C’est un peu par hasard que j’ai découvert Florence & The Machine. J’écumais les webzines à la recherche de nouveaux sons avant de tomber sur un article élogieux de la BBC sur le groupe. Quelques articles plus tard, je m’aperçois que le groupe est considéré comme « The next Big Thing » outre manche, pas forcément rassurant mais suffisant pour attiser ma curiosité.

Florence and the Machine - LungJ’étais donc relativement sceptique avant l’écoute du disque puisque la hype anglaise n’est, la plupart du temps, qu’un soufflet qui retombe rapidement ; chaque nouveau groupe est quasi systématiquement  surmédiatisé et comparé de manière hasardeuse aux légendes du rock, cela avant même d’avoir fait ses preuves. Résultat un « nouveau meilleur groupe du monde » apparaît tous les deux mois en Angleterre.

Bref si j’écris aujourd’hui sur Florence & The Machine c’est bel et bien que leur premier album : Lungs pourrait s’installer définitivement dans votre lecteur mp3, quelque part entre Bat For Lashes, Kate Bush et les White Stripes.
Florence & The Machine c’est donc Florence Welch, une anglaise un peu barrée à la voix aussi exceptionnelle qu’atypique et « son » groupe : The Machine.
Lungs est un superbe panorama de la pop musique actuelle, d’une grande richesse musicale et magnifié par la voix enchanteresse de Florence. Les quelques singles diffusés  sur les radios anglaises donnent une bonne idée des différentes directions prises par le groupe.

« Kiss With The Fist » d’abord et immédiatement après l’immaculée « Girl With One Eye » sont les chansons les plus rock n’roll et dépouillées de l’album ; sans doutes un clin d’œil au groupe préféré de Florence : les White Stripes.          
Deux autres singles : « Dog Days Are Over » suivi de « Rabbit Heart », ou encore « Cosmic Love » et « Blinding » font quant à eux  clairement pensé à Bat For Lashes avec des percussions, claquements de toutes sortes et agrémentés de multiples sons (harpe, banjo, violons…).
Chaque chanson est l’occasion d’un nouveau sommet d’intensité ; ici une rythmique dantesque (« Drumming Song »), ailleurs les nuances de la voix de Florence (« Between Two Lungs ») et là une ritournelle céleste (« My Boy Builds Coffins »).

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’ennuie pas en écoutant Lungs même si la production aurait parfois gagné à être plus discrète. Le talent du groupe est indéniable et ce premier essai, en plus d’égayer l’été, redonne ces lettres de noblesse à la pop britannique.

Autre hype anglaise du moment : La Roux dont le premier album éponyme est un condensé d’électronique façon 80’s. Pas évident d’écouter l’album en entier mais suffisamment de très bons moments (« Quicksand », « Bulletproof », Tigerlily », « Colourless Colour ») pour patienter jusqu’au come back de Calvin Harris (dont le premier single « I’m Not Alone » est écoutable sur sa page myspace).

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  1. un petit peu pareil : tombée par hasard sur Florence & The Machine il y a qqs semaines, j’ai tout de suite adhéré à sa voix et aux morceaux de cet album ! Il est en boucle dans mon iPhone !!

  2. Merci beaucoup! (grâce à toi, et un peu au hasard aussi, il faut le reconnaitre – qui m’a faite dévier par ici – je sais que Florence and the machine ne sera plus si difficile à dégoter…) (il faut dire que ma frustration est intense depuis quelques mois de n’avoir sur mon mp3 qu’une seule chanson!) .
    C’est idiot, j’ai dans la tête un morceau des Cocteau Twins (mais pourquoi?) en t’écrivant ces quelques mots… A bientôt!

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