Dans un monde où séduire est devenu « touchy », américanisation des moeurs oblige, lancer un parfum de séduction ouvertement guerrier semble un pari osé. Mais les enfants terribles de la mode, maîtrisent leur sujet et parviennent à nous proposer un objet surprenant, intriguant, voire … déroutant.

Le Packaging

Avec son look de grenade arty, SPICEBOMB séduira les nostalgiques des figurines GI JOE de leur enfance. Dégoupillez, vaporisez, vous voilà soldat de la séduction, « Lady killer ».

Flowerbomb, le féminin sorti en 2005, jouait sur la carte de la dualité bijou/grenade. SPICEBOMB, est plus premier degré, plus agressif. Avec son verre gris fumé incroyablement travaillé, son métal noir mat, le pack est réellement un bel objet, bien que je ne sois généralement pas séduit par les contenants « figuratifs » (Only the brave chez Diesel, One Million chez Paco Rabbane, Décibel d’Azzaro…). Il n’y a guère que la goupille qui dénote : le plastique est un peu cheap, c’est dommage.

SPICEBOMB Viktor&Rolf

La Fragrance

SPICEBOMB surprend par le contraste entre le contenant et le contenu. La note de tête est à l’opposé de l’image guerrière du flacon : végétale, ronde, presque sucrée. Le parfum se révèle plus sensuel que combattant. En coeur et en fond, épices (piment et poivre rose), pamplemousse et vétiver s’installent progressivement, tandis que le cuir et le tabac se font timides.

Il y a dans SPICEBOMB des accords très intéressants, très prometteurs qui auraient pu être plus présents, plus affirmés. Le jus, consensuel, saura plaire au plus grand nombre, mais risque de laisser les mercenaires olfactifs de côté.

SPICEBOMB Viktor&Rolf : ingredients

Verdict

Viktor & Rolf signent un objet de désir, presque une performance artistique avec le flacon de SPICEBOMB. La fragrance, sensuelle, masculine et intelligente a tout pour être un succès.

SPICEBOMB est bien parti pour marcher dans les pas de FLOWERBOMB.