J’aime le webdesign. Il évolue, mais pas toujours dans la sophistication. Il est récurrent, comme la mode vestimentaire. Il innove, il suit et crée les tendances.

J’ai aimé les sites en html avec leurs « frames » (cadres en bon français). Ils étaient comme des livres, avec un index sur le côté. Les webmasters se demandaient comment présenter l’information. Ne pas perdre l’internaute, surtout pas. Montrons lui le « haut de page », l’ « accueil », comment revenir, où cliquer … Époque révolue du didactisme et de l’éducation des internautes … mais aussi des webdesigners.

J’ai aimé les sites en flash. Démonstrations de créativité et de programmation. Enfin un outil pour se faire plaisir et pour rentrer dans l’ère high-tech. L’internaute, lui se fraye son chemin tant bien que mal. On suppose son niveau de connaissance optimal depuis le temps. L’information, elle, attend d’être trouvée. Mais que c’est beau!

J’ai aimé le design trash. Typos « scratchées », couleurs camouflages ou criardes, la rue s’impose sur le net. Les messages sont clairs et criés fort. Fond et forme se répondent.

J’aime le blog, avec sa facilité d’utilisation. Déjà l’amateurisme laisse place à un professionnalisme naissant. Les couleurs chatoyantes, les images trop grosses et les gifs animés disparaissent déjà pour laisser la place au lounge et au minimalisme : quelques lignes monochromes sur un fond vierge.

J’attends la prochaine révolution silencieuse du monde du webdesign. Pour être surpris, demain, de nouveau.