J’ai grandi avec Première, le magazine du cinéma. Entre 10 ans et 18 ans, j’ai lu toutes les critiques de film que le magazine a pu traiter. J’en garde d’excellents souvenirs et beaucoup de posters de films. 20 ans après je ressens toujours la même excitation devant un cinéma que lorsque j’attendais devant Heat ou Jackie Brown

Effet spécial
Aux débuts des années 1990, Spielberg s’illustre particulièrement avec Jurassic Park (93). Le public découvre alors que les techniciens ne travaillent plus que sur ordinateur, à l’époque, les célèbres stations Silicon Graphics. Le cap est franchi, les maquettistes vont (presque) arrêter les peluches et les animaux en carton ; l’effet spécial maîtrisé ouvre la voie à des films jusqu’ici techniquement irréalisables, basés ce qu’on appelle les images de synthèse… The Mask (94), Terminator 2 (91) seront dans la même lignée et vulgariseront massivement l’emploi du morphing (transformation des visages) et de l’incrustation (fonds verts).

Les œuvres cultes sont celles qui transcendent leur génération.
La réactualisation et l’amélioration de vieux codes cinématographiques ou « simplement » la création de nouveaux standards, ajoutés à du talent sont souvent à l’origine de films précurseurs et références.
Dans la première catégorie, on trouve Tarantino, qui a parfaitement su reprendre les thèmes de la contre-culture américaine dans Pulp Fiction ou de la Blackploitation dans Jackie Brown. Ajoutez une technique irréprochable, des acteurs de rêve, un don pour les Bandes Originales mythiques, vous obtenez LE gourou de toute une génération.
Dans la seconde catégorie, les frères Washowski, ont avec Matrix, révolutionné le film d’action ou de science fiction. L’univers « gothique » ou cyber punk, à base de cuir et de bon métal a rapidement donné à l’esthétique du film le statut de nouvelle référence (dont les techno thrillers des années 2000 s’inspireront largement et librement). Mais c’est surtout techniquement, en réutilisant massivement le « bullet time » (système de ralenti où la caméra semble tourner autour du personnage), que Matrix va définitivement devenir un film culte.

Etre toujours là où ne vous attend pas.
Brad Pitt et Leonardo Di Caprio l’ont bien compris. Promis à demeurer des jeunes premiers grâce à un physique (un peu) avantageux, ces deux acteurs ont su
s’imposer tout au long de la décennie en changeant de style à chaque film et en se mettant en danger (même si Di Caprio l’a fait sur le tard…) dans des rôles inattendus.

En effet, après des débuts, respectivement dans Thelma et Louise (91) et Gilbert Grape (94), les
deux acteurs vont connaître rapidement la gloire grâce à leurs rôles dans Seven et Fight Club pour Brad ou dans Romeo+Juliette et Titanic pour Leo.

Du côté de ces dames, je pensais à Julia Roberts et Natali Portman, qui après des succès au box-office dans
Pretty Woman (90) et Leon (94), ont également su varier les plaisirs pour être unanimement reconnues comme de grandes actrices (L’affaire pélican ou Mars
Attacks
).

« Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »


Coups de cœur
J’ai vu un nombre incroyable de films dans ces années là et n’en sélectionner que quelques uns pour mon coup de cœur m’est difficile, mais je tente.
Réalisateur : Pour la touche française, je mets Luc Besson, qui, avec Nikita, Leon et le 5ème Elément aura donné de belles heures en
salles obscures.

Acteur : Vincent Cassel dans la Haine et la célèbre réplique : « Jusqu’ici tout va bien mais le plus important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »
Meilleurs films : J’hésite entre Total Recall parce que c’est sûrement le meilleur film de Schwarzennegger (avec Predator, je vous l’accorde) et Heat, parce que c’est sûrement le meilleur film…
Le silence des Agneaux, parce que c’est LE point de départ des films avec des Serial Killer.
Forrest Gump parce que je suis sûr qu’on a tous une bonne raison.

Et vous, quelles sont vos références pour les années 1990?

Les autres articles de la semaine 90’s :