Internet a permis à la parole publique de trouver sa place au milieu des communications des marques et des institutions. L’individu qui s’exprime a désormais plus de pouvoir que la majorité qui se tait. Il n’y a plus lieu d’expliquer en quoi les blogs sont de plus en plus impliqués en amont dans le process de communication des marques et des institutions.

note A plusAu quotidien, les consommateurs se renseignent sur internet à travers les avis, notes des internautes qui ont déjà testé un produit ou un service. Le discours “marketing” ne suffit désormais plus à convaincre. Il faut que la promesse soient validée par un “avis” ou une “note” du client final, car l’image est désormais aussi importante que l’image.

Avec l’annonce de François Fillon d’évaluer son gouvernement, ou l’affaire du site “Note2bequi proposait de noter les professeurs, on s’aperçoit que la culture du résultat s’ancre dans notre quotidien. Le citoyen est devenu un consommateur. Un consommateur exigeant qui n’entend pas se voir servir des discours métaphysiques, de la théorie ou de l’abstrait.

“J’ai voté pour un programme électoral, je veux le voir appliqué” – “Je paye pour une école privé, j’attends que mon enfant ait son bac” – “Je paye un collaborateur, j’entends qu’il atteigne ses objectifs…”

Il est très intéressant de constater que la France, pays porte étendard de l’Egalité et du “tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil” se soit converti au mode de pensée très factuel des anglo-saxons. Ainsi, selon l’IPSOS 77% des personnes interrogées se disaient favorables à une évaluation des membres du gouvernement. 70% pensent que l’évaluation sur le lieu de travail est une bonne chose. Et 43% des internautes disent avoir laissé des avis ou des notes sur des produits ou services sur Internet…

Partant de ce constat, on imagine que les services d’évaluation vont se développer dans des domaines très variés dans les années à venir. Cependant, la notation ou l’évaluation mal menée conduit à la sanction alors qu’elle devrait être une source d’amélioration. Ceci est d’autant plus vrai quand il s’agit d’évaluer des personnes.

Les critères d’évalutation sont à définir clairement et doivent être accompagnés d’un guide qui explique le but de la notation et les bonnes pratiques associées (la première étant d’exclure l’affectif et le subjectif). C’est pourquoi il y aura des dérapages et des abus (Note2be est un premier exemple) avant que ces bonnes pratiques ne soient assimilées au niveau individuel.

Quels sont les domaines qui selon vous ne se prêtent pas du tout à évaluation?

PS: je vous rappelle que vous pouvez évaluer ce blog en répondant à notre questionnaire.