L\'Homme Magazine juin juillet 2008 Ariel WizmanL’Homme Magazine

2008 sera l’année des magazines masculins. Après GQ et L’Optimum, le dernier né des guides de survie pour messieurs s’appelle sobrement L’Homme Magazine.
Arrivé sur le marché près de quatre mois après la concurrence, le premier numéro de l’Homme Magazine (juin/juillet) doit absolument se démarquer s’il compte bousculer les toutes fraîches habitudes du lectorat des mensuels masculins.

Le premier numéro de GQ proposait un nombre indécent de pages, avec près de 30% de pub. En contrepartie le prix de lancement était de 1€ seulement.
L’Homme Magazine s’affiche quant à lui à 5.90€ (versus 3.4€ pour GQ) mais est quasi exempt de pub. En main, le mensuel fait un peu léger pour son prix.

A l’intérieur, la mise en page est tout ce qu’il y a de plus efficace ; « less is more » comme dirait l’autre. Police helvetica noire, pour les titres et le texte. Un onglet rouge indiquant la rubrique vient rehausser un peu le tout.

Par contre, la photographie et la qualité ne tiennent pas la comparaison avec un GQ, beaucoup plus luxueux. L’Homme Magazine bâcle la fin de son numéro qui prend des airs de VSD.
Au niveau du contenu, grosse déception. L’info n’est pas de toute fraîcheur (retour sur l’iPhone), les thématiques calquées sur celles de GQ (au point de reprendre dans sa rubrique « style » la saga Lacoste abordée dans le GQ n°2 – et le désormais facile portrait de dandy, ici Ariel Wizman).

Bref, à trop peaufiner sa sortie, l’Homme magazine manque cruellement de saveur alors que GQ et consorts trouvent leur ton et leur identité.

L\'Officiel Hommes - Printemps été 2008L’Officiel Hommes

Pour son numéro 12, l’Officiel Hommes ravira les amateurs de photographies en tout genre. Les articles sont vite survolés et semblent là pour justifier la présence des sempiternelles sélections « musique, expos, livres, DVD… ». La valeur ajoutée de ce trimestriel réside surtout dans la beauté de l’image et de son approche tranchée de la masculinité : le magazine montre un homme sensuel et charnel autant que casse-cou et bagarreur. A acheter ne serait-ce que pour faire plaisir à madame. (312 pages, 6€)


Upstreet

Le magazine anglais se veut pointu et élitiste, aussi bien dans ses articles, sélections que dans son approche de la mode. Upstreet s’adresse à un homme exigeant dans ses choix culturels, haut de gamme dans son style de vie, et qui ne souhaite surtout pas passer inaperçu. (tous les 2 mois -159 pages , 1€)

GQ

GQ juillet 2008 Alain Chabat

Pour son numéro 5, GQ prend ses marques et se détache de ses aînés américains et anglais. Il semble que le magazine se prenne moins au sérieux. Ca tombe bien, parce qu’il reste des lacunes surtout quand il faut aller chercher de la news bien fraîche : « Pork and beans qui cartonne déjà sur les ondes américaines », nous dit-on… (on en parlait en mai sur okcowboy) ; Beigbeder interviewe Michael Youn, le comique trash tendance d’il y a 5 ans…

Heureusement, il reste « GQ Salon », la série d’articles intelligents, et « la Saga », qui à chaque numéro retrace l’histoire d’une marque mythique (ce mois ci Ralph Lauren).(178 pages, 3.40€, à feuilleter sur http://www.gqmagazine.fr/)

Join the conversation! 2 Comments

  1. [...] On n’aurait jamais du attendre. Car nous avons eu la mauvaise surprise de trouver dans le dernier GQ, un article basé sur le même principe avec 50% de notre sélection à  l’intérieur. [...]

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