4 juillet 2006

# luxe

On a bradé le luxe. Quand autrefois le luxe était synonyme de raffinement, de goût et d’aisance matérielle, il est aujourd’hui à la portée de tous.

Je m’explique.

Le luxe est en opposition au nécessaire, il est dans l’abondance et l’inaccessible, dans le confort et l’agrément, naturellement associé à la richesse.

Il y a quelques années encore, quand on parlait de luxe, on pensait à l’exclusivité, au bon goût, au raffinement : montres, voitures, haute couture, palaces…mais force est de constater que le luxe s’est démocratisé.

Il suffit de regarder autour de soi pour constater que le luxe n’est plus réservé aux riches : sacs Louis Vuitton au bras d’adolescentes pas forcément fortunées, jeans Diesel sur toutes les fesses (ok ce n’est pas le summum du luxe),  berlines de luxe quel que soit le revenu (merci Cofidis) …

D’une part, la société de consommation (salauds de capitalistes !) a importé un modèle anglo-saxon d’identification : « si cette star porte/possède ça, il faut que je l’ai, car cela modifie mon image ».

Deuxièmement, il y a eu un nivellement par le bas :dans l’énumération ci-dessus, j’aurais du employer le terme de haut de gamme plutôt que luxe. Les marques de luxe se déclinent désormais souvent en deux versions ou franchises : le haut de gamme et le luxe (ex : franchise Emporio Armani VS Giorgio Armani). On donne l’impression de luxe. Et loin de moi un propos élististe et condescendant.

Mais relativisons tout cela : le luxe sera toujours le luxe. Car entre le haut de gamme et le luxe, il existe cette dimension qui n’est pas le prix : le rêve.

 

C’était encore une fois une réflexion incomplète et partiale pour vous amener à réagir.
mais pour vous : qu’est ce qui est luxe?