Christophe Grébert, l’auteur du site monputeaux.com a été relaxé aujourd’hui. Il était poursuivi pour diffamation* par la mairie de Puteaux qui lui reprochait de donner une mauvaise image de la ville. Il avait publié sur son blog personnel un article du « Parisien » qui reprenait les propos d’une ex-employée de mairie, limogée pour avoir mis en exergue des mauvais choix financiers de la ville.

La Cour a jugé qu’intervenant à titre personnel et bénévole, l’auteur «n’était pas tenu de se livrer à une enquête complète et la plus objective possible des faits qu’il évoquait ». Il était donc libre d’interpréter l’article suivant ses convictions personnelles.

Monputeaux.com est depuis quelques mois un des blogs les plus visités en France, notamment parce que le cas de son auteur fait figure d’exemple médiatique dans la blogosphère (Christophe Grébert est soutenu par plusieurs associations dont Reporters Sans Frontières).

Ce cas s’inscrit parfaitement dans deux débats :

-  les blogs et la liberté d’expression,

-          – la nécessité d’informer sur l’implication de blogger au niveau juridique.

Les dérapages entre bloggeurs adolescents et enseignants soulignent le besoin d’information des jeunes sur la publication de contenu accessible à un large public.

L’«affaire monputeaux» montre que les politiques – s’ils utilisent les blogs et les médias en général pour servir et leur image, et leur message – devront également prendre en compte que des citoyens isolés peuvent influencer l’opinion.

Par ailleurs, les rapports de force s’équilibrent au niveau local: auparavant pour faire bouger une mairie une association était nécessaire. Aujourd’hui le citoyen peut se faire entendre au-delà de son espace géographique. Des deux côtés, il faudra apprendre à vivre avec cette nouvelle donne.

 

* l’auteur est poursuivi pour diffamation, ayant reproduit un article lui-même attaqué pour diffamation