Un paradigme est ce que l’on utilise à titre d’exemple, ou ce à quoi l’on se réfère et que l’on peut utiliser comme modèle.

Le paradigme est en général un objet simple que l’on étudie avant de s’attaquer à quelque chose de semblable mais plus complexe, en sciences notamment : rappelez-vous au lycée, tous les corps étaient étudiés dans le vide (je parle de sciences physiques bien entendu).

De manière générale, il est utilisé en sciences sociales ou générales pour désigner un mode de représentation ou une manière de voir les choses.

C’est en sorte un référentiel. Toute société utilise un paradigme constitué par l’ensemble de ses croyances, valeurs et expériences qui influencent sa manière de percevoir la réalité et régissent sa réaction à cette perception.

On peut penser qu’à un moindre niveau chaque individu possède son propre paradigme forgé par son éducation, ses expériences et son environnement.

Tout individu doit interagir avec les autres, ou son milieu. C’est la communication. Hors, communiquer, ce n’est pas transmettre de l’information, c’est transformer de l’information.

La transformation de l’information est d’autant plus importante que les filtres de chaque individu sont forts : le filtre, c’est cette interface que constitue notre paradigme personnel, et qui nous rend plus réceptifs à certaines informations que d’autres : filtre culturel, filtre social, religieux ou autres… Un discours sur la religion ne sera pas perçu de la même manière par un croyant qu’un agnostique.

Comment donc résoudre les problèmes de communication interpersonnels ?

Il est impossible de demander à un individu de ne fonctionner que factuellement (nous sommes des êtres de sens et d’émotions) ce qui serait pourtant un bon moyen d’éliminer les conflits.

La meilleure solution consiste donc à s’assurer que le message a bien été compris. Une des méthodes constitue à reformuler le propos de son interlocuteur et de lui faire valider la reformulation.

Oui, mais le problème c’est qu’il est rare de se trouver dans une telle situation tous les jours. Les communications qui posent généralement problème sont celles où il y a fort affectif entre les deux antagonistes (relations de couple, relations parents/enfants) empêchant l’utilisation d’une méthodologie, ou les communications unilatérales (informations télévisées, discours d’hommes politiques, par exemple).

Globalement, hormis dans des contextes très cadrés (contexte professionnel), nous sommes tous voués à ne pas nous comprendre si nous avons des paradigmes différents. Si vous en doutez, regardez le JT et vous verrez la puissance des filtres culturel et religieux…

Vous m’avez compris ?