ArobasS’il est impossible de prévoir la météo à deux mois (souvenez-vous qu’on nous annonçait une canicule cet été…), l’avenir du Web peut facilement se prêter à l’exercice. Pour autant, Internet s’est-il développer comme on l’imaginait en 2009?
Cette année encore, la conférence Web 2.0 Summit 2011, à San Francisco renouvellera l’exercice périlleux des prédictions et des tendances qui comptent. Rassurez-vous, Elisabeth Tessier n’y sera pas.
En 2009, le Web 2.0 Summit coproduit par des « références » telles que SAP, Bing, Intel, Yahoo ou Nokia, rendait son rapport sur les 5 tendances futures du Web.

Sur Transnets, elles se résumaient ainsi :

Données structurées ou web sémantique

 » Le web est maintenant composé de données plus que de documents . La capacité de les traiter massivement donne lieu à plus d’intelligence »

Le Web sémantique (faire des recherches à partir de phrases plutôt que de mots clés) se développe doucement et se cantonne encore à des projets et à des experts. Le grand public ne devrait en voir les usages que dans quelques années et peut encore aller sur Google taper ses mots clés.

Temps réel

 » Cette nouvelle forme de communication immédiate et publique est associée à un graphe social et un modèle implicite de fédération ».

La tendance est nette chez les plus jeunes, pour qui les mails et les SMS sont déjà trop longs à taper. L’émergence de BBM, la messagerie instantanée Black Berry, du chat Facebook, chez les ados et les jeunes montrent que le phénomène va s’amplifier.
La normalisation de Twitter prouve aussi que le Web va se nourrir d’informations éphémères et immédiates.

Personnalisation

 » Il ne s’agit plus vraiment de choisir les couleurs d’une page. Ce qui compte aujourd’hui c’est la mise en place de filtres et de recommandations, les services qui permettent de recevoir et de trouver ce qu’on veut. »

Google + et des projets comme Shragger confirment que la recommandation sociale sera au coeur des préoccupations des futurs développeurs. La curation, qui fait fantasmer beaucoup d’agences web pourraient s’apparenter à la mise en place de ces filtres.

Web mobile / réalité augmentée

 » Sa croissance phénoménale impose le web mobile comme une des tendances les plus lourdes . La réalité augmentée est la capacité d’ajouter des couches d’informations pour rendre plus intelligible et utilisable le monde dans lequel nous nous déplaçons ».

L’explosion du web mobile n’était pas difficile à deviner. La réelle nouveauté, c’est l’émergence du web mobile domestique, c’est à dire l’usage de tablettes chez soi pour consommer du Web différemment. La réalité augmentée n’est pas encore réellement utilisée car l’usage n’est pas clair.

Internet des objets

 » C’est celui des objets connectés au net et donc capables d’interagir. Parmi les technologies constitutives, les puces RFID (radio frequency identification), les capteurs et les smartphones ».

Finalement, l’Internet des objets est celui dont on parle depuis le plus longtemps. Les objets reliés entre eux ont été imaginés dès les années 50 et pourtant aujourd’hui aucun  appareil de votre cuisine ou de votre garage n’est relié au Web.

Si les prévisions sont assez bonnes, ce n’est sûrement pas parce que les acteurs du web devinent les futurs usages mais plutôt parce qu’ils nous informent de leurs projets en cours. Personne n’est à l’abri de changements majeurs. Plus que de tendances, on parlerait donc de prophéties autoréalisatrices.