3 décembre 2005

# Critique: Fight Club

Ma première chronique dans la blogosphère, donc pour être sûr de donner le meilleur de soi, je vais mettre le meilleur du cinéma…

Fight Club! Un film novateur, hyper intéressant, tant d’un point de vue esthétique que philosophique. En effet, on retrouve ces deux monstres qu cinéma que sont Brad et Edward, thèse et antithèse, complémentaires, deux facettes de personnages qui m’inspirent mais que je crains (lequel de ces deux psychopathes devriendrai-je?)…

Edward Norton, personnage sans nom, est un parfait cadre dynamique et cynique. Brad alias Tyler Durden est un anarchiste révolutionnaire. L’explosion de l’appartement d’ « Edward » va mettre le feu aux poudres et donner lieu à une belle rencontre idéologique…

Ces deux-là vont pendant 2h15, prendre un malin plaisir à faire nous faire aimer la vie et à nous montrer tout le cynisme de notre société de consommation, de voyeurisme et d’absurdités.
Ainsi Tyler Durden récupère la graisse des centres de liposuccion pour en faire des savons qu’il revendra dans les boutiques de Luxe… jouissif…

La violence de ce film est plus intellectuelle que physique. On trouve deux-trois scènes de combat clandestins, mais celles-ci ne servent qu’à montrer la montée en puissance idéologique de la machine « Edward »/Durden…

Les comédiens sont extraordinaires: Edward Norton (Peur primale, American history X, La 25eme Heure…) incarne parfaitement l’homme déboussolé, qui ne matrîse plus rien. Brad Pitt (Troie, Snatch, Seven…) impressionne par sa classe, son charisme, sa folie et sa capacité à être là où on ne l’attend pas. Elena Bonham Carter (Big Fish, La planète des singes…), merveilleuse épouse de Tim Burton, est une cendrillon déchue, suicidaire, au centre du couple Norton / Pitt.

L’intrigue est bien ficelée, l’humour flash-back (du jamais vu?) et caustique, la philosphie aujourd’hui est à la mode mais en avance pour 1999 (« les choses que l’on possède finissent par nous posséder »).

On notera les apparitions subliminales de Tyler Durden, tôt dans le film, qui prennent tout leur sens à la fin du film et la B.O avec les Dust Brothers et les Pixies « Where is my mind? » en générique de fin…

Du grand art, une libération, une invitation à être et à penser différement, une grande claque dans la gueule qui remet les idées en place et qui donne envie de VIVRE…

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