Fortune Album cover pochette

L’histoire débute quand les errements de Lionel Pierres, ex Abstrackt Keal Agram le conduisent à écrire ces premières popsongs, mettant de côté le hip hop de sa précédente formation. Très vite rejoint par Pierre Lucas (claviers, basse) et Hervé Loos (batterie), Fortune naît.

Plusieurs années après sa constitution, en mars dernier, le groupe dévoile son premier album: « Staring At The Ice Melt » , condensé de tubes savamment produit par Pierrick Devin, ultime membre de l’aventure.

Avec 12 titres et quasi autant de bombes instantanées, Fortune pourrait bien avoir délivré avant l’heure l’album de l’été, voire plus.
Si l’on met de côté l’intro de Highway, les 7 premiers titres de l’album sont des singles potentiels, des monstres d’efficacité, où le groupe applique soigneusement des motifs électroniques sur une texture pop.
On pense à M83 pour le côté organique, Cut Copy pour cette insatiable envie de faire bouger les gens ou encore à Phoenix, référence du groupe et de manière générale de la pop actuelle.
Plus légers que leurs inatteignables compatriotes, Fortune se révèle aussi bien plus percutant et convaincant que d’autres homologues comme Pony Pony Run Run en creusant sans aucune retenue le sillon d’une pop fêtarde, décomplexée, parfois disco (Highway), parfois électrique (sur la reprise du Since You’re gone de The Cars et Nothin), souvent groovy (Bully) et vous l’aurez compris, d’abord conçue pour danser.

Fortune - photo groupe

Les 8 premières plages passées, le ton change mais la qualité non ;  et c’est là que l’on remarque l’incroyable maturité de la formation et le talent d’écriture de Mr Pierres. Venus par exemple devrait plaire aux admirateurs de Sebastien Tellier, tant sur la forme que sur le fond alors que Fancy Role  est une dreamsong aboutie. Le disque se finit par Poison, carrément new wave avec sa basse omniprésente et qui ouvre de bien belles perspectives ; ultime preuve que Fortune fait partie des groupes à suivre.
Ce côté limite schizophrène permet d’éviter de coller à ce « Staring At The Ice Melt » au combien attachant, une étiquette de disque saisonnier avec date de péremption au 31 août ; un album qui donne certes avant tout la pêche mais qui s’avère également sensible et profond.
Le compagnon musical idéal finalement.

En écoute Highway

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  1. Excellente analyse du disque.
    MERCI!

  2. Franchement vous en faites des tonnes ya absolument rien de comparable avec tous les artistes que vous citez.
    Fortune est clairement 3 tons en dessous.

  3. Effectivement Gus, Fortune est bien en dessous des groupes cités. D’ailleurs si vous lisez bien l’article je ne dis pas que Fortune fait du Phoenix, du M83 ou du Cut Copy mais qu’ils s’en inspirent sur certains points.
    En même temps, il s’agit de leur premier disque et sur ce point, je le trouve aussi 2 tons au dessus de celui des surestimés Pony Pony Run Run.
    Fortune fait du Fortune et c’est déjà pas si mal

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