Le titre n’est en rien exagéré!  Jalou, qui édite le magazine de L’Optimum annonce sur son site Internet :
« L’Optimum face à GQ ! Un duel franco-américain qui se jouera sur le terrain de la presse masculine haut de gamme entre les deux acteurs majeurs du marché de la presse luxe et mode ».

optimum-magazine-raphael.jpgNouvelle maquette, nouvelle ligne éditoriale, nouveau logo, la maison d’édition Jalou (Jalouse, Muteen…) travaille depuis un an sur ce nouveau format. Et pour être sûr que le lifting ne passera pas inaperçu, ce ne sont pas moins de 2 millions d’euros qui ont été investis dans le plan média. Et pour attirer les nouveaux lecteurs, même tarif de lancement que GQ : 1 euro.

Que trouve-t-on dans ce « nouveau » masculin ?

En premier lieu, sur la couverture, vous trouverez Raphaël*. Pourquoi pas…personnellement je n’associe pas d’emblée « presse luxe et mode » avec le chanteur. Passons.
Le principal reproche qui a été fait à GQ est l’excès de pub. L’Optimum fait 186 pages et contient 47 pages de pub. On est donc loin des 152 pages de réclame de GQ (sur 322). Cependant, ce n’est pas si flagrant à la lecture car les pages de pub sont concentrées au début du magazine.

En terme de contenu, le magazine est découpé en 4 centres d’intérêts : Guide (sélections musique, cinéma, high-tech etc…), Magazine (articles de fond), Mode et un Dossier Spécial Angleterre.
J’ai trouvé les sujets et leurs traitements peu accessibles : plutôt que d’initier le lecteur et lui faire découvrir des choses, le magazine tient pour acquis la culture du lecteur. Par exemple, dans l’Optimum pas de conseils pour éviter la faute de goût, mais un alignement de fringues luxe ou haut de gamme.

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L’Optimum – couverture de 2004
Ceci fait que j’ai eu plus tendance à parcourir les articles qu’à vraiment m’y plonger. D’autant que la mise en page est indigeste au possible : des tartines de texte sur deux ou trois colonnes, parfois sur une page entière sans illustration, sans mise en forme qui vienne rompre cette rigueur.
En fait, la forme a été étudiée sur l’ensemble du magazine, donnant une austérité très classe et subtile sur un jeu de contraste noir&blanc. Malheureusement, quand on descend au niveau de l’article, on se retrouve face à un pavé compact pas très amical.

J’étais resté sur un sentiment de « peut mieux faire » avec GQ et l’envie d’acheter le numéro suivant pour me faire une opinion plus précise.
L’Optimum ne connaîtra pas cette indulgence parce que  j’ai l’impression de ne pas être dans la cible… sans savoir quelle est la cible.

Messieurs, quel magazine sur le marché correspond selon vous le mieux aux « hommes modernes » que nous sommes?

* le chanteur qui chante dans une caravane et qui sort son nouvel album « je sais que la terre est plate »