des mails prenaient de plus en plus de temps, à ses emplyés, Thierry Breton, le PDG s’est fixé comme objectif de supprimer le mail.
Remplacé par des plateformes collaboratives, des messageries instantanées, des réseaux sociaux, le but ultime est de gagner en productivité.
Evidemment, le mail ne disparaitrait pas complètement, seul son usage interne, c’est-à-dire entre collaborateurs, serait remis en question.

Google WaveIl est logique aujourd’hui qu’il y ait une volonté de réduire les coûts liés à l’utilisation du mail. Entre le temps passé sur des tâches peu productives (classer ses mails ), le trafic généré et le stockage des archives, ceux-ci ne pourront qu’augmenter dans les années à venir.
Les réseaux sociaux, les Intranets, les plateformes de travail collaboratives peuvent-ils se substituer à une boîte mail, dans une entreprise dans le cadre d’un usage interne ? C’est ce que pense Atos. Pourtant l’arrêt du développement en aout dernier de Google Wave, qui proposait déjà ces services (mail, messagerie instantanée, réseau social), prouve que nous ne sommes pas prêts à changer nos habitudes. Une question de temps ?

Problème d’organisation?

Pour ne pas enterrer le mail tout de suite, beaucoup pensent que rappeler les règles de bonnes pratiques serait une première solution. Cela concernerait également les règles de stockage d’informations sur les disques partagés, sur lesquelles les données existent souvent en double, voire en triple à différents endroits.
En parallèle, il n’est pourtant pas impossible que certaines structures cherchent rapidement à adapter leurs outils de communication afin d’optimiser les échanges informationnels (du vrai cloud computing ?)

La croissance exponentielle du nombre de mails est-elle un (simple) problème d’organisation ou alors un mal plus profond, qui nécessitera à terme un changement de nos modes de communication ?