La période de Noël approche et comme chaque année, je fais ma liste sur Amazon. Naturellement, presque comme un réflexe. Fiable et pratique, Amazon jouit normalement d’une bonne réputation. Sauf qu’en fait, cette année, plusieurs articles relayaient les mauvaises conditions de travail chez Amazon. Alors dont-on renoncer à ce confort ?amazon-logo

Le bon confort de l’Internet

Les achats de Noël représentent pour moi une véritable corvée chaque année (salut ma famille !). il faut trouver des idées, aller acheter les cadeaux, affronter la foule et le froid, emballer les colis, les transporter. Que d’efforts pour ceux qu’on aime !
Alors quand il est possible de rester dans son canapé, de commander, de se faire livrer et d’être quasiment sûr que tout va arriver à l’heure et en bon état, Amazon simplifie drôlement la vie.
Car contrairement à beaucoup de sites concurrents, la livraison chez Amazon est rarement un problème. C’est fiable, pas cher et souvent à l’heure.

Des conditions inhumaines?

bonhomme travaille amazonMais voilà, cette année, l’image du géant américain s’est un peu ternie quand des articles dans le New-York Times expliquaient que les employés des centres logistiques étaient mis sous pression, traqués, fliqués, encourageant même la délation entre collègues.
La course à la productivité et au rendement étant toujours plus grande, les salariés sont menacés de perdre leur travail. Un logiciel viserait même à recueillir les critiques de ses collègues. La personne la moins bien notée serait ensuite dégagée.
Aie, bad buzz.
Mais qu’en est-il en France ? La CGT affirme également que les employés d’Amazon France sont sous-payés, fliqués, « sous la pression d’un productivisme ultra-répétitif […] qui détruit l’humain ».
J’avais presque envie d’y croire mais comme la CGT répète toujours le même discours dans toutes les entreprises et même parmi les meilleures, que finalement, elle perd toute crédibilité. Donc il faudra se faire son avis autrement.

Une campagne de déstabilisation?

Amazon, c’est 230 000 personnes dans le monde avec un succès indéniable. On se doute bien que tous les employés ne sont pas maltraités soumis au bâton et au fouet, sinon ca se saurait un peu. A mon avis, on est encore loin de certaines entreprises chinoises telle Foxconn, qui emploient plus d’un million de personnes dans des conditions parfois douteuses (et sur lesquelles nous fermons allégrement les yeux). On imagine que certains chefaillons doivent tout de même exister dans certains entrepôts, pensant leur charisme, proportionnel à la terreur qu’il inspire. Mais là encore, dans quelles entreprises ne trouve-t-on pas ce genre d’individu ?
Enfin, il n’est pas rare que des rumeurs de maltraitance envers les employés soient parfois lancées par les concurrents à des fins de déstabilisation…Bonhomme amazon

Donc c’est bon, on peut commander ?

Amazon, c’est peut-être pas le bagne mais on sait qu’elle ne fait pas que du bien autour d’elle. Elle continue de traîner son image de destructrice de librairies indépendantes (qui sont loin d’avoir le même choix ni le même service) et surtout de ne pas payer ses impôts en France. Ainsi, notre géniale société n’aurait payé que 3 millions d’euros d’impôts sur les 2 milliards de chiffre d’affaires…

Faites comme bon vous semble

Cette année, j’ai donc décidé de faire mes achats de Noël différemment. Je vais aller dans des magasins avec des gens relous et des vendeurs débordés. Même si finalement j’ai des doutes sur le fait qu’Amazon, qui me rend tellement service, soit aussi inhumaine qu’on le dit, au moins je suis sûr que de faire travailler les commerçants « locaux » ne leur fera pas de mal…même sous la neige.

amazon bonhomme neige

Join the conversation! 1 Comment

  1. J’applaudis, c’est bien, l’intention est louable. Pour ma part, j’ai tenté de faire travailler local, seulement j’ai été très vite stoppé dans mon élan par un manque crucial d’information sur le site du fournisseur local et des tarifs promotionnels défiant toute concurrence chez le géant.
    Pour 2 autres cadeaux (des smartphones), de toute façon pas de fournisseurs locaux pour ces produits là. Je préfère choisir ce qui me convient le mieux sur le marché que ce qui me convient le mieux chez le marchand du coin. Pour tout ce qui est High-tech je n’ai aucun scrupule, car la valeur ajouté de mon vendeur de supermarché est quasi-nulle.
    Pour ce qui est des conditions de travail, je travaille justement dans une structure similaire (entrepôt de vente de pièces détachés). Comme chez Amazon, il faut aller chercher les produits dans les rayons et les mettre en cartons. Et il faut bien avouer que les performances peuvent aller largement du simple au double entre quelqu’un qui maitrise le travail et le fait intelligemment et un débutant désorganisé. Pour l’avoir vu je sais que ceux qui atteignent les meilleures performances ne sortent pas forcément lessivés et abrutis de leur journée mais que d’autres frôleront le burn-out en tentant d’obtenir les même résultat. Même si ça semble simple comme pour tout travail, il faut avoir les compétences adéquates. Je comprends que ceux qui ne les ont pas se sentent oppressés par les exigences de leur supérieur mais je ne suis pas sure du tout qu’elles soient irréalistes.

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