kill_the_blogger_bannerPour le troisième article consacré à « kill the bloggers« , je voulais partager avec vous mes réflexions sur le travail d’écriture.
Pour ceux qui en doutaient : écrire, c’est dur. Surtout quand on partage son cerveau avec celui d’un serial-killer.

Les difficultés que j’éprouve se situent à plusieurs niveaux :
– rentrer dans la tête d’un tueur. Essayer de comprendre comment on peut franchir la ligne jaune, le passage à l’acte. Je n’ai pas à l’instar des plus grands romanciers américains eu l’occasion de m’entretenir avec tueurs en série encore en vie. Je tente donc de reconstituer le cheminement intellectuel par moi-même.
– la narration : j’ai « naturellement » choisi d’utiliser le blog comme support de l’histoire. C’est-à-dire que dans « kill the bloggers », vous lirez le blog / journal intime d’un tueur. La narration est forcément à la première personne, mais pas de possibilité d’un point de vue externe, pas de narrateur omniscient…il n’y a que les propos du personnage principal, du moins ce qu’il veut bien dire…
Comme dans un blog « normal », le fil conducteur n’est pas forcément évident. Le héros nous livre des instantanés de vie, présent et passé, mais mis bout à bout, c’est un ensemble cohérent.
Je conçois chaque partie du récit comme les épisodes d’une série télé.
– et puis bien sûr : l’avis des lecteurs. Il y a quelque chose d’intime dans l’écriture. Ecrire ce blog me permet d’accueillir les critiques de manière très constructive. Je sais que de toute façon toutes les opinions sont bonnes puisqu’il s’agit d’un ressenti et ce que l’un adore, l’autre peut le détester. Ce sont les remarques sur la personnalité du personnage et le déroulement de l’intrigue qui retiennent avant tout mon attention plutôt que les remarques sur le style.

Mais il y a aussi le plaisir d’écrire. Celui de la création : donner vie à un personnage, le faire évoluer.
Et puis je peux donner libre cours à ma schizophrénie : le mode de narration me force à rentrer dans le personnage. Il faut que j’imagine une syntaxe, un vocabulaire, un champ lexical propre.
J’aime aussi jouer avec la ponctuation et la longueur des phrases pour rendre compte de son état psychologique.

Je comprends maintenant Fred quand il nous parle de son affection pour Paul Vachard le héros de son roman. Quelque part, il y a aura un peu de moi en lui, mais j’espère qu’il ne déteindra pas sur moi.

Kill the bloggers sera sous la forme de plusieurs notes suivant le rythme de publication de son héros (8 épisodes déjà rédigés).
N’hésitez pas à vous abonner au flux RSS pour suivre la série dès la publication de la suite.
Bien entendu, vous êtes les bienvenus pour commenter, faire part de vos réactions et peut-être pourrez vous influencer le cours de l’histoire.

Si vous êtes blogueur et que vous avez une envie folle de vous faire trucider dans une fiction, écrivez-moi, vous serez peut-être l’heureuse victime d’un épisode.

Kill The Bloggers, c’est par là (EP.1 & EP.2)

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[EDIT] : merci à ceux qui ont déjà adopté la banner! C’est ma récompense pour le temps que je passe sur cette histoire (et que je ne passe donc pas sur okcowboy:( )