genY 2Dans la première partie de cet article nous nous intéressions aux plus jeunes membres de la génération Y (les scolarisés). Voyons aujourd’hui où en sont les jeunes actifs. Certaines généralités de l’article précédent restent vraies, aussi j’ai choisi de plus me concentrer sur l’aspect professionnel.

Les jeunes actifs en sont à leur troisième décennie et ont un passif différent de leurs cadets. Par exemple, ils ont vécu la naissance d’Internet et du téléphone portable mais n’en sont pas natifs, leur truc à eux c’est la télévision (Génération Club Dorothée et des séries cultes comme Magnum…). Ils font partie d’une tranche d’âge où les parents avaient des enfants plus jeunes et ont donc eu une éducation différente (pouvoir d’achat moindre, rapport à l’autorité différent…).

Travail & loisirs

Dans la vie active, ils sont perçus comme très exigeants par leurs ainés. Ils ne conçoivent pas de passer leur vie dans la même entreprise et n’hésitent donc pas à démissionner dès que les conditions de travail, la rémunération ou l’intérêt de leur job ne leur conviennent plus.
Il faut dire que dès leurs études on leur a promis qu’à cause de la vague de départ en retraite des baby-boomers, les entreprises allaient leur courir après. La morosité ambiante leur a donné envie de se réaliser dans les loisirs, dans leur famille à jeu égal avec le travail. Pour séduire, le travail doit être porteur de sens, permettre le développement personnel et être bien rémunéré. L’entreprise, elle, doit proposer des formations, doit avoir un sens de l’éthique et afficher ses valeurs, reconnaître l’individu.
Pour se faire entendre, le jeune actif possède une arme, la démission, qui lui permet de zapper son job au détriment de l’ascension dans la hiérarchie de sa société. Mais là n’est plus sa priorité.

Combien je vaux

La rémunération est également un critère important pour les jeunes actifs. Ils ont intégré le fait que l’argent était une compensation de leur investissement personnel, et que l’entreprise devait les payer à la hauteur non seulement des tâches effectuées, mais aussi des résultats obtenus et de leur potentiel.
En effet, il y a quelques années, un étudiant venait chercher un service auprès d’une école ou d’une faculté. Il se plaçait en quelque sorte dans une position de Client vis-à-vis de son établissement scolaire. Or, aujourd’hui le jeune diplômé a pris conscience qu’il n’était lui-même que le produit de son école (langue II de série, langue III et Erasmus en option…). A ce titre, il se monnaye auprès des entreprises au prix qu’il estime valoir (il se surestime d’ailleurs souvent). Mais les entreprises veulent avoir un retour sur l’investissement qu’elles ont fait en embauchant: elles attendent des résultats, et entendent que la recrue fasse ses preuves avant de confier de réelles responsabilités au novice.  Une remise en question des deux parties devra se faire.

Génération Z?

Au niveau sociétal, l’élément nouveau, c’est que les plus âgés de la génération Y deviennent parents à leur tour. Comment vont-ils intégrer ce changement dans leurs comportements ? Quelles valeurs vont-ils transmettre à leurs enfants ? Au niveau professionnel vont-ils finalement opter pour plus de stabilité ou resteront ils d’éternels indépendants ?
Notre génération (US et Europe de l’ouest) n’a pas vécu de guerre à grande échelle, pas de révolution sociale, pas de grande dépression…c’est peut-être l’absence d’une cause ou d’un idéal commun pour lesquels se battre qui nous a poussé vers un certain individualisme.
Notre révolution est silencieuse et numérique. Selon moi, notre combat pourrait bien être de réparer ce que les générations précédentes ont délaissé : l’environnement et la tolérance (âge, sexe, origine ethnique, origine sociale etc…).

Et vous quels combats, causes à défendre voyez vous pour notre génération ? Vous reconnaissez-vous dans ce portrait de notre génération ?

Sur ce sujet :     Génération Y 2.0
Wikipedia

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