Suicide girls en patin

Si vous avez vu Rollerball, alors vous comprendrez rapidement ce qu’est le Roller Derby. Ce sport typiquement américain est fait pour les battantes, les femmes, les vraies. Parfait compromis, entre sport et spectacle, compétition et plaisir, le roller derby avait disparu entre les années 80 et 90. Aujourd’hui il réapparait dans une version vitaminée, tatouée et carrément rock n’ roll … très Suicide Girls !! Ici les filles ne s’appellent pas Petunia du Pont, My little Love ou Princess Wild comme les canassons du Prix de Diane mais les Putas del Fuego, les Queens of Pain ou les Brooklyn Bombshells. Le ton est donné.

Tournez manège

DerbyLe principe du jeu est simple. Deux équipes de cinq patineuses (à roulette s’il vous plait) s’affrontent sur un anneau ovale, un vélodrome. L’équipe en défense doit empêcher l’équipe en attaque de lui passer devant, qui alors marquerait alors un point. Ce n’est pas un sport de vitesse mais de contact dans lequel tous les coups sont (presque) permis même si les blockers (défense) ne peuvent faire usage que de leurs corps (mains et avant bras sont interdits). Trois tiers temps de 20 minutes, divisées en 10 sessions de 2 minutes rendent le jeu intense, stratégique et spectaculaire. Inventé dans les années 30, le roller derby, véritable « sportertainment » est né sur la nappe d’une table de Chicago. Il fallait parcourir, en double, la distance New York – Los Angeles, soit 4500km environ, en patin à roulettes et sur un vélodrome. Lors de la première édition, le public apprécie particulièrement les contacts. L’épreuve se transforme alors rapidement pour prendre sa forme actuelle. Disparu entre les années 80 et 90, puis ressuscité au début des années 2000, le roller derby a pris une vraie tournure rock n’ roll et divertissement, tout en conservant sa base sportive, gérée par la Women’s Flat Track Derby Association, qui fixe les règles et organise les tournois.

Pin up, patins et rock n’ roll

Sport de groupe alternatif, le roller derby touche toutes les communautés de femmes, et s’inscrit dans toutes les couches de la société américaine même si l’univers graphique proche du skate, du punk, ne le laisse pas imaginer. Le look est très important et un argument à part entière, chaque fille se devant d’avoir sa propre identité, son style et donc son pseudo. Dans l’équipe des Reservoir Dolls, Little Bo Bleep, Kayser Suze et Busta Crimes portent cravate et bas résille. Les tatouages, les couleurs fluo et le minishort sexy sont également le bienvenu. A côté du Dj et des danseurs, ces pin up assurent le spectacle et surtout elles émoustillent les garçons venus voir les filles s´affronter et le cas échéant venus pour faire la rencontre d´une femme dans les tribunes.  Si ces patineuses au style new burlesque se rencontrent, c’est d’abord pour se défouler, cultiver un sentiment d’appartenance à un clan, une équipe mais aussi par amour des sports moins traditionnels habituellement réservés aux filles, comme le soccer, le softball ou le volley.

Même si le phénomène commence à poindre son nez en Europe, via l’Angleterre (www.londonrollergirls.com),  il y a peu de chances que le roller derby débarque en France. En effet, un sport spectacle populaire, alliant rock n’ roll et marginalité vestimentaire à peu de chances de faire sont trou. Et lorsqu’on voit ces délicieuses furies aimer autant la sueur, le sang et les larmes, on se dit parfois que c’est bien dommage.

Charlie Hustle Little BoBleep

MAJ 23/ 09/09:

Drew Barrymore sort début octobre aux US un film avec Ellen Page sur le Roller Derby intitulé « Whip it » (littéralement « Fouette le et magnifiquement traduit en francais en « Ca roule »).

Synopsis:
Bliss, une adolescente rebelle vivant au Texas avec sa mère décide de participer à des concours de « Roller Derby » à Austin. Bliss va alors vivre des aventures passionnantes avec un groupe de filles tatouées.
Je vous le dis, le roller derby, c’est tendance…

Join the conversation! 2 Comments

  1. Dommage effectivement. La photo/télégénie de la chose est indiscutable en plus… ;)

  2. Je me rappelle d’un épisode des Experts NYC qui mettaient en scène des Derby Girls. On peut voir le truc comme un spin off des Suicide Girls tant l’univers graphique est similaire. Néanmoins, à surfer sur les différents websites des équipes US et UK, on voit que la compétitrice moyenne est plutôt bourine : on voit qu’elle a un peu hésité entre le Derby Roller et le hockey traditionnel, plutôt qu’avec la photo de charme.

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